ALEXEÏ STANCHINSKY (1888-1914)

Pianiste - - HIFI LE CHOIX DE LA RÉDACTION -

Douze Es­quisses. Pré­ludes. So­nate n°1. Ro­mances sans pa­roles Eka­te­ri­na Derz­ha­vi­na (pia­no) Pro­fil Hänss­ler PH17003. 2004-2005. 1 h n

Adu­lé de ses pairs, beau comme un dieu, pour­vu de dons pro­di­gieux, AlexeÔ Stanchinsky tra­ver­sa comme une co­mète la vie mu­si­cale mos­co­vite de l’âge d’ar­gent d’avant 1914. Mais il était en proie à des crises de dé­mence qui ont en­tra­vé sa car­rière et fa­vo­ri­sé sa ré­clu­sion loin de la ca­pi­tale en une na­ture au sein de la­quelle il re­cou­vrait l’équi­libre in­dis­pen­sable à la créa­tion. Une mort mys­té­rieuse par noyade a pri­vé la Rus­sie d’un gé­nie très pro­met­teur. Par­ti de Cho­pin et Liszt, il su­bit l’in­con­tour­nable fas­ci­na­tion pour Scria­bine avant d’in­té­grer ces in­fluences en un style très per­son­nel, conci­liant sim­pli­ci­té et sub­ti­li­té et pri­vi­lé­giant le contre­point, confor­mé­ment à l’en­sei­gne­ment de son maître, Serge Ta­neÔev. Les Es­quisses, la So­nate n°1 et les Pré­ludes sont re­pré­sen­ta­tifs de cette pré­coce ma­tu­ri­té. Cette mu­sique ne res­semble à rien de connu, mal­gré de mul­tiples ré­fé­rences : Mous­sorg­ski, Schu­mann, im­pres­sion­nistes fran­çais et, sur­tout, Bach. Stanchinsky est un maître de l’épi­gramme mu­si­cal fié­vreux, au­quel il im­prime

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