S’op­po­ser en pro­po­sant”

Nice-Matin (Nice Littoral et Vallées) - - France -

Com­ment ré­su­mer votre mo­tion ?

La pre­mière am­bi­tion est de s’op­po­ser en pro­po­sant, d’être une gauche qui amène une al­ter­na­tive et ne se contente pas de res­ter dans la con­tes­ta­tion. Ce­la sup­pose d’af­fir­mer ce que nous sommes, de nous dé­fi­nir par notre propre pro­jet. Nous de­vons aus­si chan­ger en pro­fon­deur nos com­por­te­ments vers plus de col­lé­gia­li­té, dé­cen­tra­li­ser notre or­ga­ni­sa­tion. Au len­de­main de notre con­grès, il fau­dra lan­cer di­vers chan­tiers sur tous les su­jets qui touchent à la vie quo­ti­dienne des Fran­çais. En fai­sant en sorte, sur trois ans, de pro­po­ser des idées nou­velles après une phase in­tense de dé­bat avec la so­cié­té fran­çaise. La gauche doit de nou­veau pou­voir être iden­ti­fiée, ce qui n’est plus le cas au­jourd’hui. Plus per­sonne ne sait ce que veulent les so­cia­listes.

Com­ment pro­cé­de­rez-vous ?

Sur chaque grand chan­tier, une équipe plu­rielle condui­ra d’abord une consul­ta­tion des Fran­çais sur une pla­te­forme nu­mé­rique. Puis nous réa­li­se­rons des au­di­tions de per­sonnes si­gni­fiantes sur le su­jet. On dé­ter­mi­ne­ra les op­tions pos­sibles, on les éva­lue­ra et on sou­met­tra aux mi­li­tants et aux sym­pa­thi­sants des textes à op­tions, ce qui per­met­tra de tran­cher au fur et à me­sure sur les grandes ques­tions qui se posent à nous au­jourd’hui.

Qu’est-ce qui vous dis­tingue de Sté­phane Le Foll ? Luc Car­vou­nas vous dé­crit en « frères ju­meaux du hol­lan­disme »…

Nous avons un par­cours proche, comme avec Luc Car­vou­nas et Em­ma­nuel Mau­rel, puisque nous sommes tous dans le même par­ti. Moi, je ne veux pas rem­pla­cer la po­li­tique par la po­lé­mique et je ne sou­haite pas ren­trer dans ce jeu de pe­tites phrases qui a dé­jà beau­coup abî­mé le PS. C’est très exac­te­ment ce que les Fran­çais ne veulent plus en­tendre.

Vous êtes par­ti­san de la ré­duc­tion du temps de tra­vail tout au long de la vie. De quelle ma­nière ?

C’est une piste de tra­vail. Je ne veux pas pré­emp­ter les dé­bats fu­turs. Mais la ques­tion du temps de tra­vail n’est pas une ques­tion qui est der­rière nous. J’en veux pour preuve qu’y com­pris en Al­le­magne, une branche de la mé­tal­lur­gie vient de si­gner sur la

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