JEAN SIBELIUS

(1865-1957)

Pianiste - - PIANOS À LA LOUPE -

OEuvres pour pia­no seul

So­ny Clas­si­cal 88985408502.

Ce disque ne re­late pas les aven­tures d’un pia­niste en mal de ré­per­toire, mais té­moigne de l’in­té­rêt pro­fond de Leif Ove And­snes pour la mu­sique de Sibelius. Dans ce disque, il ap­pré­hende au­tre­ment la mu­sique du com­po­si­teur fin­lan­dais. La so­no­ri­té se montre plus ronde, ser­vie par un rythme plus lent et par une pré­sence plus pro­non­cée de la pé­dale. D’où l’im­pres­sion d’une seule et même valse lente, bor­dée de cou­leurs cha­toyantes et d’os­cil­la­tions pla­nantes. En té­moigne l’Im­promp­tu opus 5 n°5 dont les va­ria­tions lu­mi­neuses sont tein­tées d’un oni­risme proche des pre­mières me­sures d’On­dine, pre­mier mou­ve­ment du Gas­pard de la nuit de Ra­vel. Dans le même re­gistre, no­tons éga­le­ment l’ar­ran­ge­ment pour pia­no de la Valse triste, avant de re­ve­nir vers des so­no­ri­tés plus nor­diques, que ce soit les Cinq Es­quisses pour pia­no opus 114 ou les Ba­ga­telles pour pia­no opus 97. La So­na­ti­na n°1 opus 67 et les trois pièces de Kyl­lik­ki opus 41, elles, se ré­vèlent beau­coup moins dé­pouillées que dans la ver­sion de Glenn Gould (So­ny éga­le­ment), car Leif Ove And­snes porte la mé­lo­die par un souffle épique, s’éloi­gnant ain­si du ca­rac­tère in­ti­miste qu’avait su in­suf­fler le pia­niste ca­na­dien. Même si And­snes ad­met que « la mu­sique pour pia­no de Sibelius est de qua­li­té

Le Fes­ti­val de Lu­ga­no 2016 était mar­qué par deux évé­ne­ments: les 75 ans de la pia­niste ar­gen­tine et, mal­heu­reu­se­ment, l’an­nonce de l’ar­rêt du Pro­get­to Ar­ge­rich. Lan­cé en 2002 et tou­jours do­cu­men­té par des en­re­gis­tre­ments d’EMI puis de War­ner, il s’est donc ter­mi­né l’an pas­sé après la 15e édi­tion. En beau­té, si l’on en juge par ce nou­veau cof­fret de trois

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.