La sé­cu­ri­té de la Fête du ci­tron en  points

Avec 230 000 spec­ta­teurs en moyenne sur 15 jours de fes­ti­vi­tés, la ville de Men­ton se­ra pla­cée sous haute sé­cu­ri­té, en­core plus pour les cor­sos. Pe­tit tour d’ho­ri­zon des forces en pré­sence...

Nice-Matin (Nice Littoral et Vallées) - - Côte D’azur - THI­BAUT PARAT tpa­rat@ni­ce­ma­tin.fr

Ce­sa­me­di, les cou­leurs cha­toyantes et sa­veurs épi­cées de l’Inde se dé­voi­le­ront à tous les amou­reux éper­dus de cette contrée loin­taine. Dès le len­de­main, les chars dé­fi­le­ront sous la ban­nière mu­si­cale et dan­sante de l’in­dus­trie Bol­ly­wood. Du jaune par-ci, de l’orange par-là. Mais aus­si beau­coup de « bleu» pour as­su­rer la sé­cu­ri­té de plus de 230000 spec­ta­teurs lors de cette quin­zaine de fes­ti­vi­tés. À peu de chose près, le dis­po­si­tif sé­cu­ri­taire est sen­si­ble­ment si­mi­laire à ce­lui de la pré­cé­dente édi­tion, le­quel avait été éle­vé à un ni­veau in­édit suite à l’at­ten­tat du 14 juillet 2016 à Nice. Qui plus est dans un contexte de Vi­gi­pi­rate ren­for­cé. Re­vue des troupes en pré­sence.

■ Cor­so: un dis­po­si­tif égal à ce­lui du fes­ti­val de Cannes et du Car­na­val de Nice Si la pré­fec­ture se garde bien – à juste titre et pour des rai­sons évi­dentes de confi­den­tia­li­té – de com­mu­ni­quer pré­ci­sé­ment sur les ef­fec­tifs as­su­rant la sé­cu­ri­té lors des cor­sos, on sait tou­te­fois que le dis­po­si­tif ne se­ra pas moindre à ceux du Fes­ti­val de Cannes et du Car­na­val de Nice. Deux villes mas­to­dontes à cô­té de la (pe­tite) ca­pi­tale du ci­tron. Mais, à Men­ton, les dé­fi­lés «draguent» en moyenne 25000 vi­si­teurs contre 15000 à Nice. Un chiffre qui flirte avec ce­lui de la po­pu­la­tion men­ton­naise à l’an­née, c’est dire. «C’est un G8 à chaque fois», com­pare même un po­li­cier ex­pé­ri­men­té.

■ Dix-huit por­tiques de sé­cu­ri­té avant de pé­né­trer sur le cir­cuit du cor­so C’est la prin­ci­pale nou­veau­té (vi­sible) dans le dis­po­si­tif. L’ins­tal­la­tion de dix-huit por­tiques de sé­cu­ri­té aux en­trées du pé­ri­mètre du cor­so. Pour dé­tec­ter, de ma­nière plus pous­sée, tout type de mé­taux. Un com­plé­ment ap­pré­cié des ma­gné­to­mètres dont se­ront équi­pés les 94 agents d’une so­cié­té de sé­cu­ri­té mo­né­gasque. Les­quels pour­ront ou­vrir les sacs et pro­cé­der à des pal­pa­tions, si be­soin. Comme l’an pas­sé, 80 glis­sières en bé­ton ar­mé au­tour du pé­ri­mètre du cor­so et de­vant les par­kings sou­ter­rains pro­té­ge­ront les spec­ta­teurs de po­ten­tiels «vé­hi­cules bé­liers».

■ Une sé­cu­ri­té tous azi­muts Pas un bout d’as­phalte n’échap­pe­ra à l’oeil des forces de sé­cu­ri­té, pour les­quelles un poste de com­man­de­ment as­su­re­ra la co­or­di­na­tion. Des ca­mé­ras fixes et no­mades se­ront dis­sé­mi­nées sur l’in­té­gra­li­té du par­cours. Et toutes les forces dis­po­nibles se­ront à dis­po­si­tion. Des mi­li­taires de l’Opé­ra­tion sen­ti­nelle, des CRS, la po­lice na­tio­nale et les po­lices mu­ni­ci­pales du sec­teur (1), des gen­darmes… Et ce, sur terre et sur mer, ain­si que dans les airs. En uni­forme comme en ci­vil. Des ba­teaux qua­drille­ront la bande des trois cents mètres – et plus lar­ge­ment le lit­to­ral de l’Ita­lie à Mo­na­co – Au moins un hé­li­co­ptère de la gen­dar­me­rie sur­vo­le­ra la zone. Comme l’an pas­sé, des ti­reurs d’élites se­ront ju­chés sur les toits.

■ Un dis­po­si­tif en cercles concen­triques Si les abords du cor­so se­ront étroi­te­ment sur­veillés, la pé­ri­phé­rie ne se­ra évi­dem­ment pas ou­bliée. Et tous les flux de cir­cu­la­tion étu­diés. Dès la sor­tie d’au­to­route, les vé­hi­cules et bus (300 rien que pour un cor­so!) se­ront pas­sés au crible par le sys­tème LAPI per­met­tant de dé­ce­ler les vé­hi­cules

(2) re­cher­chés. Du cô­té de l’Ita­lie, la po­lice aux fron­tières va ren­for­cer ses contrôles avec une sur­veillance plus ac­crue lors des fes­ti­vi­tés.

■ Des uni­tés spé­cia­li­sées Outre les sni­pers, des uni­tés spé­cia­li­sées (RAID, BAC…) peuvent être ame­nées à in­ter­ve­nir en cas d’at­taque. Tout comme les ser­vices de ren­sei­gne­ments opèrent, sans nul doute, un tra­vail de l’ombre pour pré­ve­nir ce type de scé­na­rio. Des chiens dé­tec­teurs d’ex­plo­sifs ef­fec­tue­ront, si be­soin, des le­vées de doute sur l’en­semble du pé­ri­mètre. Dans les ga­rages sou­ter­rains comme sur les chars… 1. Men­ton, Beau­so­leil, Ro­que­brune-Cap-Mar­tin 2. Lec­ture au­to­ma­tique de plaques mi­né­ra­lo­giques.

(Pho­to C. Do­der­gny)

Comme l’an pas­sé, des ti­reurs d’élites se­ront ju­chés sur les toits.

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