POUR PIA­NO N°27 EN SI BÉ­MOL MA­JEUR K.595

Pianiste - - LE COIN DES AMATEURS - A. S.

Mo­zart a écrit 27 concertos pour pia­no et or­chestre. Il créa, en 1777, son cé­lèbre Concer­to

« Jeu­ne­homme », le n°9, K.271 (qui fut écrit, non par un jeune homme, mais pour une pia­niste fran­çaise du nom de Ma­de­moi­selle Jeu­ne­homme). L’oeuvre s’avé­ra ré­vo­lu­tion­naire, à la fois pour les au­di­teurs et les in­ter­prètes. Com­po­sé qua­torze an­nées plus tard, ce Concer­to n°27 est le tout der­nier de Mo­zart, dont nous pré­sen­tons au­jourd’hui le deuxième mou­ve­ment, le Lar­ghet­to. Il fut écrit en jan­vier 1791, peu de temps avant la mort de l’au­teur qui sur­vint à Vienne le 5 dé­cembre 1991. Les lettres de Mo­zart de cette époque montrent que la vie a l’air d’avoir per­du tout at­trait pour lui. Et pour­tant, il s’amuse ! Il in­tègre un air de L’En­lè­ve­ment au sé­rail et un pas­sage de sa Sym­pho­nie

« Ju­pi­ter ». Mo­zart est, comme tou­jours, entre le sou­rire et les larmes… Ce deuxième mou­ve­ment touche au coeur de l’émo­tion la plus pro­fonde de l’homme, mais tou­jours avec la plus ad­mi­rable pu­deur, sans ja­mais la moindre ré­volte ni co­lère. Sans conteste, un pur chef-d’oeuvre.

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