Cagnes: l’hip­po­drome s’ouvre à tous les vi­si­teurs

Chaque été, des vi­sites sont or­ga­ni­sées pour le pu­blic par l’of­fice de tou­risme. De tous les âges et ori­gines, entre 20 à 40 par­ti­ci­pants viennent dé­cou­vrir la face ca­chée du monde des courses

Nice-Matin (Nice Littoral et Vallées) - - Cagnes Région - GAËTAN PEYREBESSE

Le groupe s’étoffe vite. Il est 18 h 30 à l’en­trée des pre­mières écu­ries de l’hip­po­drome et il y a dé­jà qua­rante par­ti­ci­pants qui at­tendent, des adultes et onze en­fants. Ils viennent d’en­droits dif­fé­rents. Cer­tains de Cagnes ou Nice, d’autres du Luxem­bourg ou de Nor­man­die. Mais tous sont là pour dé­cou­vrir les cou­lisses d’un lieu qui les fait rê­ver ou les in­trigue : l’hip­po­drome. De­puis dix ans, ce­lui de Cagnes-sur-Mer ouvre ses portes au pu­blic, pas spé­cia­le­ment tur­fiste, grâce à l’of­fice de tou­risme qui gère les vi­sites. En été, chaque mois, deux vi­sites sont mises sur pied (1). Ils étaient une ving­taine en juillet et une qua­ran­taine en août à chaque fois. C’est Jean-Marc Ni­co­laï, guide confé­ren­cier, en al­ter­nance avec Jes­si­ca Cre­von, qui ex­plique le fonc­tion­ne­ment de cette vaste struc­ture qui s’étale sur 60 hec­tares au coeur de la Côte d’Azur, face à la mer.

In­vi­sibles de la route

Un lieu stra­té­gique choi­si après la guerre et la des­truc­tion de l’hip­po­drome de Cannes-Mandelieu : «Il fal­lait trou­ver un em­pla­ce­ment entre Cannes et Nice où les hi­ver­nants An­glais or­ga­ni­saient, dès 1860, des courses pri­vées de che­vaux », ra­conte Jean-Marc. Au fil de la vi­site, le groupe dé­couvre l’en­vers du champ de course, ou en tout cas ses che­mins de tra­verses, in­vi­sibles de la route. Il croise ain­si la route des car­rières et des 900 boxes où se re­posent « ces ath­lètes que sont les che­vaux de course ». Les cu­rieux échangent avec quelques pro­fes­sion­nels ren­con­trés au ha­sard de la pro­me­nade : un pre­mier gar­çon d’écu­rie (une jeune fille, un peu sur­prise par l’ar­ri­vée de tout le groupe), le ma­ré­chal-fer­rant ou un en­traî­neur.

Im­mer­sion

Quelques ques­tions, une pe­tite ca­resse aux che­vaux les moins fa­rouches et les presque deux heures de vi­site se ter­minent dans le saint des saints : les gra­dins et le champ de course. Là, fi­nis les bottes, le foin, les har­nais et les scelles, place à la salle des tro­phées et aux pa­ris. Un pe­tit mot du di­rec­teur, une ex­pli­ca­tion sur les cotes et les pa­ris, une bou­tade du spea­ker, trop heu­reux de trou­ver un nou­veau pu­blic, et voi­là que dé­boule la pre­mière course. Les vi­si­teurs des cou­lisses com­prennent alors mieux que qui­conque à ce mo­ment-là, qu’il en a fal­lu de l’éner­gie, des femmes, des hommes et des che­vaux pour ar­ri­ver à ce spec­tacle fi­nal et exal­tant. Une im­mer­sion dans le monde des courses qui per­met à l’of­fice de pro­po­ser une vi­site ori­gi­nale et à l’hip­po­drome de pou­voir sé­duire un nou­veau pu­blic et de po­ten­tiels pa­rieurs. (1) Pro­chaine vi­site lun­di 20 août à 18 h 30. Ins­crip­tions préa­lables sur le site In­ter­net de l’of­fice de tou­risme de Cagnes-sur-Mer. Ta­rif 6,50 eu­ros ( 3 eu­ros la vi­site+3,50 eu­ros l’en­trée au champ de course)

(Pho­to Eric Ot­ti­no)

Em­ma,  ans et sa soeur Ro­mane  ans sont ve­nus de Mou­gins avec leurs grands-pa­rents de Cagnes pro­fitent d’un mo­ment pri­vi­lé­gié avec un ani­mal. Une vi­site com­men­tée par le guide confé­ren­cier Jean-Marc Ni­co­laï.

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