UNE PRISE DE SON SANS FAUSSE NOTE

Pianiste - - PRATIQUE -

Dans son pré­cé­dent nu­mé­ro, vous a in­di­qué les grands prin­cipes pour réus­sir une cap­ta­tion dans les meilleures condi­tions. Nous al­lons en­trer main­te­nant dans la phase opé­ra­tion­nelle pour que vous soyez fin prêt à ap­puyer sur la touche

Il existe deux grandes ca­té­go­ries de mi­cros se­lon leur mode de fa­bri­ca­tion. Le mi­cro élec­tro­dy­na­mique à bo­bine mo­bile est le plus ré­pan­du et d'une concep­tion très simple. Ap­pe­lé plus cou­ram­ment « mi­cro dy­na­mique » et res­sem­blant à un cor­net à une boule (l'image que l'on se fait tous d'un mi­cro !), il uti­lise la dé­for­ma­tion de la mem­brane, qui ap­puie sur les bords, pour trans­for­mer les frot­te­ments mé­ca­niques en élec­tri­ci­té, grâce à un champ ma­gné­tique au­tour d'une bo­bine de fil (fi­gure 2). Si la sen­si­bi­li­té de son sys­tème de fa­bri­ca­tion semble as­sez res­treinte, ce mi­cro reste ce­pen­dant ap­pré­cié pour sa ro­bus­tesse et son prix ac­ces­sible. Sa ca­pa­ci­té à sup­por­ter les fortes pres­sions so­nores lui offre sur­tout une place pré­pon­dé­rante dans le spec­tacle vi­vant, comme l'un de ses re­pré­sen­tants les plus cé­lèbres, le Shure SM58 (pho­to 3). A la dif­fé­rence du mi­cro­phone dy­na­mique, le mi­cro élec­tro­sta­tique à conden­sa­teur, que l'on nomme plus vo­lon­tiers « mi­cro sta­tique », ne met pas en jeu un dis­po­si­tif mo­bile so­li­daire d'une bo­bine, mais une mem­brane sous forme d'un disque ex­trè­me­ment lé­ger en ti­ta­nium, My­lar ou po­ly­es­ter, ren­du conduc­teur par une dif­fu­sion de va­peur de mé­tal sur sa sur­face. Cette mem­brane flot­tante consti­tue l'une des ar­ma­tures d'un conden­sa­teur dont l'autre reste fixe et les dif­fé­rences de pres­sion font va­rier la

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