Louis II de Mo­na­co, le «prince sol­dat » of­fi­cier de liai­son

Nice-Matin (Nice Littoral et Vallées) - - Armistice De 14-18 -

«Of­fi­cier de liai­son, il a par­cou­ru maintes fois, sans le moindre sou­ci du dan­ger, les ter­rains les plus vio­lem­ment bat­tus par le feu de l’ad­ver­saire, al­lant cher­cher sur place les ren­sei­gne­ments né­ces­saires au com­man­de­ment et por­tant par­tout sa bonne hu­meur ré­con­for­tante, son calme que rien n’émeut, sa foi in­ébran­lable dans le suc­cès.» Quel sol­dat a mé­ri­té cette citation mi­li­taire ? Louis Gri­mal­di, fu­tur prince Louis II de Mo­na­co. Loin des dou­ceurs de sa Prin­ci­pau­té, on ima­gine le prince-sol­dat, dans son uni­forme souillé, s’ac­ti­ver au mi­lieu des char­niers du front.

Il est in­té­gré à l’état-ma­jor de la Ar­mée

Louis II est for­mé à l’école mi­li­taire de SaintCyr. Il com­men­ça sa car­rière mi­li­taire à la Lé­gion étran­gère. Lors­qu’éclate la guerre de 1418, il a 44 ans et dé­cide de se ré­en­ga­ger. Il est capitaine dans la 1ère Ar­mée fran­çaise, puis in­té­gré à l’état-ma­jor de la 5e Ar­mée. Lors de la ba­taille de la Marne, grâce aux ren­sei­gne­ments qu’il four­nit, il per­mit aux troupes fran­co-bri­tan­niques de me­ner une at­taque sur­prise, ra­len­tis­sant ain­si la pro­gres­sion des Al­le­mands qui comp­taient en­va­hir ra­pi­de­ment la France, en pas­sant par la Bel­gique. Pen­dant ce temps, à Mo­na­co, sa fille, la prin­cesse Char­lotte, âgée de 18 ans, était de­ve­nue in­fir­mière de guerre, soi­gnait les bles­sés ra­me­nés par trains en­tiers sur la Côte d’Azur et at­ten­dait avec l’an­goisse de toutes les fa­milles des nou­velles de son père…

(DR)

Louis II, of­fi­cier de ren­sei­gne­ment.

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