EN SOL MA­JEUR KV15C

Cette jo­lie mu­sique est créée par le jeune Mo­zart à l’âge de 8 ans.

Pianiste - - LE COIN DES AMATEURS -

Ce me­nuet est en Sol ma­jeur. Ce­la si­gni­fie qu’il com­porte un Fa# à la clé et que tous les Fa sont des Fa #. Com­men­cez par bien vi­sua­li­ser ce­la et le mé­mo­ri­ser. La to­na­li­té, c’est comme un « pays mu­si­cal », une sorte de port d’at­tache pour l’en­semble du mor­ceau. C’est de là que l’on part et là où l’on doit re­ve­nir à la fin. Bien connaître le che­mi­ne­ment de la to­na­li­té est es­sen­tiel pour la mé­moire.

Ap­pre­nez votre main droite toute seule.

Com­men­cez par chan­ter la phrase. Sen­tez sa di­rec­tion : elle s’élance d’abord vers l’ai­gu

Sol-Si-Ré-Sol-Fa-Sol-Mi… puis elle re­des­cend. Dès le dé­but, cher­chez à des­si­ner sa courbe de nuances, en sen­tant les touches sous vos pulpes de doigt. Jouez plus in­tense en mon­tant vers le Si. En­suite, di­mi­nuez vers Ré,

Do-Si, me­sure n°4. C’est une étape mu­si­cale, une res­pi­ra­tion. C’est en cher­chant à nuan­cer ain­si que l’on fait « vivre » les doigts, que l’on dé­ve­loppe leur agi­li­té. En mon­tant l’ar­pège Sol-Si-Ré-Sol, ef­for­cez­vous de lier au maxi­mum les notes les unes aux autres. Ne frap­pez pas sè­che­ment les touches avec vos doigts, cher­chez au contraire à sentir le trans­fert du poids, à le cou­ler d’une note à l’autre. Ne quit­tez pas une touche avant qu’un autre doigt ne soit dans la sui­vante. Sen­tez les « in­ter­valles ». Ne blo­quez pas le coude, il faut qu’il soit bien libre, qu’il puisse tou­jours bou­ger. Ce jeu par le poids 

est ce que l’on ap­pelle le jeu le­ga­to. Il est in­dis­pen­sable pour que la phrase soit belle à en­tendre, mais aus­si pour mé­mo­ri­ser par les doigts. Ne « col­lez » pas les doigts ». Une fois que vous êtes dans la note sui­vante, ra­me­nez votre pouce vers le 2e doigt, votre 2e doigt vers le 3e, etc. Une main qui garde les doigts écar­tés a des muscles qui se fa­tiguent très vite.

Ap­pre­nez à ge­rer le poids.

Me­sure n°2. Mo­zart écrit deux voix dans la main droite. 1. Les notes du bas qui tombent sur le temps, Mi, Ré, Do, Si… 2. Le Sol qui est ré­pé­té par le pe­tit doigt. Tech­nique: faites res­sor­tir la par­tie d’al­to (par­tie basse de l’ex­trait de par­ti­tion, p. 85)

Mi, Ré, Do, Si… Pro­cé­dez en ver­sant le poids sur la par­tie in­terne de la main, c’est-à-dire vers vos 3e doigt (Mi), 2e doigt (Ré) et pouce

(Do). Pour ver­ser ain­si vers l’in­té­rieur, sen­tez une mi­nus­cule ro­ta­tion de votre avant-bras vers le de­dans (vers le pouce). …cou­tez-vous pour ob­te­nir ce ré­sul­tat. Cher­chez la sen­sa­tion jus­qu’à ce que ce soit beau à en­tendre et « fa­cile à faire ».

En­traî­nez-vous à co­or­don­ner vos mains.

Me­sures n°9 à n°12. À cet en­droit, les deux mains montent en­semble vers l’ai­gu et vont dans le même sens (vers l’ai­gu = vers la droite du cla­vier). Hé­las, au-des­sus du cla­vier, nos mains sont à l’op­po­sé et c’est de là que vient la dif­fi­cul­té. Il s’agit d’une dif­fi­cul­té de « co­or­di­na­tion ». D’abord, exer­cez-vous len­te­ment. Met­tez, dès le dé­but, les bons doig­tés et ne les chan­gez plus. Ap­pre­nez quelles sont les notes des temps et quels sont les doig­tés des notes des temps. Faites la nuance aux deux mains = un peu plus in­tense vers l’ai­gu. Sen­tez-vous que ce n’est pas na­tu­rel d’al­ler dans le même sens mu­si­cal avec deux mains op­po­sées ? Pa­tience ! En­traî­nez-vous dou­ce­ment, puis pro­gres­si­ve­ment un peu plus vite, et tout se met­tra en place.

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