, re­tour à Cannes dans la fa­mille du pro­prié­taire

Nice-Matin (Nice Littoral et Vallées) - - Côte D’azur -

Ren­dez-vous avait été don­né à Juan-les-Pins, de­vant le Ca­si­no. « Je viens tout juste d’ar­ri­ver dans la ré­gion, c’était plus pra­tique pour moi » a com­men­té Ca­mille, un peu fé­brile et at­ten­drie par l’his­toire dont elle est l’un des maillons es­sen­tiels. Un pe­tit groupe s’avance : il y a Pa­trick, le deuxième fils d’Émile, Jo­ce­lyne, son épouse. Et Eu­gé­nia, la femme de Pa­trick. C’est ce der­nier qui ré­cep­tionne le por­te­feuille des mains de Ca­mille : « C’est mar­rant, j’ai presque le même ». Avec un sou­rire et un re­gard en­ten­du à l’at­ten­tion de sa ma­man : « C’est le clin d’oeil de pa­pa, trente ans après… » Jo­ce­lyne ac­quiesce : « Quel far­ceur ce­lui-là… » Bien sûr tout le monde est ému. « Quelle belle his­toire » re­prend Ca­mille. Et tan­dis que Pa­trick dé­couvre le conte­nu : pièce d’iden­ti­té, at­tes­ta­tion d’as­su­rance, le ta­lon d’un man­dat en­voyé un ti­cket de mé­tro, des pho­tos d’Émile et de cou­sins, Jo­ce­lyne elle, pose des ques­tions sur le « comment de cette his­toire » que Ca­mille rap­pelle vo­lon­tiers. Pour fi­nir, on se met à par­ler d’Émile : « En , il tra­vaillait comme bar­man au Lido, c’est là qu’on lui a sub­ti­li­sé le por­te­feuille. Après il a ou­vert un res­tau­rant à Tignes. Il y avait la queue tout le temps. C’était un sa­cré ca­rac­tère qui n’hé­si­tait pas à ren­voyer le bou­cher si la viande ne lui plai­sait pas… » Et la con­ver­sa­tion se pour­suit au­tour d’un verre, sans doute à la san­té de ce­lui qui les a réunis…

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