LA(LES) VOIX INT…RIEURE(S) DE SCHU­MANN

Pianiste - - PIANOS À LA LOUPE -

RARES SONT LES INTERPR»TES À S’ÊTRE LANC…S AU DISQUE DANS UNE INT…GRALE DU COM­PO­SI­TEUR AU CARACT»RE FANTASQUE ET IN­STABLE. EN PU­BLIC, IL S’AGIT MÊME D’UNE PREMI»RE MON­DIALE DONT LA PIA­NISTE FRAN«AISE D’ORI­GINE ROU­MAINE NOUS PARLE AVEC UNE GRANDE PAS­SION.

sa sou­plesse, sa mo­bi­li­té, sa fan­tai­sie… Ce dé­fi ré­pon­dait à la di­men­sion du com­po­si­teur qui ne cher­chait pas la beau­té, mais la sin­cé­ri­té et sa propre vé­ri­té. les Marches opus 76. J’ai res­sen­ti plus de dif­fi­cul­té avec les Fugues ou les Geis­ter­va­ria­tio­nen. Schu­mann était très at­teint psy­cho­lo­gi­que­ment. Lors des pre­miers concerts, j’ai in­ter­pré­té sur­tout les par­ti­tions que je connais­sais de­puis long­temps. Je me don­nais du cou­rage pour ou­blier que les mi­cros étaient ou­verts. Puis j’ai or­ga­ni­sé les ré­ci­tals de ma­nière gas­tro­no­mique : une en­trée, un plat de ré­sis­tance et un des­sert, c’est-à-dire avec des pièces plus lé­gères. J’étais épui­sée ! car il pense le pia­no comme un or­chestre ou un choeur. La tra­di­tion est, à mes yeux, une fa­mille. Elle n’ex­plique rien. Elle n’est en au­cun cas pe­sante. Je m’ins­cris dans une his­toire qui se pour­suit.

Dans toute son oeuvre sub­siste une trans­cen­dance, une fé­mi­ni­té qui évoque l’es­poir, ce­lui d’une nais­sance, d’une re­nais­sance. Le thème de l’en­fance est d’abord ce­lui du père de fa­mille qu’il était. Et, lui-même, était pro­ba­ble­ment, un grand en­fant. Mais, plus en­core, l’en­fance est la porte de la poé­sie. Schu­mann in­vente des formes nou­velles avec les Kin­ders­ze­nen. Ce­la ne res­semble à rien de connu au­pa­ra­vant.

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