LA PÊCHE AU CERF-VOLANT

Partir Pêcher - - Sommaire N°55 - Texte et pho­tos de Alain Fer­re­ro

La pêche au cerf-volant est une forme plus abou­tie de la pêche au vif. In­con­nue chez nous, elle est lar­ge­ment pra­ti­quée en Flo­ride où un ba­teau sur deux pêche de cette fa­çon. Per­met­tant d’at­tra­per toute sorte de poissons pré­da­teurs avec un ma­té­riel ex­trê­me­ment léger, cette tech­nique est à l’ori­gine de nom­breux re­cords en Light Ta­ckle…

La pêche au cerf-volant est une forme plus abou­tie de la pêche au vif. In­con­nue chez nous, elle est lar­ge­ment pra­ti­quée en Flo­ride où un ba­teau sur deux pêche de cette fa­çon. Per­met­tant d’at­tra­per toute sorte de poissons pré­da­teurs avec un ma­té­riel ex­trê­me­ment léger, cette tech­nique est à l’ori­gine de nom­breux re­cords en Light Ta­ckle. Je vous in­vite donc à nous suivre pour une pêche où les at­taques sont le plus sou­vent spec­ta­cu­laires…

Cette tech­nique consiste à pré­sent er plu­sieurs vifs j uste au- des­sous de la sur­face de l’eau, à une cer­taine dis­tance du ba­teau. Cette der­nière à la­quelle l’on sou­haite faire évo­luer les vifs pou­vant être ré­glée avec pré­ci­sion. Les pré­da­teurs qui pa­trouillent dans les pa­rages n’y voient en gé­né­ral que du feu. En ef­fet, le vif évolue à la sur­face avec un ha­me­çon, re­la­ti­ve­ment pe­tit, mon­té en Ca­ta­li­na. Le bas de ligne qui le main­tient est le plus sou­vent en de­hors de l’eau. La pré­sen­ta­tion du vif en pêche au cerf-volant est donc re­dou­table. Se­lon la force du vent, en gé­né­ral sur cette par­tie de l’océan les vents sont ré­gu­liers et sou­te­nus, il faut avan­cer ou faire re­cu­ler le ba­teau chaque fois que né­ces­saire. Les Amé­ri­cains laissent en per­ma­nence tour­ner les mo­teurs au ra­len­ti et le skip­per in­ter­vient ré­gu­liè­re­ment pour main­te­nir le ba­teau face au vent. Mieux vaut avoir des mo­teurs es­sence 4 temps dans ce cas que de gros die­sels. Heu­reu­se­ment, si le vent est suf­fi­sam­ment cons­tant, il est pos­sible de mouiller le ba­teau et de lais­ser tra­vailler les cerfs-vo­lants der­rière. Afin de pou­voir vi­sua­li­ser les lignes et la hauteur ou la pro- fon­deur où vont évo­luer les vifs, on uti­lise de gros flot­teurs co­lo­rés en rose ou orange. Ces mar­queurs de cou­leur vive ou fluo doivent se dé­mar­quer du bleu. Ils ne servent en au­cun cas de flot­teur, ils in­diquent la po­si­tion de la ligne et donnent la dis­tance à la­quelle se trouve le vif. Ils sont mon­tés au-des­sus d’un pe­tit plomb olive d’une ving­taine de grammes, d’une perle, d’un éme­rillon et en­fin d’une agrafe sur la­quelle est ac­cro­ché le bas de ligne. Le bas de ligne mesure en gé­né­ral un peu plus de deux mètres en fluo­ro­car­bone ou tout sim­ple­ment en Ny­lon. Pour per­mettre aux lignes de s’éloi­gner et d’être sus­pen­dues, on uti­lise un ou plu­sieurs treuils élec­triques. Sur le fil qui re­lie le cerf- volant sont pla­cés des cou­lis­seaux avec une agrafe qui se dé­clenche à la touche. Ce sont des sortes de pe­tites pinces dé­clen­cheuses. A l’in­verse de celles uti­li­sées pour la pêche au down­rig­ger ou à la traîne pour les lignes tan­gon­nées, le fil de la ligne cou­lisse dans l’agrafe. Ce­ci afin de pou­voir ré­gler en per­ma­nence les lignes à la bonne hauteur. Les cerfs - vo­lants servent à main­te­nir les lignes à la dis­tance dé­si­rée. Une fois la l i gne l i bé­rée de l ’ agrafe dé­clen­cheuse, c’est le treuil élec­trique qui ra­mène le cerf- volant j us­qu’au ba­teau. Le pê­cheur a alors tout le loi­sir de com­battre en di­rect son pois­son.

L’uti­li­sa­tion de treuils élec­triques

Dans la pêche au cerf-volant, le prin­cipe est à peu près le même que pour la pêche au down­rig­ger en eaux pro­fondes. Dans cette pêche, on pro­mène un vif à une cer­taine pro­fon­deur où la ligne est re­liée par une pince dé­clen­cheuse au poids as­sez consé­quent. A la touche, la ligne se li­bère de la pince et l’on est alors en prise di­recte avec le pois­son. On peut en­suite re­mon­ter le poids (sou­vent entre 4 et 7 ki­los) à l ’ aide du t reuil élec­trique. Pour la pêche au cerf-volant, le prin­cipe est exac­te­ment le même, à part que l’en­semble du dis­po­si­tif n’est pas sous la sur­face en pro­fon­deur, mais au- des­sus. Les t reuils élec­triques per­mettent aux cerf­svo­lants d’être main­te­nus à la dis­tance sou­hai­tée et de les ra­me­ner ra­pi­de­ment au ba­teau sans ef­fort. L’ap­pel­la­tion treuil élec­trique n’est pas vrai­ment ap­pro­priée, on parle en gé­né­ral d’avan­tage de « vire lignes élec­triques » . Les mo­dèles les plus uti­li­sés sont ceux de l a marque i t alienne Kris­tal Fishing. En fait, chez ce fa­bri­quant ce sont ses mo­dèles de

“Cette tech­nique consiste à pré­sen­ter plu­sieurs vifs juste au-des­sous de la sur­face de l’eau, à une cer­taine dis­tance du ba­teau.”

mou­li­nets élec­triques qui sont ma­jo­ri­tai­re­ment uti­li­sés. Ils sont re­la­ti­ve­ment mas­sifs, avec une as­sez grosse conte­nance, et res­tent de toute fa­çon dans les porte-cannes. Le Type XL 600 et ses dé­ri­vés sont ceux que l’on voit sur la plu­part des ba­teaux. Ce type de ma­té­riel vaut entre 700 et 1000 $ et pré­sente tous les avan­tages pour la pêche au cerf-volant.

Pre­mière étape : faire des vifs

Pour ce­la les pê­cheurs en Flo­ride uti­lisent deux mé­thodes. La pre­mière consiste à pê­cher à l’éper­vier dans très peu d’eau. Quand je dis dans très peu d’eau, c’est que par­fois on est à la li­mite de s’échouer. Les mo­teurs hors-bord sont re­le­vés au maxi­mum. Les ca­pi­taines n’hé­sitent pas à s’aven­tu­rer sur des hauts-fonds, de pré­fé­rence sa­blon­neux. Les coques touchent par­fois et les mo­teurs sou­lèvent des nuages de sable, de vase et d’algues im­pres­sion­nants – je ne sais pas si à la longue, les mo­teurs ap­pré­cient vrai­ment ce genre de trai­te­ment. Re­ve­nons main­te­nant à nos poissons. On re­cherche ici une sorte de sar­dine, un peu apla­tie, aux écailles bril - lantes, d’une dou­zaine à une quin­zaine de cen­ti­mètres en gé­né­ral. La pêche à l’éper­vier

“Pour faire des vifs, les pê­cheurs en Flo­ride uti­lisent deux mé­thodes : l’éper­vier dans très peu d’eau et la mi­traillette sur un spot pro­pice.”

consiste à lan­cer un fi­let cir­cu­laire plom­bé en sa pé­ri­phé­rie sur un banc de poissons. Une fois em­pri­son­né, la poche se res­sert, et l’on monte à bord le bu­tin fré­tillant et étin­ce­lant. En France, la pêche à l’éper­vier en mer est nor­ma­le­ment in­ter­dite, alors qu’ici en Flo­ride elle est lar­ge­ment pra­ti­quée. On trouve d’ailleurs dans pra­ti­que­ment tous les ma­ga­sins de vente d’ar­ticles de pêche des fi­lets éper­vier. Le ma­nie­ment de­mande une cer­taine pra­tique et le geste, aus­si au­guste soit-il, n’est pas tou­jours exé­cu­té avec maes­tria. Si l’éper­vier n’a pas été lan­cé en s’éta­lant par­fai­te­ment à la sur­face de l’eau sur le banc de poissons, il fau­dra re­com­men­cer l’opé­ra­tion. D’autre part, il faut que la mer soit as­sez claire, ce qui est sou­vent le cas heu­reu­se­ment, pour re­pé­rer les poissons. De même que le vent ne doit pas ri­der la sur­face de l’eau. Lorsque les condi­tions sont réunies, il est pos­sible de rem­plir les vi­viers de plu­sieurs cen­taines de litres en moins d’une de­mi-heure. C’est alors plus d’une cen­taine de vifs qui sont em­bar­qués. Vous me di­rez, pour­quoi au­tant de vifs sont-ils né­ces­saires ? C’est parce que r égu­li èr ement, du­rant la par­tie de pêche, le ma­rin en­voie quelques poi­gnées de pe­tits poissons pour créer une cer­taine agi­ta­tion au­tour du ba­teau. La deuxième fa­çon de se pro­cu­rer des vifs consiste à se pla­cer sur un spot adé­quat et pro­pice pour pê­cher à l’aide d’une mi­traillette. Mé­thode bien connue de nos pê­cheurs. Pour ceux qui ne sau­raient pas ce qu’est une mi­traillette, c’est un train de mi­ni-leurres, le plus sou­vent des plumes et des lan­guettes brillantes, que l’on dan­dine dans les bancs de poissons four­rage afin d’en re­mon­ter plu­sieurs à la fois. On peut re­pé­rer les bancs à vue, si il y a peu de fond, ou avec l’aide du son­deur. On les trou­ve­ra le plus sou­vent au­tour d’une roche, d’une ba­lise, sur un haut-fond, au­tour d’une épave… Sous les tro­piques, en pra­ti­quant de la sorte, on fi­nit par at­ti­rer quelques pré­da­teurs, sur­tout si l’on a amor­cé le coin et at­ti­ré beau­coup de pe­tits poissons. De pe­tites ca­rangues af­fa­mées, de grosses or­phies et bien­tôt les spa­nish mac­ke­rels vont vous in­di­quer de chan­ger de coin. Il n’est pas rare, à condi­tion que la mi­traillette

soit as­sez so­lide, de re­mon­ter toutes sortes de poissons, y com­pris ceux du ré­cif. Cer­tains pour­ront ser­vir de vifs dans le cou­rant, mis sans l’aide des cerfs-vo­lants, à la re­cherche de plus gros poissons.

Quels sont les poissons que l’on re­cherche

Les poissons sus­cep­tibles d’ être in­té­res­sés par cette tech­nique sont nom­breux. Les Amé­ri­cains re­cherchent prin­ci­pa­le­ment les ail fish (l’ es­pa­don voi­lier) à proxi­mi­té des côtes. Un autre pois­son très ré­cep­tif à la pré­sen­ta­tion d’un vif en sur­face est le­wa­hoo. Ce der­nier est re­dou­table et l’uti­li­sa­tion d’ un ha­me­çon circ le­hook ne suf­fit pas tou­jours pour ne pas être cou­pé, l’acier reste la meilleure so­lu­tion. En ef­fet, si des­wa­ho os ou desth az ard sont in­ves­ti le sec­teur, il y a fort à pa­rier que les vifs vont val­ser et que peu de poissons ar­ri­ve­ront jus­qu’ au ba­teau. Ces deux es­pèces pos­sèdent une den­ti­tion aus­si tran­chante que des lames de ra soirs. Les pê­cheurs lo­caux en font sou­vent les frais. Les dif­fé­rentes es­pèces de thons se prennent éga­le­ment avec cette tech­nique, les tho­nines, plus ap­pa­ren­tées aux bo­nites, les black fin t un as( pe­tits thons noirs d’ une di­zaine de ki­los maxi.) et les thons jaunes, lorsque c’est la sai­son. Mais les poissons qui font vrai­ment le spec­tacle, lorsque l’on pra­tique ce type de pêche, ce sont les co­ry­phènes. Leurs at­taques sont vrai­ment spec­ta­cu­laires et leurs com­bats tou­jours très acro­ba­tiques. Lors­qu’un banc de co­ry­phènes, ap­pe­lée s dol­phin fish es parles Amé­ri­cains, investit la zone de pêche, il n’est pas rare que plu­sieurs lignes partent en même temps. Abord, c’est alors le feu car tous les pê­cheurs sont en com­bat. Il faut croi­ser et dé croi­ser les lignes. Ces diables de poissons, sur­lignes fin es, partent dans tous les sens et n’hé­sitent pas à faire des bonds ré­pé­tés tout au­tour du ba­teau. Ce fut le cas avec quatre co­ry­phènes d’une di­zaine de ki­los prisent en même temps et qui ont ren­du fous nos pê­cheurs. Il y a aus­si des poissons pa­ra­sites, quel’ on ai­me­rait ne pas voir tour­ner au­tour des vifs, se sont en gé­né­ral les ba­listes et les grosses or­phies aux dents acé­rées. Les ba­listes peuvent de­ve­nir gê­nant set obli­ger les pê­cheurs à chan­ger de spots. En­fin, les oi­seaux ma­rins peuvent s’avé­rer pé­nibles sur cer­tains sec­teurs et quelques ba­teaux n’ hé­sitent pas à leur ti­rer des­sus avec un fu­sil de

“Les poissons sus­cep­tibles d’être in­té­res­sés par cette tech­nique sont nom­breux : sail­fishes, wa­hoos, tha­zards, thons, co­ry­phènes...”

paint- ball. Ce­la n’est pas touj ours t rès ef­fi­cace !

Une pêche plus ac­tive qu’il n’y pa­raît

Mettre en place entre 4 et 6 lignes par­fai­te­ment ré­glées à l’ar­rière du ba­teau n’est pas de tout re­pos. Les vifs doivent constam­ment évo­luer à la bonne dis­tance. En au­cun cas, ils ne doivent sor­tir de l’eau et faire des fi­gures aé­riennes au-des­sus des flots. De même, qu’ils ne doivent pas se re­trou- ver sous trop d’eau, le flot­teur de vi­sua­li­sa­tion po­sé à la sur­face. Ce der­nier of­fri­rait une ré­sis­tance, en plus d’être vu, qui ne man­que­rait pas de rendre mé­fiants cer­tains poissons. Il faut donc en per­ma­nence ajus­ter au mieux les lignes en ra­me­nant ou en don­nant du fil. C’est le poids du vif et du pe­tit plomb sous le mar­queur co­lo­ré qui tend la ligne. En fonc­tion des mou­ve­ments du ba­teau, du vent, de la dé­rive et des vagues, le pê­cheur doit adap­ter ré­gu­liè­re­ment la po­si-

“Mettre en place entre quatre et six lignes par­fai­te­ment ré­glées à l’ar­rière du ba­teau n’est pas de tout re­pos.”

tion de ses vifs à la sur­face de l’eau. De cette pré­ci­sion dé­pend la réus­site de cette pêche au cerf-volant. Il faut avoir l’oeil en per­ma­nence sur les vifs pour ré­agir au plus vite en fonc­tion des cir­cons­tances. Il ne faut pas hé­si­ter à le­ver le vif hors de l’eau dans le cas où l’on au­rait re­pé­ré un pois­son in­dé­si­rable tour­ner au­tour. Une bonne paire de lu­nettes po­la­ri­santes est indispensable. Ce­lui qui est le mieux pla­cé pour an­ti­ci­per toute nou­velle ac­tion, c’est le skip­per ni­ché aux com­mandes du fly. Il in­dique alors im­mé­dia­te­ment au ma­rin ou au pê­cheur la ligne sur la­quelle il faut in­ter­ve­nir. Avec ce dis­po­si­tif, la ligne cou­lisse dans l’agrafe dé­clen­cheuse et peut être libérée par une forte trac­tion. Soit par la touche et la prise en bouche d’un pois­son, s oit par le pê­cheur qui veut chan­ger son vif par exemple. L’avan­tage de ce sys­tème, c’est qu’il créait un mou entre la touche et le rush du pois­son (ap­pe­lé aus­si drop ou ventre), idéal lorsque l’on uti­lise des ha­me­çons circle. En ef­fet, avec ce type d’ha­me­çon à pointe ren­trante, il ne faut sur­tout pas fer­rer à la touche et que le fil soit ten­du. Il faut que l’ha­me­çon se po­si­tionne dans la gueule du pois­son jus­qu’à bas­cu­ler lors du dé­mar­rage. En fait ces ha­me­çons sont au­to­fer­rants. Ils sont très uti­li­sés par les pê­cheurs spor­tifs amé­ri­cains, mais ils ont été conçus à l’ori­gine pour les pa­langres. C’est un dis­po­si­tif meur­trier à grande échelle qu’uti­lisent les longs li­ners dans toutes les mers du globe.

Une pêche spec­ta­cu­laire !

Quel bon­heur que de voir jaillir dans un bouillon­ne­ment d’écume un thon ou une belle tho­nine. De voir se dres­ser l ’ i mpres­sion­nante na­geoire d’un voi­lier ou d’aper­ce­voir l ’ agi­ta­tion f r éné­tique d’un rostre j uste à cô­té du vif. Mieux en­core, l’at­taque acro­ba­tique d’un wa­hoo ou d’une co­ry­phène. C’est un spec­tacle in­croyable sous le so­leil des tro­piques, on ne s’en lasse pas. C’est une pêche avant tout vi­suelle. Même si l’on n’a pas la canne en main lors de la touche, les sen­sa­tions sont quand même au ren­dez-vous. Si vous êtes un pas­sion­né et à la re­cherche de nou­velles s en­sa­ti ons vous pr en­drez votre pied en pra­ti­quant ce type de pêche. A l’in­verse de cer­tains pê­cheurs amé­ri­cains qui at­tendent que le ma­rin et le skip­per fassent tout le tra­vail et qu’on leur passe la canne une fois le pois­son bien pi­qué. C’est aus­si une pêche où l’at­tente peut par­fois être longue, si le ba­teau et l’équi­page ne vous ont pas ame­né là où se trouvent les poissons. Vous l’au­rez com­pris, il faut choi­sir le bon ba­teau avec le bon équi­page. •

“Si vous êtes un pas­sion­né et à la re­cherche de nou­velles sen­sa­tions, vous pren­drez votre pied en pra­ti­quant ce type de pêche.”

Cette tho­nine a pris la pre­mière un des vifs. Même si elles ne sont pas très grosses, elles se battent avec beau­coup d’éner­gie.

A l’éper­vier, il faut être ra­pide et pré­cis dans le lan­cer du fi­let pour avoir une chance de cap­tu­rer des vifs.

En gé­né­ral, trois cannes sont po­si­tion­nées par cerf-volant. Le « vire ligne » se trouve sur l’ex­té­rieur afin de ne pas gê­ner les lignes.

La plu­part des ba­teaux sont par­fai­te­ment équi­pés. En plus d’une élec­tro­nique per­for­mante, on y trouve plu­sieurs vi­viers et, par­fois, pas moins de soixante-dix porte-cannes.

Les cannes sont as­sez longues et re­la­ti­ve­ment souples, elles rat­trapent les er­reurs éven­tuelles du pê­cheur ou de mau­vaises ré­ac­tions du pois­son. En Ny­lon, même en 20 lb, il y a ra­re­ment de casse.

Ça y est, le plein de vifs est fait et l’on va pou­voir mon­ter sur les zones de pêche. Tous les es­poirs et rêves sont alors per­mis.

Fait rare, ce beau tha­zard se­ra pris sans avoir pu cou­per la ligne. En gé­né­ral, ces poissons coupent au mo­ment de la touche et très peu ar­rivent au ba­teau.

On passe avec l’aide d’une ai­guille le pe­tit élas­tique où se­ra fixé l’ha­me­çon circle hook.

Belle co­ry­phène mâle qui n’au­ra pas pu ré­sis­ter à l’at­trait d’un pe­tit vif af­fo­lé en sur­face. C’est un des poissons que l’on garde car il est re­la­ti­ve­ment abon­dant et sur­tout très bon à man­ger.

Si­lence, y en a un qui dort ! La cha­leur ai­dant et une se­maine de pêche in­ten­sive bien rem­plie au­ront eu rai­son de cer­tains membres de l’équipe.

Les thons jaunes sont très ré­cep­tifs à des vifs en ac­tion près de la sur­face. En cette sai­son, ils ne sont pas très gros, mais en 20 lb les sen­sa­tions sont quand même au ren­dez-vous.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.