Le grand mys­tère des pleurs

Parents - - Édito -

On est tous pas­sés par là ! Dé­pas­sés, mal­adroits, cher­chant le mode d’em­ploi de cette toute pe­tite chose trop mi­gnonne qui tète toutes les 3 heures, dort 20 heures sur 24, et… s’égo­sille à pleins pou­mons le reste du temps et quoi qu’on fasse !

Mais qu’est-ce qu’on a ra­té ? Pas vu ? Pas com­pris ? Faim ? Couche ? Co­liques ? RGO ? Dou­leur ? An­goisse ? Fa­tigue ? C’est le grand QCM des jeunes pa­rents. Ce mois-ci, notre dos­sier (p. 60) donne des clés pour dé­co­der ses pleurs. Parce qu’en fait, tous les bé­bés du monde ont la même fa­çon de s’épou­mo­ner. Et puis, dé­stres­sons : ils ont par­fois juste be­soin de pleu­rer dans nos bras. Qu’ils soient inuits, afri­cains, in­diens ou an­glais, on s’est ren­du compte que les bé­bés pleurent tous beau­coup en fin de jour­née. Alors on le prend (ou on le cale tout contre soi dans un porte-bé­bé pour va­quer dans la mai­son). Parce qu’une chose est sûre : quand il pleure, il nous parle (Non, un bé­bé de 4 mois ne fait pas de “ca­price”). Et que les études le prouvent : notre ré­ponse à ses pleurs – nos bras, notre re­gard, notre at­ten­tion – est super pré­cieuse parce qu’elle sa­tis­fait un be­soin psy­chique, le nour­rit et l’aide à construire des liens sûrs et confiants pour l’ave­nir.

Anaïs Jou­van­cy Di­rec­trice de la ré­dac­tion

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