BER­NIE EC­CLES­TONE

L’heure du bi­lan

Octane (France) - - Sommaire -

LA NOU­VELLE est tom­bée le 23 jan­vier et nous avons tou­jours du mal à y croire. Li­ber­ty Me­dia s’est por­té ac­qué­reur de la se­conde tranche des parts de CVC Ca­pi­tal Part­ner dans la For­mule 1, et Ber­nie Ec­cles­tone a été mis à la porte. Tout sim­ple­ment. L’homme qui était l’in­car­na­tion même de la F1 a été vi­ré. C’est fou !

Un pi­lote et homme d’af­faires poin­tu, pin­ce­sans-rire et in­domp­table, aus­si re­dou­table dans la vie que dans les né­go­cia­tions, dont la car­rière est mar­quée par la maxime “D’abord, se lan­cer, puis de­ve­nir riche et en­fin, hon­nête”. Qui d’autre que lui au­rait pu se re­mettre au tra­vail en quelques se­maines en 1996, après un triple pon­tage co­ro­na­rien ? Qui d’autre que lui, à l’âge de 80 ans, au­rait pu être à son bu­reau à 9 heures du ma­tin, après s’être fait pas­ser à ta­bac la veille par quatre brutes qui lui ont vo­lé sa montre ? Mais aus­si sug­gé­rer dans la fou­lée que le spon­sor hor­lo­ger de la F1, Hu­blot, uti­lise son vi­sage tu­mé­fié pour l’une de ses pu­bli­ci­tés ? Qu’on l’aime ou qu’on le dé­teste, le pe­tit bon­homme à la coif­fure de Beatles di­rige la F1 de­puis la fin des an­nées 70. Dé­sor­mais c’est fi­ni, même s’il a été gra­ti­fié du poste de Pré­sident d’hon­neur, titre dont il a lui-même avoué ne pas sa­voir à quoi il ser­vait.

L’his­toire de Ber­nard Charles Ec­cles­tone mé­lange pers­pi­ca­ci­té, cruau­té et amour des “bonnes af­faires ”. Sans lui, la F1 n’au­rait ja­mais in­té­res­sé des gens comme Do­nald Ma­cken­zie de CVC, ou le pa­tron de Li­ber­ty, John Ma­lone.

Voi­ci quelques-uns de ses meilleurs suc­cès et de ses pires mo­ments.

LE RA­CHAT DE BRABHAM

D’après la lé­gende, Ec­cles­tone a ar­ran­gé avec Ron Tau­ra­nac, le concep­teur et an­cien par­te­naire de Jack Brabham, les condi­tions du ra­chat de l’écu­rie Brabham fin 1974. Puis, au der­nier mo­ment, il a chan­gé d’avis, for­çant Tau­ra­nac à bais­ser le prix à 125 000 dol­lars. Et tant pis si Brabham n’avait alors plus que 35 000 dol­lars sur son compte en banque.

Brabham ne fut pas la pre­mière équipe qu’ec­cles­tone a pos­sé­dée : il avait ache­té les voi­tures de la dé­funte team Con­naught en 1957 et es­saya sans suc­cès d’en qua­li­fier une à Monaco en 1957. Il a aus­si été le ma­na­ger du pi­lote Stuart Le­wis-evans, puis de Jo­chen Rindt, mais a ad­mis que leur bru­tal dé­cès l’a pous­sé à s’oc­cu­per d’ob­jets plu­tôt que de per­sonnes. Brabham lui a of­fert son en­trée dans le monde des pro­prié­taires d’écu­ries et l’a me­né vers son grand coup sui­vant.

LA FOCA :

LE GÉ­NIE D’EC­CLES­TONE,

1RE PAR­TIE

Alors que ses ca­ma­rades de la For­mu­la One Cons­truc­tors’ As­so­cia­tion, tels que Co­lin Chap­man, Frank Williams ou Ken Tyr­rell, se fo­ca­li­saient sur la com­pé­ti­tion, Ec­cles­tone lais­sait la di­rec­tion de son écu­rie à ses lieu­te­nants, l’in­gé­nieur Gor­don Mur­ray, le team ma­na­ger Her­bie Blash et le mé­ca­ni­cien en chef Char­lie Whi­ting. Au lieu de ce­la, l’an­cien ven­deur de voi­tures d’oc­ca­sion ai­mait faire des af­faires au nom des autres membres de la FOCA avec les pro­mo­teurs de courses. Leur union était im­pa­rable : sans ac­cord, pas d’écu­ries et donc, pas de course.

En 1978 il est de­ve­nu pré­sident de la FOCA, mais un homme al­lait se mettre en tra­vers de son che­min : le nou­veau di­ri­geant de la F1, Jean-ma­rie Ba­lestre.

LA GUERRE FISA/FOCA :

LE GÉ­NIE D’EC­CLES­TONE,

2E PAR­TIE

Les ta­lents com­mer­ciaux d’ec­cles­tone me­na­çaient Ba­lestre, le gran­di­lo­quent pa­tron de la FISA (Fé­dé­ra­tion In­ter­na­tio­nale du Sport Au­to­mo­bile, au­jourd’hui Fé­dé­ra­tion In­ter­na­tio­nale de l’au­to­mo­bile). Le Fran­çais pen­sait que la FISA de­vait tout contrô­ler. Ec­cles­tone et son com­père Max Mos­ley, pa­tron de March Ra­cing et avo­cat de la FOCA pen­saient le contraire et voyaient Ba­lestre comme un obs­tacle au suc­cès de la FOCA.

La confron­ta­tion est de­ve­nue san­glante du­rant l’hi­ver 1980, quand Ec­cles­tone et Mos­ley me­na­cèrent de lan­cer leur propre Cham­pion­nat de F1 si Ba­lestre n’ac­cep­tait pas leur de­mande de prendre le contrôle des droits com­mer­ciaux du sport. Ec­cles­tone sa­vait que la vraie ri­chesse de la F1 se trou­vait là. Mos­ley et lui étaient sur le point de plier, mais dans le style qui al­lait de­ve­nir leur marque de fa­brique, les deux conspi­ra­teurs contrô­lèrent leurs nerfs pour bluf­fer Ba­lestre. Ce­lui-ci gar­da son pou­voir sur le trône de la FISA de­ve­nue FIA, mais alors que la FIA conser­vait la pos­ses­sion des droits com­mer­ciaux, Ec­cles­tone pou­vait dé­sor­mais les ex­ploi­ter. C’est ce qu’il vou­lait de­puis le dé­but.

LA DIF­FU­SION TÉ­LÉ GLO­BALE : LE GÉ­NIE D’EC­CLES­TONE,

3E PAR­TIE

Du­rant la dé­cen­nie sui­vante, Ec­cles­tone s’est cons­truit un em­pire sur le dos de l’ac­cord por­tant sur la vente des droits com­mer­ciaux. C’est là que ce fils de pê­cheur a fait sa for­tune et celle de Williams, Tyr­rell et d’un pe­tit nou­veau chez Mcla­ren, Ron Den­nis. Pen­dant que ceux­ci cou­raient, Ber­nie ef­fec­tuait le tra­vail de ter- rain que ces der­niers n’avaient pas le temps de faire, mais dont ils al­laient ti­rer d’im­menses bé­né­fices.

Ec­cles­tone a ven­du les droits de dif­fu­sion sur une base an­nuelle aux chaînes de TV qui avaient l’obli­ga­tion de dif­fu­ser toutes les courses, alors qu’au­pa­ra­vant, elles né­go­ciaient GP par GP. Sou­dai­ne­ment, la F1 est de­ve­nue un phé­no­mène glo­bal, dont tout le monde vou­lait sa part du gâ­teau. Les re­ve­nus pro­ve­nant de spon­sors ex­plo­sèrent, mais Ec­cles­tone ren­dait ju­di­cieu­se­ment le sport de plus en plus éli­tiste. En jon­glant entre les en­tre­prises et les contrats, il a fi­ni par prendre le contrôle to­tal de la FOCA, ré­vol­tant ses membres au point qu’il au­rait fal­lu em­pê­cher Tyr­rell de l’at­ta­quer en jus­tice. Il a ren­du la plu­part de ses ca­ma­rades pa­trons d’écu­rie plus riches qu’ils n’au­raient pu l’ima­gi­ner, mais dé­sor­mais, ceux-ci ne le consi­dé­raient plus comme une nou­nou bienveillante, mais comme un vé­ri­table par­rain, re­dou­table homme d’af­faires sans scru­pule, pros­pé­rant dans la confron­ta­tion et n’ai­mant rien d’autre que de faire s’af­fron­ter ses ri­vaux entre eux, ou de je­ter un pa­vé dans la mare pour voir qui au­rait le cran de s’op­po­ser à lui. En 1991, il fran­chit un pas de plus lorsque Ba­lestre fut rem­pla­cé par Mos­ley à la tête de la FISA.

L’AMÉ­LIO­RA­TION

DE LA SÉ­CU­RI­TÉ

Alors que l’en­ri­chis­se­ment d’ec­cles­tone po­la­ri­sait la cri­tique, cer­tains points étaient igno­rés. Le plus im­por­tant était la poursuite de la croi­sade pour la sé­cu­ri­té, ini­tiée par Ja­ckie Ste­wart dans les an­nées 60.

En 1978, Ber­nie a in­vi­té Sid Wat­kins à de­ve­nir le mé­de­cin of­fi­ciel de la F1, fai­sant sor­tir le sport de ses an­nées noires. Le tour­nant dé­ci­sif fut le GP d’imo­la 1987, où Wat­kins re­fu­sa à Nel­son Pi­quet l’au­to­ri­sa­tion de cou­rir après un grave ac­ci­dent à Tam­bu­rel­lo. Mal­gré une

im­mense pres­sion de Pi­quet et de son vieil ami Ec­cles­tone, Wat­kins tint bon et dit à Ber­nie que si Pi­quet condui­sait, il quit­te­rait la F1 pour de bon. Sa­ge­ment, Ec­cles­tone l’a sou­te­nu et de­puis cette course, les pro­pos de Wat­kins font loi en ma­tière mé­di­cale.

Il était une per­son­na­li­té rare dans le mi­lieu de la F1 : un pi­lote dans l’âme, avec le coeur de pierre d’un homme d’af­faires sans scru­pule

EMBARRASSER TO­NY BLAIR : LA MAS­CA­RADE DU BANNISSEMENT DU TA­BAC EN 1997

Il sem­blait qu’ec­cles­tone ne pou­vait pas se trom­per. La po­pu­la­ri­té de la F1 gran­dis­sait mal­gré les dé­cès de Ro­land Rat­zen­ber­ger et d’ayr­ton Sen­na à Imo­la en 1994 et grâce à la mon­tée en puis­sance de Mi­chael Schu­ma­cher. Il y avait ce­pen­dant une me­nace à l’ho­ri­zon, les lob­bys an­ti­ta­bac pre­nant de plus en plus d’im­por­tance en com­bat­tant la plus im­por­tante source de re­ve­nus de la F1. Ec­cles­tone ten­ta de les contre­car­rer en don­nant un mil­lion de livres ster­ling au Par­ti tra­vailliste, qui an­non­ça par la suite que la F1 était exemp­tée du bannissement des pu­bli­ci­tés pour le ta­bac.

LE CONTRAT DE 100 ANS :

LE GÉ­NIE D’EC­CLES­TONE,

4E PAR­TIE

Rien ne sym­bo­lise mieux l’ap­proche de fli­bus­tier du ma­na­ge­ment spor­tif d’ec­cles­tone que le contrat qu’il a ima­gi­né avec Mos­ley pour la ges­tion des droits com­mer­ciaux de la FIA pour une du­rée de 100 ans, en 2001. Les 313,6 mil­lions de dol­lars dé­bour­sés sem­blaient être une somme énorme, mais ce­la don­nait à For­mu­la One Ma­na­ge­ment, la so­cié­té d’ec­cles­tone, le droit à en­vi­ron 1 800 courses, pour les re­ve­nus es­ti­més de seule­ment 1,5 Grand Prix…

Les cri­tiques ac­cu­sèrent Mos­ley et Ec­cles­tone de vo­ler le sport au nez et à la barbe de ses com­pé­ti­teurs, mais les deux lar­rons n’en ont eu cure.

L’AL­LE­MAGNE :

LE DÉ­BUT DE LA FIN

Le monde a com­men­cé à chan­ger avec les en­nuis ren­con­trés par Ec­cles­tone en 2014. Ce­lui­ci avait gé­né­ré des pro­fits en ven­dant des parts et en contrac­tant des em­prunts. En 2001, il a ven­du à Tho­mas Haf­fa, le fon­da­teur D’EM. TV, une op­tion pour ache­ter le contrôle de la F1, mais quand Haf­fa se mit à va­ciller, l’en­tre­pre­neur des mé­dias Leo Kirch a pris la re­lève, jus­qu’à ce que le Kirch Group soit lui aus­si dans la tourmente et que ses parts dans la F1 soient di­luées entre plu­sieurs banques.

Par un tour de passe-passe im­pli­quant le Bam­bi­no Trust ap­par­te­nant à la fa­mille Ec­cles­tone en 2002, Ber­nie put gar­der le contrôle de la gou­ver­nance. Mais 3 ans plus tard, les banques ont réus­si une ac­tion en jus­tice pour exer­cer leur droit sur le sport. Ec­cles­tone et Ge­rhard Grib­kows­ky, de Bayernlb autre ac­tion­naire de la F1, cher­chèrent avec suc­cès un nou­veau pro­prié­taire pour se dé­bar­ras­ser de l’in­fluence des banques, en la pré­sence du spé­cia­liste de ca­pi­tal-risque CVC Ca­pi­tal Part­ners. CVC était sa­tis­fait de lais­ser Ec­cles­tone en place, puis­qu’il avait ac­cu­mu­lé 4 mil­liards de dol­lars de dettes et ver­sé des mil­liards de plus à ses ac­tion­naires. Grib­kows­ky fut em­pri­son­né après avoir avoué avoir em­po­ché un pot-de-vin de 44 mil­lions de dol­lars pour fa­vo­ri­ser CVC, mais en 2014 Ec­cles­tone a évi­té un des­tin si­mi­laire lors d’un pro­cès en Al­le­magne, la loi al­le­mande lui au­to­ri­sant d’ef­fec­tuer un paie­ment de 100 mil­lions de dol­lars à la place.

L’AFFAIBLISSEMENT

DE LA BASE DE POU­VOIR

En 2009, Ec­cles­tone an­ni­hi­la l’union des équipes de F1, la FOTA (For­mu­la One Teams As­so­cia­tion), en of­frant des avan­tages fi­nan­ciers à Red Bull et Fer­ra­ri, ce qui dé­té­rio­ra fa­ta­le­ment la so­li­da­ri­té entre les écu­ries. Mais sa base de pou­voir s’est af­fai­blie quand Mos­ley a quit­té la FIA suite à son scan­dale sexuel très mé­dia­ti­sé de 2008. En 2014, Ec­cles­tone a eu d’ex­tra­or­di­naires com­men­taires ir­ré­flé­chis sur le pauvre état de la F1 et son al­lié de tou­jours, Lu­ca di Mon­te­ze­mo­lo, fut dé­bar­qué de Fer­ra­ri. Avec chaque re­né­go­cia­tion des Ac­cords Concorde, les équipes ont lut­té dur pour une meilleure ré­par­ti­tion, qui abou­tit au fait qu’au GP des USA 2014, alors que les nou­velles équipes Ca­te­rham et Ma­rus­sia étaient au bord du gouffre, Ec­cles­tone se re­trou­va dans l’im­pos­si­bi­li­té de les ai­der fi­nan­ciè­re­ment. Les temps avaient chan­gé.

Ec­cles­tone s’est fi­na­le­ment re­trou­vé dans une po­si­tion où il n’avait plus la moindre marge de ma­noeuvre. Les af­faires avaient tel­le­ment chan­gé au XXIE siècle. La trans­pa­rence est de­ve­nue cru­ciale et les vieilles pra­tiques étaient par­tout aban­don­nées. Il n’était plus pos­sible d’ar­ro­ser tout le monde pour faire les choses dis­crè­te­ment.

À la re­cherche d’en­droits suf­fi­sam­ment riches pour or­ga­ni­ser des courses pour les­quelles des frais ab­so­lu­ment exor­bi­tants étaient de­man­dés (la vo­ra­ci­té de CVC est pas­sée par là), Ec­cles­tone était for­cé de dis­cu­ter avec des per­son­nages de plus en plus dou­teux.

La po­pu­la­ri­té de la F1 s’éva­nouis­sait. Son ex­pan­sion glo­bale a las­sé les fans, tout comme les voi­tures, sans par­ler du prix des billets. Et puisque Ber­nie en avait fait au­tant, ta­per sur la F1 était de­ve­nu la prin­ci­pale oc­cu­pa­tion des pas­sion­nés.

Puis, il y a eu ses pro­pos po­lé­miques, sou­vent ju­gés of­fen­sants, comme lors­qu’il in­di­qua, en ré­fé­rence à Da­ni­ca Pa­trick, la ré­vé­la­tion de l’in­dy­car, que les femmes de­vraient conduire en blanc, la cou­leur des ap­pa­reils do­mes­tiques, ou quand il a dit que « Hit­ler était ef­fi­cace ». Quand on le connaît, on sait que la plu­part de ses com­men­taires sont vo­lon­tai­re­ment pro­vo­ca­teurs pour lui ga­ran­tir les gros titres, mais dans la nou­velle époque d’in­ter­net et des ré­seaux so­ciaux (qu’il dit ni ai­mer ni com­prendre), ce genre de pro­pos va bien plus loin qu’au bon vieux temps de la presse pa­pier, et re­vient en plein vi­sage comme un boo­me­rang. Son ami­tié avec Pou­tine, lorsque la F1 s’est ins­tal­lée en Rus­sie en 2014, n’a pas non plus fa­ci­li­té les choses.

Dans les pad­docks on dis­cu­tait de plus en plus li­bre­ment sur sa fa­çon dé­mo­dée de trai­ter les af­faires. Il était de­ve­nu un dinosaure dans notre nou­veau monde : un pi­lote au “coeur de pierre de re­quin des af­faires” qui n’a ja­mais per­du le sens des af­faires du ven­deur de voi­tures d’oc­ca­sion qu’il a été un jour.

Ré­fu­tant les ru­meurs d’un cham­pion­nat pa­ral­lèle il a dit : « J’ai cons­truit le Cham­pion­nat ces 50 der­nières an­nées, ce qui est quelque chose dont je suis fier, et la der­nière chose que je veux c’est de le voir abî­mé ».

« J’au­rais ai­mé avoir le luxe de ce que Chase Ca­rey est ca­pable de faire. J’es­père que les pas­sion­nés de F1 ap­pré­cient ce­la, Chase pré­voit de nou­veaux in­ves­tis­se­ments dans ce sport. » Ce qui est exac­te­ment, pour­rait-on dire, ce que lui-même n’était plus ca­pable de faire, pa­ra­ly­sé qu’il était à bri­co­ler des contrats pour em­pê­cher CVC Ca­pi­tal Part­ner de pres­ser la F1 comme un ci­tron, jus­qu’à la der­nière goutte. Peut-être que le plus grand fli­bus­tier a fi­na­le­ment connu la fin que Ham­let a un jour sug­gé­rée : « C’est un plai­sir de faire sau­ter l’ar­ti­fi­cier avec son propre pé­tard ».

Page pré­cé­dente et ci-contre Ec­cles­tone au tri­bu­nal à Mu­nich, en 2014, pour le pro­cès de cor­rup­tion de Grib­kows­ky. Ba­lestre, Mos­ley et Ec­cles­tone, lors du GP d’al­le­magne au Ho­cken­heim­ring, en 1981.

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