J’ai tes­té pour vous le “Yes day”

Dire oui à toutes les de­mandes de ses mar­mots le temps d’une jour­née… Au-de­là de la fo­lie de l’exer­cice, il s’agit d’une dé­marche d’édu­ca­tion po­si­tive, un moyen de faire confiance à ses en­fants, d’apai­ser le cli­mat. En théo­rie, le pa­rent sort bluf­fé par l

Parents - - Ma Tribu -

Ce test gran­deur na­ture du “Yes Day” avec mes en­fants (une fille de 8 ans et un gar­çon de 3 ans) m’a été com­man­dé en juin… J’ai mis trois mois avant de réus­sir à le faire pour de vrai ! Ne riez pas. En plus, c’était mon idée. Pour réus­sir, je de­vais avoir du temps avec mes en­fants. Et trou­ver une jour­née sans réunion d’amis ou de fa­mille, pour évi­ter les re­gards hor­ri­fiés de­vant tant de “laxisme.

Ce sa­me­di-là, 8 heures je me te­nais prête pour af­fron­ter ce jour où tout se­rait au­to­ri­sé. Les en­fants n’étaient pas au cou­rant bien sûr, il ne fal­lait pas brouiller les pistes, pire, leur don­ner l’idée de de­ve­nir hor­ri­ble­ment ca­pri­cieux et dé­rai­son­nables. De­vant la pé­nu­rie de pain de mie au pe­tit-déj’, leur pre­mière de­mande, presque à l’unis­son, fut : « Ma­man, pi­tié, pas les bis­cottes, on veut des Princes au cho­co­lat!». Les mains cris­pées sur ma tasse à café, je ré­pon­dis hé­roï­que­ment (en re­fou­lant l’image des courbes de poids qui s’en­volent sur le car­net de san­té): «Mais bien sûr les en­fants!» Le trem­page de gâ­teaux dans le lait ré­chauf­fa l’am­biance. Puis, une fois le père, aba­sour­di, sor­ti de la mai­son pour son cours de gui­tare, les en­fants, re­pus de graisses sa­tu­rées, s’ébrouèrent dans le sa­lon pen­dant que je dé­bar­ras­sais la table. Des­sins, bi­be­lots… Jus­qu’à ce que l’aî­née for­mule une nou­velle re­quête: « On peut mettre de la mu­sique ? » Oui, oui, bien

Sau­ter sur le ca­na­pé le plus haut pos­sible, man­ger un énième gâ­teau… Ce jour-là, tout est pos­sible… zé­ro frus­tra­tion !

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