COR­RES­PON­DANCE

Pianiste - - LE COIN DES AMATEURS - Cor­res­pon­dance, vo­lume II (1777-1778). Tra­duit de l’al­le­mand par Ge­ne­viève Gef­fray. © …di­tions Flam­ma­rion

Vé­ri­table mine d’or, les lettres écrites par l’en­fant de Salz­bourg re­cèlent quelques pas­sages saillants sur le pia­no­forte, comme celle écrite à son père, da­tée du 17 oc­tobre 1777.

« Mon très cher Père !

Il me faut main­te­nant vous par­ler des pia­nos Stein. Avant d’avoir vu les ins­tru­ments construits par ce der­nier, les cla­viers Späth avaient ma pré­fé­rence, mais main­te­nant, je dois don­ner l’avan­tage à ceux de Stein, car ils étouffent beau­coup mieux le son que ceux de Ra­tis­bonne. Si je frappe la note for­te­ment, je peux lais­ser le doigt sur la touche ou le re­ti­rer, le son s’éteint au mo­ment même où je le fais en­tendre. Je peux tou­cher les notes comme je veux, le ton se­ra tou­jours égal. Il est vrai qu’il ne vend pas ses pia­nos à moins de 300 flo­rins, mais le mal et la peine qu’il se donne ne sau­raient être as­sez ho­no­rés. »

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