« Pou­voir voir gran­dir notre fille. »

Lau­rence, 41 ans, as­sis­tante ma­ter­nelle, ma­man d’Er­wann, 13ans, et d’Em­ma, 7 ans.

Parents - - Ma Tribu -

« J’ai tra­vaillé quinze ans dans l’hô­tel­le­rie­res­tau­ra­tion. C’est là que j’ai ren­con­tré Pas­cal, qui était cui­si­nier. En 2004, nous avons eu Er­wann.

Et là, nous avons eu la joie de dé­cou­vrir qu’il n’exis­tait au­cune so­lu­tion de garde pour les pa­rents aux ho­raires aty­piques! Ma belle-soeur nous a dé­pan­nés un temps, puis j'ai chan­gé de voie. J’ai pris un poste de res­pon­sable de ligne à La Re­doute. Je pou­vais al­ler ré­cu­pé­rer mon fils à la sor­tie de l’école et pro­fi­ter de lui les week-ends. En 2009, j’ai été li­cen­ciée. Mon ma­ri ar­ri­vant lui aus­si au bout d’un cycle et après un bi­lan de com­pé­tences. Ver­dict : il était fait pour tra­vailler avec des en­fants. L’idée de mon­ter une mai­son d’as­sis­tants ma­ter­nels s’est alors as­sez vite im­po­sée à nous. Après la nais­sance de notre fille, nous avons pris un lo­cal et nous nous sommes lan­cés. Nous fai­sions de bonnes jour­nées: 7h30-19h30. Mais au moins, nous avions la chance de pou­voir voir gran­dir notre fille. Nous étions beau­coup plus épa­nouis. Nous avons ache­té une mai­son plus grande et ré­ser­vé une par­tie pour notre tra­vail. Mais tra­vailler chez soi n’a pas que des avan­tages: les pa­rents nous re­con­naissent moins comme des pro­fes­sion­nels et se sentent au­to­ri­sés à être en re­tard. Et notre fille, qui nous a pour­tant tou­jours connus as­sis­tants ma­ter­nels, ac­cepte mal de nous voir nous oc­cu­per d’autres pe­tits. J’es­père qu’elle fi­ni­ra par se rendre compte de la chance qu’elle a ! »

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