Les adresses de Mé­la­nie Laurent à Kyo­to. Pro­pos re­cueillis par Léa Zet­laoui, por­trait Mat­thew Brookes

Numéro - - Sommaire - Pro­pos re­cueillis par Léa Zet­laoui, por­trait Mat­thew Brookes

D’un film d’au­teur fran­çais à In­glou­rious Bas­terds de Ta­ran­ti­no, d’un al­bum de musique co­écrit avec Da­mien Rice à Plon­ger, son der­nier film en tant que réa­li­sa­trice, sans ou­blier son com­bat pour l’environnement… rien n’ar­rête Mé­la­nie Laurent. La nou­velle égé­rie de la grande mai­son de joaille­rie Car­tier nous fait dé­cou­vrir ses adresses pré­fé­rées au Ja­pon, sur l’île de Hon­shu, entre mys­tère, na­ture et tra­di­tion.

NU­MÉ­RO : Vous ve­nez d’être nom­mée am­bas­sa­drice de Car tier, qu’est- ce qui vous a sé­duite chez cette mai­son de joaille­rie ?

MÉ­LA­NIE LAURENT : Tout, je crois… Le pa­tri­moine, l’élé­gance, la créa­ti­vi­té, bien sûr, mais aus­si l’in­tel­li­gence, l’hu­mi­li­té et les qua­li­tés hu­maines qui sont au coeur de cette mai­son. J’ap­pré­cie aus­si l’en­ga­ge­ment po­li­tique dont elle fait preuve, lors­qu’un pays su­bit une guerre ou une dic­ta­ture, en pré­fé­rant se re­ti­rer du pays et re­non­cer aux pierres pré­cieuses, plu­tôt que de res­ter sur place pour faire du pro­fit. Je suis aus­si très sen­sible à l’im­pli­ca­tion de cette mai­son au­près des femmes de­puis dix ans, avec le Car tier Wo­men’s Ini­tia­tive Awards, qui ré­com­pense des femmes en­tre­pre­neuses qui tra­vaillent sur des so­lu­tions concrètes pour l’ave­nir de notre pla­nète.

Vous êtes ac­trice, réa­li­sa­trice, chan­teuse, qu’est- ce qui vous a don­né en­vie de vous es­sayer à d’autres ac­ti­vi­tés ?

Je pense que c’est l’en­vie d’être libre… libre de tra­vailler sur les pro­jets qui me plaisent, à tra­vers le mé­dium que je sou­haite. Peu im­porte la fa­çon dont je le tra­duis, en fin de compte c’est tou­jours le dé­sir de ra­con­ter une his­toire qui est le point de dé­part.

Quels sont vos pro­jets pour les mois à ve­nir ?

Pour com­men­cer, il y a la sor tie en France du film Gal­ves­ton, à la mi- oc­tobre. Il s’agit de mon pre­mier film amé­ri­cain en tant que réa­li­sa­trice, et j’ai eu l’im­mense pri­vi­lège de fil­mer Ben Fos­ter et Elle Fan­ning. Je joue éga­le­ment dans le der­nier film de Chris Weitz, Opé­ra­tion fi­nale, qui évoque l’ar­res­ta­tion d’Eich­mann, aux cô­tés d’Os­car Isaac et de Ben King­sley. En­fin, au mo­ment de Noël, je se­rai à l’af­fiche d’un film fa­mi­lial réa­li­sé par Gilles de Maistre, qui parle de chasse et de l’ami­tié entre une pe­tite fille et un lion blanc qu’elle veut pro­té­ger.

Vous avez choi­si de nous confier vos adresses à Kyo­to, qu’est- ce qui vous plaît dans cette ville ?

Kyo­to est la der­nière ville que j’ai vi­si­tée. C’est une ville pa­ra­doxale, calme et dé­li­cate, mais par fois aus­si mi­so­gyne, étouf fante, aga­çante… Seule, à vé­lo, j’ai pas­sé des heures à me perdre dans ses rues char­mantes. J’ai eu la chance de par­tir quelques jours avec des scien­ti­fiques voir des fo­rêts et des arbres cen­te­naires qui ont été sau­vés et pro­té­gés. J’ai ai­mé pas­ser d’un temple à un autre, d’un bout de fo­rêt à une ri­vière, des mar­chés lo­caux à des res­tau­rants plus fins, d’une ave­nue bon­dée au calme d’une ruelle. Cette ville est mer­veilleuse.

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