Jean-Pierre Le­leux, l’âme va­ga­bonde

L’ac­tuel sé­na­teur LR et an­cien maire de Grasse a beau­coup bour­lin­gué. Il écrit aus­si des chan­sons et s’in­ves­tit dans la dé­fense du pa­tri­moine vi­vant gras­sois

Nice-Matin (Nice Littoral et Vallées) - - Côte D’azur - THIER­RY PRUDHON

Après une en­fance im­pré­gnée aus­si par le scou­tisme et le judo (il fut à 16 ans la plus jeune cein­ture noire de France), des études en classes pré­pa­ra­toires maths sup et maths spé à Nice, une école d’in­gé­nieur à Nantes et un ser­vice mi­li­taire en Tu­ni­sie, Jean-Pierre Le­leux est ar­ri­vé à la po­li­tique au gré des ha­sards de la vie. Ayant di­ri­gé le Centre in­ter­na­tio­nal de Grasse, il fait en 1983 son en­trée au con­seil mu­ni­ci­pal, alors di­ri­gé par Her­vé de Font­mi­chel. En 1995, sous l’éti­quette RPF, il se pré­sente contre son an­cien men­tor et le bat, ce qui lui vaut un temps d’être taxé de «Bru­tus». Il ra­conte: «J’étais très proche d’Her­vé de Font­mi­chel, je l’ad­mi­rais, mais il avait une concep­tion très per­son­nelle de la ges­tion com­mu­nale. C’était ‘‘sa’’ ville. L’usure avait com­men­cé à faire son oeuvre. Un an avant les mu­ni­ci­pales, lu­cide, il m’avait an­non­cé qu’il me cé­de­rait la place. Mais le mo­ment ve­nu, il a dé­ci­dé de re­par­tir. Je lui ai dit que je m’étais en­ga­gé et que j’irais moi aus­si jus­qu’au bout. » Jean-Pierre Le­leux a re­te­nu la le­çon. En 2014, lui a pro­mu son jeune lieu­te­nant Jé­rôme Viaud. «Après dix-neuf ans comme maire, j’ai pris conscience du be­soin de don­ner à la ville un bal­lon d’oxy­gène en ré­gé­né­rant les équipes. Trois man­dats de maire, c’est l’idéal. Un de plus au­rait été de trop.»

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