Lam­bor­ghi­ni Con­cor­so di Neu­châ­tel

Neu­châ­tel, Suisse 15-17 sep­tembre

Octane (France) - - Allumage / News - Texte et photos Mas­si­mo Delbò

CES DER­NIÈRES AN­NÉES, l’ac­ti­vi­té de Lam­bor­ghi­ni sur la scène clas­sique a été brû­lante. D’abord, il y a eu le lan­ce­ment de Po­lo Sto­ri­co, qui gère les res­tau­ra­tions et les archives des plus an­ciens mo­dèles, puis la dé­ci­sion de re­fa­bri­quer des pièces dé­ta­chées, dont cer­taines avaient dis­pa­ru de­puis des dé­cen­nies. En­fin, en sep­tembre, Au­to­mo­bi­li Lam­bor­ghi­ni a or­ga­ni­sé son pre­mier Con­cor­so d’ele­gan­za. Pour sou­li­gner le lien entre le style et l’in­no­va­tion, la ville suisse de Neu­châ­tel (dont Le Cor­bu­sier est na­tif) a été choi­sie pour l’ac­cueillir. Après une ba­lade un peu trop courte pour pro­fi­ter des voi­tures, le Con­cor­so d’ele­gan­za s’est te­nu sur la Place du Port. Les mo­dèles ex­po­sés al­laient des pre­mières GT aux Dia­blo, à l’ex­cep­tion de quelques pro­to­types et mo­dèles uniques ré­cents. Le tout ré­par­ti en 11 ca­té­go­ries, dont 3 pour les va­riantes de la Miu­ra, mais le Best of the Best est al­lé, c’était pré­vi­sible, à une in­croyable voi­ture de la ca­té­go­rie Uniques et As­sem­blées sur me­sure.

Ste­fa­no Pa­si­ni, le pré­sident du ju­ry, a dit: « Quand nous avons re­çu cette de­mande d’en­ga­ge­ment et vu qu’il s’agis­sait de la Mar­zal, nous sa­vions qu’il au­rait été im­po­li de lais­ser les autres en­ga­gés com­pa­rer leur voi­ture “stan­dard” avec l’un des pro­to­types les plus fous, les plus cé­lèbres et les plus in­no­vants ja­mais conçus. C’est pour ce­la que nous avons dé­ci­dé de ne pas faire concou­rir la Mar­zal comme une voi­ture nor­male mais de lui as­si­gner un tro­phée dé­dié ».

La Mar­zal de 1967, au de­si­gn fu­tu­riste, créée par Mar­cel­lo Gan­di­ni (chez Ber­tone) a, à l’époque, vo­lé la ve­dette de tous les évé­ne­ments aux­quels elle a par­ti­ci­pé, dont le GP de Mo­na­co où le Prince Rai­nier l’a conduite (avec la Prin­cesse Grace en co­pi­lote) lors de la pa­rade d’avant-course. Un Best of Show bien mé­ri­té est al­lé à la Miu­ra SV 1971 d’ei­zo To­mi­ta. Le col­lec­tion­neur ja­po­nais la pos­sède de­puis 25 ans. La cou­leur Verde Se­nape de la voi­ture l’a ai­dée, si l’on consi­dère que, par pur ha­sard, les trois Miu­ra qui ont ga­gné leurs ca­té­go­ries res­pec­tives était toutes vertes. Éga­le­ment ex­po­sée, une P400 fraî­che­ment res­tau­rée par Po­lo Sto­ri­co pour l’un des pères de la Miu­ra, le grand in­gé­nieur Gian Pao­lo Dal­la­ra.

À la fin du Con­cor­so, tous les par­ti­ci­pants ont dé­mar­ré leur mo­teur pour re­par­tir. Il en a ré­sul­té un ca­ta­clysme so­nore bi­blique. Ste­fa­no Do­me­ni­ca­li, le PDG de Lam­bor­ghi­ni, était ra­vi: « Nous sommes réunis ici pour cé­lé­brer notre marque. Elle a été, dès ses dé­buts, un sym­bole d’in­no­va­tion, que ce soit en ma­tière de style ou de tech­no­lo­gie. Les ac­ti­vi­tés de Po­lo Sto­ri­co sont de plus en plus im­por­tantes pour nous. Elles per­mettent à nos clients et col­lec­tion­neurs de res­tau­rer leurs voi­tures de la meilleure fa­çon pos­sible et de les conduire au­tant que pos­sible ».

« C’est notre pre­mier Con­cor­so et ça ne se­ra pas le der­nier, parce que nous vou­lons que ce type de mee­ting de­vienne une tra­di­tion. Nous sa­vons tous qu’une so­cié­té comme Lam­bor­ghi­ni doit re­gar­der vers l’ave­nir, mais aus­si que si nous pre­nons soin du pas­sé notre vi­sion du fu­tur se­ra meilleure et sû­re­ment plus ra­pide. »

Sens ho­raire Tou­jours aus­si spec­ta­cu­laire, la Miu­ra. Au tour de cette Coun­tach de pas­ser de­vant les juges. Une 350 GT et une Ja­ra­ma. L’al­lure de science-fic­tion de la Mar­zal a cap­ti­vé le ju­ry qui lui a at­tri­bué le meilleur prix.

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