Au­guste Odde, de Six-Fours, fu­sillé par er­reur en 

Nice-Matin (Nice Littoral et Vallées) - - Armistice De 14-18 -

Au ma­tin du  sep­tembre , en ce dé­but d’au­tomne dans les monts froids de la Meuse, près de Bé­the­lain­ville, un sol­dat de  ans, ori­gi­naire de Six-Fours (Var), Au­gus­tin Odde, est at­ta­ché à un po­teau. Il a, face à lui, un pe­lo­ton d’exé­cu­tion consti­tué de ca­ma­rades du XVe corps, qui ont été dé­si­gnés au sort. Feu ! Au­gus­tin Odde s’écroule. Il a été condam­né à mort, la veille, par un con­seil de guerre ex­pé­di­tif, ayant été ar­rê­té par­mi un groupe de sol­dats ac­cu­sés de s’être vo­lon­tai­re­ment mu­ti­lés pour évi­ter d’al­ler au com­bat. Plu­sieurs ont été condam­nés à mort mais lui a été exé­cu­té sans dé­lai, « pour l’exemple ».

Une ré­ha­bi­li­ta­tion tar­dive

Une en­quête se­ra di­li­gen­tée par la suite, concluant qu’il ne s’était pas vo­lon­tai­re­ment mu­ti­lé mais avait été réel­le­ment bles­sé par l’en­ne­mi. Consé­quence : le  oc­tobre , le pré­sident de la Ré­pu­blique an­nule toutes les peines de mort pro­non­cées en cette cir­cons­tance. C’est trop tard pour Au­gus­tin Odde ! Il se­ra of­fi­ciel­le­ment ré­ha­bi­li­té en mars  et bé­né­fi­cie­ra d’une citation : « Ex­cellent chas­seur dé­voué et cou­ra­geux. A ren­du les plus grands ser­vices comme agent de liai­son au­près de son capitaine au cours des com­bats. Mort pour la France le  sep­tembre . »

(Pho­to DR)

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