Règles de prio­ri­té entre na­vires

Chaque été on as­siste à des in­ci­vi­li­tés consé­cu­tives au non res­pect des prio­ri­tés, et mi­nant la re­la­tive tran­quilli­té que l’on ren­contre sur l’eau. Pe­tit rap­pel des règles de bien­séance.

Pêche en Mer - - SOMMAIRE - Texte : Jean-Ma­rie Thierry, Il­lus­tra­tions : DR.

Di­manche 23 juillet 2017, une ve­dette de pêche pro­me­nade est en­trée en col­li­sion avec un se­mi- ri­gide au large de Noir­mou­tier- en- l’Île en­traî­nant la chute à l’eau de deux per­sonnes, l’in­ter­ven­tion du CROSS d’Étel, du Centre opé­ra­tion­nel et dé­par­te­men­tal d’in­cen­die et de se­cours (Co­dis), de la ve­dette SNSM de l’Her­bau­dière ain­si que des pom­piers. Cet ac­ci­dent au­rait pu être évi­té si les plai­san­ciers concer­nés avaient res­pec­té les règles de prio­ri­té. Le RIPAM ( Rè­gle­ment In­ter­na­tio­nal pour Pré­ve­nir les Abor­dages en Mer ) pré­cise la conduite à te­nir lors d’une ren­contre avec d’autres na­vires afin de pré­ve­nir les risques de col­li­sion. Pe­tit rap­pel de cette ré­gle­men­ta­tion. Il y a risque d’abor­dage si le re­lè­ve­ment au com­pas d’un na­vire qui s’ap­proche ne change pas de ma­nière ap­pré­ciable ( règle 7). Lorsque deux na­vires à pro­pul­sion mé­ca­nique font des routes qui se croisent de telle sorte qu’il existe un risque d’abor­dage, le na­vire qui voit l’autre na­vire sur tri­bord doit s’écar­ter de la route de ce­lui- ci et, si les cir­cons­tances le per­mettent, évi­ter de croi­ser sa route sur l’avant ( règle 15). Ce­pen­dant, si le na­vire pri­vi­lé­gié constate que l’autre na­vire ne mo­di­fie pas sa route, il de­vra tout faire pour évi­ter l’abor­dage. La règle 18 fixe éga­le­ment un ordre de prio­ri­té entre les na­vires et in­dique qu’un na­vire à pro­pul­sion mé­ca­nique fai­sant route doit s’écar­ter de la route : I) D’un na­vire qui n’est pas maître de sa ma­noeuvre, ar­bo­rant deux boules noires su­per­po­sées le jour et deux feux rouges de nuit ; II) D’un na­vire à ca­pa­ci­té de ma­noeuvre res­treinte, ar­bo­rant trois marques noires su­per­po­sées (boule, bi­cône, boule), le jour et trois feux, (rouge, blanc, rouge), de nuit ; III) D’un na­vire en train de pê­cher, ar­bo­rant une marque for­mée de deux cônes su­per­po­sés réunis par la pointe, le jour et deux feux (rouge sur blanc), ou (vert sur blanc pour un cha­lu­tier), de nuit ; IV) D’un na­vire à voile. Il doit en outre s’écar­ter de la route d’un na­vire han­di­ca­pé par son ti­rant d’eau ar­bo­rant un cy­lindre noir le jour et trois feux rouges su­per­po­sés de nuit. Sa­chez qu’un voi­lier au mo­teur doit af­fi­cher un cône noir pointe en bas à l’avant et perd sa prio­ri­té car il de­vient ba­teau à mo­teur. En­fin, d’après la règle 13, en mer, un na­vire qui en rat­trape un autre n’est pas prio­ri­taire et doit s’écar­ter de la route du na­vire rat­tra­pé. Cette règle ne s’ap­plique pas dans un che­nal étroit, dans ce cas c’est le ba­teau à mo­teur de plus de 20 mètres qui est pri­vi­lé­gié. Le res­pect de ces règles de base est es­sen­tiel et chaque plai­san­cier de­vra, en cas de doute, consul­ter le RIPAM, seul do­cu­ment de ré­fé­rence of­fi­ciel en cas de li­tige.

Un na­vire à mo­teur doit s’écar­ter de la route des na­vires sui­vants : 1- Non maître de sa ma­noeuvre. 2 - Ca­pa­ci­té de ma­noeuvre res­treinte. 3 - Han­di­ca­pé par son ti­rant d’eau. 4 - Pê­cheur ou cha­lu­tier. 5 - Voi­lier.

Le na­vire rat­tra­pant n’est pas prio­ri­taire et doit s’écar­ter de la route du na­vire rat­tra­pé.

Deux na­vires à mo­teur qui se croisent doivent ve­nir sur tri­bord. S’ils font une route de col­li­sion c’est la prio­ri­té à droite qui s’ap­plique.

Deux na­vires qui se rap­prochent font une route de col­li­sion lorsque leur re­lè­ve­ment ne change pas de ma­nière ap­pré­ciable.

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