GUIDE 80 cd 83 dvd 85 agenda coup de coeur Saint-saëns à dé­cou­vrir

La­pou­pée d’au­dran, char­mant fleu­ron de l’opé­rette fran­çaise. L’opé­ra à la té­lé­vi­sion, dans les lieux et aux heures de l’ac­tion. Le ca­len­drier des prin­ci­paux fes­ti­vals et scènes ly­riques jus­qu’au 31 mai. Or­ches­trées par leur au­teur, les mé­lo­dies de Saint-

OPERA MAGAZINE - - COMPTES RENDUS -

Mar­kus Po­sch­ner et Tas­sis Ch­ris­toyan­nis.

Saint-saëns n’était sans doute pas as­sez grand mé­lo­diste pour lais­ser son em­preinte de fa­çon aus­si in­dé­lé­bile que Fau­ré ou Du­parc sur la mé­lo­die fran­çaise. Ce qui res­sor­tait as­sez bien du disque de Tas­sis Ch­ris­toyan­nis et Jeff Co­hen, pa­ru chez Apar­té et cri­ti­qué ici ré­cem­ment ( voir O. M. n° 122 p. 77 de no­vembre 2016). Or cette fai­blesse s’at­té­nue sen­si­ble­ment dès lors que cer­taines de ces mé­lo­dies sont or­ches­trées, car c’est là que le ta­lent de Saint-saëns se ré­vèle ma­jeur et trans­forme l’écoute. Trois des Mé­lo­dies per­sanes fi­gu­rant sur le disque pré­cé­dent se re­trouvent ain­si mé­ta­mor­pho­sées, dont la plus éton­nante, Au ci­me­tière. Il en va de même pour la plus belle réus­site de Saint-saëns en ce do­maine, qui reste sa mé­lo­die la plus connue, Le Pas d’armes du Roi Jean, sur des vers alertes de Vic­tor Hu­go. Un autre in­té­rêt du disque ré­side dans la Danse ma­cabre (sur d’as­sez faibles vers d’hen­ri Ca­za­lis), qui

Yann Beu­ron et Mar­kus Po­sch­ner.

pré­cède de peu le poème sym­pho­nique cé­lèbre et en fait en­tendre les mo­tifs prin­ci­paux. Des deux voix qui se par­tagent le pro­gramme, le té­nor Yann Beu­ron est l’ex­cellent chan­teur que l’on connaît bien, un peu af­fec­té ce­pen­dant par une dic­tion hé­ri­tée de Pierre Ber­nac ou Gé­rard Sou­zay, alors que le ba­ry­ton Tas­sis Ch­ris­toyan­nis se confirme comme un des meilleurs in­ter­prètes de la mé­lo­die fran­çaise au­jourd’hui, par les cou­leurs de la voix et le na­tu­rel de la pro­non­cia­tion. Dans cet en­re­gis­tre­ment de stu­dio, réa­li­sé en août 2016, avec la col­la­bo­ra­tion du Pa­laz­zet­to Bru Zane (qui a no­tam­ment édi­té les par­ti­tions), l’or­chestre de la Suisse Ita­lienne est bien me­né par Mar­kus Po­sch­ner. La prise de son lui donne toute sa pré­sence, confir­mant ain­si que c’est sous cette forme que la mé­lo­die de Saint-saëns a des rai­sons de se main­te­nir dans nos mé­moires.

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J’ai ren­du compte, dans ces co­lonnes, de l’au­di­tion en concert à Ver­sailles, le 30 mai 2015, de cet « opé­ra-co­mique » de Mé­hul ( voir O. M. n° 108 p. 45 de juillet-août). Après avoir re­le­vé les par­ties si ori­gi­nales de l’ou­vrage, mais aus­si ses fai­blesses, que ne pou­vait pas tou­jours mas­quer une ex­cel­lente in­ter­pré­ta­tion, je concluais à l’im­por­tance de la ré­sur­rec­tion, mais éga­le­ment au doute qu’uthal (Pa­ris, 1806) puisse s’ins­crire du­ra­ble­ment au ré­per­toire. Le mieux était alors de le fixer par l’en­re­gis­tre­ment, réa­li­sé en stu­dio pa­ral­lè­le­ment au concert, entre le 29 et le 31 mai. Mais cha­cun sait que l’im­pres­sion sur le vif se trans­forme dans l’écoute d’un disque. Force est de conve­nir que cette deuxième vi­site n’est pas très fa­vo-

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Alors que Sa­muel Bar­ber (19101981) était un com­po­si­teur dont le

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