L’avia­teur Au­guste Maï­con, né à Ville­franche, dans la ba­taille de la Marne

Nice-Matin (Nice Littoral et Vallées) - - Armistice De 14-18 -

Lorsque la Pre­mière Guerre mon­diale éclate, Au­guste Maï­con, 22 ans, as de l’avia­tion né à Ville­franche-surMer, pré­pare une ten­ta­tive de tra­ver­sée de l’At­lan­tique, fi­nan­cée par deux mil­liar­daires amé­ri­cains, ré­si­dant à Beau­lieu, le jour­na­liste Gor­don Be­nett et le fils du fa­bri­quant des ma­chines à coudre Sin­ger. Le pro­jet tombe à l’eau. L’ar­mée fran­çaise ne va pas se pas­ser, bien sûr, des com­pé­tences de l’avia­teur azu­réen. Dès le dé­but de la guerre, elle l’en­voie à la ba­taille de la Marne, du 5 au 12 sep­tembre 1914.

Re­con­nais­sances

Dès le 3 sep­tembre, ce sont les avia­teurs qui ob­servent les mou­ve­ments de la 1re Ar­mée al­le­mande et pré­viennent un of­fi­cier qui n’est autre qu’Al­fred Drey­fus. L’ar­mée fran­çaise se re­dé­ploie en consé­quence. Alors com­mence l’af­freuse ba­taille qui fe­ra plus de cinq cent mille morts. Au-des­sus du feu des com­bats, Maï­con et les autres ef­fec­tuent leurs re­con­nais­sances et leurs bom­bar­de­ments. Hé­ros so­li­taires dans leurs drôles de ma­chines. Maï­con re­ce­vra une croix de guerre. Mais, hé­las ! son aven­ture dans la guerre des airs s’ar­rê­te­ra là, bles­sé par un éclat d’obus. Il se­ra alors en­voyé à la base aé­rienne de Saint-Ra­phaël dans le Var, char­gé de pré­pa­rer les ap­pa­reils qui iront au com­bat. Il y croi­se­ra Ro­land Gar­ros. Au­guste Maï­con avait une re­vanche à prendre. Aus­si­tôt après la guerre, il ac­com­pli­ra, le 24 août 1919, l’ex­ploit qui le ren­dra cé­lèbre : l’ahu­ris­sant pas­sage, avec son avion, sous le pont du Var, près de l’aé­ro­port de Nice.

(Pho­to DR)

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