Bi­vouac tra­di­tion­nel et surf à Da­kh­la

Partir Pêcher - - Sommaire N°55 - Texte et pho­tos de Fabrice Chas­saing

Il est des noms qui font rêver, qui évoquent des lieux ma­giques et qui, sans qu’on les connaisse vrai­ment, ex­citent notre ima­gi­naire de pê­cheur. C’est le cas de la ré­gion de Da­kh­la, sur les côtes ven­tées du Sa­ha­ra oc­ci­den­tal( 1), haut lieu du surf­cas­ting mon­dial s’il en est.

Vivent l à des hommes qui passent toute une par­tie de leur vie sur le sable et les ro­chers de ce lit­to­ral aus­si long que pois­son­neux. Ils traquent le pois­son à la grande canne sans re­lâche, qua­si­ment jour et nuit, en d’in­ter­mi­nables bi­vouacs de plu­sieurs se­maines, plu­sieurs mois pour cer­tains. Ils sont ins­tal­lés là, en plein dé­sert du Sa­ha­ra et y vivent de fa­çon très rus­tique pour res­ter au contact de leurs cannes. Pour eux, la pêche du bord de mer est plus qu’une pas­sion, c’est leur gagne-pain. Par­ta­ger le quo­ti­dien de ces hommes du sable, du vent et de l’océan est un pri­vi­lège qui compte dans la vie d’un pê­cheur voya­geur.

Ren­dez-vous à Da­kh­la

C’est mon co­pain Paul-Loup, dé­jà ve­nu ici plu­sieurs fois et qui a du mal à ou­blier les bons sou­ve­nirs et les hommes qu’il y a connus, qui est à l’ori­gine du pro­jet. Ren­dez-vous est pris en ce dé­but mai afin de pro­fi­ter de la lune mon­tante. Royal Air Ma­roc ral­lie Da­kh­la de­puis Ca­sa­blan­ca ( qui sont sé­pa­rés de 1750 ki­lo­mètres) en 2h30 et ac­corde,

dé­tail im­por­tant lors­qu’on voyage avec de longues cannes de surf­cas­ting, la gra­tui­té au se­cond ba­gage lors­qu’il s’agit de ma­té­riel de pêche : « pour deux cannes, une paire de bottes, une boîte et un fi­let », pré­cise avec beau­coup de sé­rieux le site de la RAM. Une preuve de plus qu’au Royaume du Ma­roc, l es pê­cheurs sont rois... C’est donc par une douce nuit de prin­temps, en cet extrême sud ma­ro­cain que Paul m’at­tend dans le pe­tit aé­ro­port de Da­kh­la. Il est ac­com­pa­gné de Ka­rim et Bou­ra­chad. Ils se­ront à la fois nos hôtes et nos guides sur la se­maine.

Dau­rade royale et pa­geot royal

Le « mois 5 » comme on dit ici (le mois de mai) étant pro­ba­ble­ment ce­lui le plus ré­pu­té pour re­cher­cher la dau­rade royale, notre pre­mier bi­vouac se­ra l ogi­que­ment consa­cré à ce pois­son ma­gni­fique. Le toit de notre vieux 4x4 Range Ro­ver ac­cueille dé­jà les grandes cannes de surf lors­qu’il ar­rive. Nous le char­geons du né­ces­saire pour notre bi­vouac, ré­serve de nour­ri­ture, eau, cou­chage, vê­te­ments et pro­tec­tions pour le so­leil brû-

lant de la jour­née mais aus­si « de la laine » pour le froid et l’hu­mi­di­té de la nuit, ma­té­riel de pêche et 120 kg de glace pi­lée pour les poissons qui se­ront conser­vés. En route, nous stop­pons sou­dai­ne­ment au mi­lieu de rien, un coup de klaxon et un vieil homme sort de la fa­laise un sac à la main ; il a veillé cette nuit afin de nous li­vrer 6 ki­los de crabes vi­vants pour 60 di­rhams, même pas 6 eu­ros. 150 ki­lo­mètres pour contour­ner la la­gune, pé­né­trer dans le dé­sert et ar­ri­ver sur une pointe de roche dite « Ras­mou­cha » que nos hôtes qua­li­fient de « mai­son des do­rades », tout un pro­gramme... De fait, une simple ob­ser­va­tion de la confi­gu­ra­tion de la zone mais aus­si de l a peau plis­sée, t an­née par le so­leil et le vent du dé­sert des pê­cheurs lo­caux pré­sents sur place laisse pen­ser qu’il s’agit bien d’un hot spot. Bou­ra­chad et Ka­rim sont connus ici et ac­cueillis à coups de grandes ex­cla­ma­tions et d’ac­co­lades qui mêlent en­thou­siasme et res­pect dans un style très orien­tal. Ce­la per­met de nous im­mis­cer sans pro­blème dans ce pe­tit monde et d’ins­tal­ler nos tentes au mi­lieu des tcha­bou­las qui sont les abris tra­di­tion­nels de ces in­croyables pro­fes­sion­nels du surf­cas­ting. Les tcha­bou­las sont lo­vées au coeur des creux des fa­laises de roche, à base de toiles et de cou­ver­tures ten­dues par des po­teaux de bois et des cor­dages an­crés sur la roche. Par­tiel­le­ment re­cou­vertes de sable, gé­né­reu­se­ment gar­nies de cou­ver­tures en laine au sol, il fait bon se re­po­ser à l’in­té­rieur aus­si bien en jour­née que la nuit. Nous ne tar­dons pas à mon­ter nos cannes en cette fin d’après-mi­di car, pour la dau­rade, le coup du soir et ce­lui du ma­tin sont sou­vent payants. Il est im­por­tant d’être en place et prêt pour ces deux mo­ments de la jour­née

car cette tem­po­ra­li­té est plus dé­ter­mi­nante que les no­tions de mon­tant ou bais­sant puisque les pas­sages de dau­rades et/ou leur ac­ti­vi­té ali­men­taire peuvent se dé­clen­cher à tout mo­ment de la ma­rée. La stra­té­gie de pêche est as­sez clas­sique, au plomb à rou­ler avec des olives de 120 à 150 grammes et des esches à base de crabes, ca­la­mars et cou­teaux. Mais la tech­nique est plus fine que ce que j’ima­gi­nais au dé­part. Le corps de ligne est en ny­lon de 30 à 40/100 com­plé­té par un ar­ra­ché de 50/100. La taille des ha­me­çons ne dé­passe pas le 2/0 et le dia­mètre des bas de ligne, courts pour li­mi­ter les ac­cro­chages dans les cailloux, en 45/100. L’es­chage est si soi­gné que c’en est presque de l’art : après avoir en­fi­lé une de­mi-patte de crabe sur l’ha­me­çon pour ca­cher le haut de sa hampe et le noeud d’at­tache, on sur­pique un gueu­lin de ca­la­mar sur toute la lon­gueur de l’ha­me­çon. En­suite, avec un crabe « dé­pat­té et dé­co­qué », on pique la pointe de l’ha­me­çon dans une join­ture de patte et on vient cou­cher cette ju­teuse et odo­rante chair de crabe dans le courbe ca­na­pé for­mé avec le ca­la­mar. On élas­tique dis­crè­te­ment mais so­li­de­ment le tout car il faut lan­cer très loin. C’est prêt à mettre à l’eau. Su­perbe !

Sars, mar­brés, corbs, congres, mu­rènes…

Ef­fec­ti­ve­ment, nous al­lons f aire ma­jo­ri­tai­re­ment des dau­rades, pas d’énormes poissons qui dé­passent les 5 ki­los mais de belles royales de 3 à 8 livres. Des poissons ma­gni­fiques aux pro­por­tions par­faites. Tou­te­fois, d’autres es­pèces sont au­tant de prises an­nexes qui viennent agré­men­ter nos jour­nées de pêche : sars, mar­brés, corbs voire congres, mu­rènes

ou chien de mer. Si la dau­rade reste le pois­son le plus re­cher­ché dans ces têtes de roche, il est une autre es­pèce qui est t ou­jours par­ti­cu­liè­re­ment bien­ve­nue au­tant pour son pres­tige et sa com­ba­ti­vi­té que pour sa va­leur sur le mar­ché (2). Lo­ca­le­ment nom­mé « pa­geot royal », il s’agit en fait de poissons de la fa­mille des pagres (Pa­grus spp). Nous avons eu l’oc­ca­sion de pi­quer et te­nir dans nos mains quelques- uns de ces ma­gni­fiques Spa­ri­dés qui peuvent, pour cer­tains i ndi­vi­dus ex­cep­tion­nels, f ri­ser la quin­zaine de ki­los. Avec sa tête mas­sive, ses énormes lèvres, ses grandes ca­nines co­niques, ses doubles ran­gées de dents mo­la­ri­formes et rondes comme au­tant de meules broyeuses de co­quillages ou d’our­sins, ce pois­son est dense et lourd. Il ex­prime une puis­sance su­bli­mée par la beau­té de ses pec­to­rales, longues et ef­fi­lées, qui s’al­longent pos­té­rieu­re­ment jus­qu’en ar­rière de l’anus. Quel pois­son ! A lui seul, il jus­ti­fie le voyage...

Cour­bines et bars mou­che­tés du dé­sert

Peut-être en­core plus cé­lèbre, il est une autre es­pèce, vé­ri­table sym­bole de ces pêches dans les vagues qui viennent rou­ler sur les sables blonds du dé­sert de­puis le nord du Ma­roc jus­qu’à la Mau­ri­ta­nie aus­trale. C’est bien sûr la grande cour­bine. Cette fois-ci, nous fai­sons 3 heures de route qui nous éloignent d’en­vi­ron 200 ki­lo­mètres de Da­kh­la, en di­rec­tion du sud et de la Mau­ri­ta­nie. Nous sommes en plein dé­sert, le vent fort et ré­gu­lier qui vient de la mer sou­lève le sable fin. Nous ins­tal­lons notre bi­vouac qu’il nous faut abri­ter dans l’angle de nos deux 4X4 (le nôtre et ce­lui de La­haal qui nous ac­com­pagne) sa­vam­ment dis­po­sés par rap­port à la di­rec­tion du vent. Des cou­ver­tures sont ten­dues entre les roues avec du sable et des cailloux pour blo­quer le vent qui s’en­gouffre sous les vé­hi­cules. Der­rière cette pro­tec­tion re­la­tive, face à la force et l’im­men­si­té du Sa­ha­ra sau­vage, nos tentes s’agitent moins sous les ra­fales. La nuit ap­proche, nous pou­vons par­tir à la pêche. Les nuits sont aus­si froides que les jour­nées peuvent être brû­lantes alors nous en­fi­lons bon­net, pull en laine et wa­ders. Nous sommes ins­tal­lés à quelques cen­taines de mètres d’une su­perbe plage qui, à son ex­tré­mi­té sud, vient se lo­ver dans une pe­tite pointe ro­cheuse. L’es­tran est court et les vagues roulent grosses très près du bord car cette plage creuse vite et pro­fond. Au pe­tit large, de­vant nous, trois flou­kas (pe­tites barques en bois fa­bri­quées à Da­kh­la) montent et des­cendent en rythme sur la houle. Deux hommes à bord de cha­cune d’entre-elles fi­nissent d’ins­tal­ler leurs fi­lets à lan­goustes avant la nuit. A cinq pê­cheurs nous ten­dons une dou­zaine de cannes. Fi­lets de sar­dine et lan­guettes de seiche gar­nissent nos ha­me­çons 3/0 ou 4/0. La pre­mière par­tie de la nuit est per­tur­bée par des algues rouges qui em­pêtrent nos lignes et font dé­ra­per nos grap­pins en gon­flant les ban­nières dans la dé­rive. Mais le cou­rant de ju­sant amé­liore les condi­tions. Les algues dis­pa­raissent comme par en­chan­te­ment et les lignes tra­vaillent mieux. Les pre­mières cour­bines, de quelques livres, se laissent sé­duire par des gueu­lins de seiche et, dans le fais­ceau de nos fron­tales, les gros poin­tillés ar­gen­tés de leur ligne la­té­rale s’al­lument comme les am­poules rondes des guir­landes lu­mi­neuses d’une rue de Noël. Puis les pre­miers bars mou­che­tés ap­pa­raissent. Eux semblent pré­fé­rer les fi­lets de sar­dines re­tour­nés. Al­lon­gés sur le sable, ils brillent, sous les feux de la lune presque pleine, de leurs flancs blanc­sar­gents constel­lés de pe­tites taches sombres. Avec leurs gros yeux noirs, ils semblent nous re­gar­der et de­man­der grâce, ce que nous fai­sons pour

les moins gros d’entre-eux. Quels ma­gni­fiques poissons du Sa­ha­ra ! Nous stop­pons la pêche vers une heure du ma­tin pour al­ler re­joindre la douce cha­leur des cou­ver­tures de laine de nos tentes car nous re­pre­nons la pêche dès l’aube qui est éga­le­ment un mo­ment très fa­vo­rable.

La pêche est de­ve­nue plus tech­nique

Nous au­rons d’ailleurs le même type de ré­sul­tat en tout dé­but de jour­née. Nous n’au­rons pas la chance de te­nir une très grosse cour­bine, c’est- àdire un su­jet de plus de 20 ki­los et il semble ré­vo­lu le temps où on pre­nait cou­ram­ment, ici à Da­kh­la ou plus au sud en Mau­ri­ta­nie, des cour­bines de 30 à 50 ki­los du bord en pro­po­sant des mu­lets de 800 g en ap­pât sur des lignes gros­sières. Au­jourd’hui, la pêche est de­ve­nue plus tech­nique et les cour­bines moins nom­breuses et moins grosses. Un bon pê­cheur lo­cal qui cherche ré­gu­liè­re­ment la cour­bine de­puis les plages tout au long de la sai­son (c’est-à-dire toute l’an­née ici) fe­ra en moyenne cinq ou six grandes cour­bines de plus de 20 ki­los. Les prises de plus de 30 ki­los du bord sont de­ve­nues ex­cep­tion­nelles, même si les his­toires comme celles que me ra­conte La­haal, lui qui, du haut de ses 71 ans, a connu Da­kh­la avec seule­ment quelques mai­son­nettes et des rues de sable, font rêver sous la tente : en 1997, il a vu deux mi­li­taires cap­tu­rer du bord, avec du fil de 80 cen­tièmes, juste à la sor­tie de Da­kh­la, une in­croyable cour­bine de 94 ki­los. Il af­firme (puis­qu’il l’a vu de ses propres yeux) que ce pois­son était si vieux qu’il avait de la mousse et des algues sur le dos... Reste néan­moins que ce type de cour­bine géante existe tou­jours puisque, une se­maine seule­ment avant mon ar­ri­vée, il s’est pris, dans la la­gune de Da­kh­la (3), un monstre de 114 ki­los. Certes, ce pois­son a été cap­tu­ré de fa­çon illé­gale « à la bouée » (4) mais ce­la prouve tout de même que

ces très gros poissons existent tou­jours et ce­la ali­mente les rêves et les dis­cus­sions des pê­cheurs...

En pleine jour­née, c’est plus com­pli­qué

En pleine jour­née, la pêche est plus com­pli­quée. Mais en l ais­sant au mi­ni­mum un pê­cheur en sur­veillance sur le poste, on pour­ra iden­ti­fier un pas­sage ou un pic d’ac­ti­vi­té ali­men­taire tou­jours pos­sible no­tam­ment avec les loups mou­che­tés. Et puis, sur les plages, il y a éga­le­ment des es­pèces an­nexes in­té­res­santes : j e pense no­tam­ment aux ra i es. Tant qu’elles se­ront pré­sentes, les raies-gui­tares et pas­te­nagues consti­tue­ront éter­nel­le­ment de vaillantes com­bat­tantes pour les pê­cheurs à la canne, même si, elles non plus, n’at­teignent plus l es di­men­sions d’an­tan. Nous avons éga­le­ment eu la chance de mettre au sec la su­perbe raie bru­nette ( Ra­ja un­du­la­ta) qui s’est hé­las f or­te­ment ra­ré­fiée sur notre lit­to­ral. Elle n’at­teint que 6 à 7 ki­los mais elle est su­perbe avec sa face dor­sale brune our­lée de zones rou­geâtres et par­cou­rue de l i gnes courbes et douces. Un ali­gne­ment d’épines prend nais­sance au mi­lieu du dos pour al­ler se ra­mi­fier en plu­sieurs ran­gées sur sa queue épaisse. Cuites au char­bon de bois sur les sables du dé­sert, ses ailes sont un vé­ri­table dé­lice, ce qui ex­plique pro­ba­ble­ment qu’elle soit connue lo­ca­le­ment sous la dé­si­gna­tion de raie royale. Des convic­tions au dé­part et puis… Ha­bi­tant à moins de 200 mètres du lit­to­ral At­lan­tique, près de St Na­zaire, le surf­cas­ting est donc une pêche que je pra­tique très ré­gu­liè­re­ment et que j’ai mis en oeuvre en de nom­breux en­droits du monde. Fort de ces ex­pé­riences, je suis ar­ri­vé ici avec des convic­tions, pour ne pas dire des cer­ti­tudes. Au contact des hommes que j’ai rencontrés, je dois ce­pen­dant dire que j’ai fait preuve d’hu­mi­li­té tant ils sont des grands connais­seurs pour l’or­ga­ni­sa­tion de ces ses­sions de pêche dans le dé­sert, entre autres, dans l’ins­tal­la­tion du bi­vouac, la ges­tion des vivres, de l’eau douce, des re­pas et des condi­tions cli­ma­tiques. Dans la confec­tion des lignes, des mon­tages, des noeuds. Dans le choix des spots de pêche. Dans la ges­tion et l’uti­li­sa­tion des ap­pâts. Dans leur ca­pa­ci­té à lan­cer très loin. Dans leur science de la na­ture et de la pêche tout sim­ple­ment. Pour tout ce­la et pour l’am­biance qui règne au coeur de ce pe­tit uni­vers à la fois si fa­mi­lier et si par­ti­cu­lier, voi­là, sans nul doute, un sé­jour à re­com­man­der aux ama­teurs de pêche dans les vagues. •

Ici, il faut tou­jours au mi­ni­mum un pê­cheur sur le poste pour sur­veiller les cannes.

Prêt au dé­part...

Très gros pagre sur le lit­to­ral du Sa­ha­ra oc­ci­den­tal.

Bou­ra­chad est un grand pê­cheur, mais aus­si un grand homme.

Bars mou­che­tés et pe­tites cour­bines, ta­bleau clas­sique des pêches de nuit du Sa­ha­ra oc­ci­den­tal.

Une cour­bine de cette taille suf­fit à don­ner le sou­rire au pê­cheur spor­tif.

Soi­gneu­se­ment pré­sen­té, le pa­na­ché crabe/ ca­la­mar est par­ti­cu­liè­re­ment ef­fi­cace.

Pour ces pê­cheurs du dé­sert, la cour­bine fait aus­si vivre leur fa­mille.

Bou­ra­chad n’est pas seule­ment un grand pê­cheur, mais aus­si un bon cui­si­nier.

Pa­geot royal, un bien beau pois­son…

Bar mou­che­té au bar­be­cue… Aus­si bon à pê­cher qu’à dé­gus­ter.

Chien de mer du Sa­ha­ra oc­ci­den­tal.

La raie bru­nette est vrai­ment ma­gni­fique.

Les dau­rades de cette par­tie du monde sont des poissons com­bat­tifs à sou­hait.

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