Pro­prié­taire ou lo­ca­taire, et si la so­lu­tion tom­bait du toit ?

ET SI L’UNE DES SO­LU­TIONS VE­NAIT DU TOIT ?

Pilibo Mag - - Sommaire -

Il manque des zé­ros à mon at­tes­ta­tion de paie­ment de re­traite ! 2 so­lu­tions pour ren­flouer vi­te­ment les caisses.

En­fin la re­traite ! On fait des plans sur la co­mète et puis bou­doum ! La no­ti­fi­ca­tion de paie­ment de re­traite tombe. Quoi ? Seule­ment ça ? Il y a er­reur ! On a beau comp­ter, re­comp­ter, pleu­rer à l‘as­su­rance re­traite, faire un quim­bois et in­ju­rier le des­tin… Ça ne change pas le chiffre. Et si la so­lu­tion tom­bait d’en haut… Et plus pré­ci­sé­ment du toit ? Pour ceux qui sont pro­prié­taire de leur bien, voi­ci quelques so­lu­tions pour ti­rer pro­fit de sa mai­son et mettre du beurre dans le gi­ro­mon. « Dans les si­tua­tions com­plexes, comme l’in­di­vi­sion, c’est vrai que les gens ne pensent ja­mais au via­ger. Pour­tant, s’il y a ac­cord entre toutes les par­ties, le via­ger offre des so­lu­tions in­es­pé­rées et reste une so­lu­tion idéale »

So­lu­tion A : la lo­ca­tion

La na­ture a hor­reur du vide : la grande chambre au fond qui ne sert plus à per­sonne, le bas de la villa de­ve­nu le royaume des mou­tons… pour­quoi ne pas les rem­plir de lo­ca­taires ? Avant de vous lan­cer dans la lo­ca­tion, faites vos cal­culs. Pour vivre heu­reux, vi­vons lé­gaux ! toute lo­ca­tion se dé­clare au­près du fisc. Il fau­dra donc par­ta­ger (un peu) la re­cette ! A sa­voir : payer des im­pôts sur ce re­ve­nu et s’ac­quit­ter de d’autres taxes. Com­bien ? tout dé­pend de la lo­ca­tion. Meu­blé ou nu, le ta­rif n’est pas le même.

louer une mai­son nue est la so­lu­tion rê­vée pour du long terme

L’im­pôt sur ce re­ve­nu que vous per­ce­vrez dé­pend de ce que vous ga­gne­rez de cette lo­ca­tion : celle-ci es­telle bénéficiaire ou dé­fi­ci­taire ? A com­bien s’élève le bé­né­fice, les re­cettes, une fois les charges dé­duites ? Plus vous ga­gne­rez de l’ar­gent et, bien sûr, plus vous paye­rez d’im­pôts sur le re­ve­nu. In­fé­rieur à 15000 €, ce re­ve­nu n’est im­po­sé qu’à hau­teur de 70 %. Vous bé­né­fi­ciez donc d’un abat­te­ment de 30% pen­dant 3 ans ; une fa­veur in­té­res­sante que si les charges dé­duc­tibles réelles et les charges d’em­prunt sont in­fé­rieures à l’abat­te­ment. si le re­ve­nu est su­pé­rieur, les cal­culs se com­pliquent ! Quoi­qu’il en soit, mieux vaut prendre ses de­vants avant que les de­vants ne vous prennent et consul­ter un conseiller des im­pôts pour sa­voir, avec pré­ci­sion, com­bien vous paie­rez.

la lo­ca­tion sai­son­nière d’un meu­blé est cer­tai­ne­ment la so­lu­tion la plus souple pour aug­men­ter gen­ti­ment ses re­ve­nus

Ar­gu­ment non né­gli­geable : la va­rié­té des ren­contres et des échanges per­met­tront, si be­soin est, de rompre l’iso­le­ment. Cô­té im­pôts, il faut aus­si dé­cla­rer le nou­veau re­ve­nu avec vos autres re­ve­nus (taxa­tion à 15,5% comme pour les lo­ca­tions nues). En des­sous de 32900 € de bé­né­fice, vous avez droit à un abat­te­ment de 50 %. Au-de­là, vous pour­rez dé­duire toutes les charges liées au lo­ge­ment, les in­té­rêts d’em­prunt ain­si que l’amor­tis­se­ment du bien et des meubles. At­ten­tion : la taxe d’ha­bi­ta­tion et de sé­jour sont à votre charge. soyez ma­lin, ré­per­cu­tezles sur le prix de votre lo­ca­tion !

So­lu­tion B : le via­ger

Au­tant être lu­cide : les en­fants sont tous grands et ont leur propre chez-eux. Même si on es­père qu’ils s’en­ten­dront, après notre dé­part, soit ils aban­don­ne­ront la mai­son de fa­mille aux her­bes­gui­née, aux cy­clones et aux que­relles liées à l’in­di­vi­sion, soit ils ven­dront. Dans les deux cas, au­tant que notre mai­son nous

serve et nous rap­porte pen­dant notre vi­vant. Peu ré­pan­du aux An­tilles, le via­ger peut par­fois être une so­lu­tion simple. En­tre­tien avec un spé­cia­liste de la vente en via­ger qui dis­sèque les avan­tages et les pièges de cette forme de vente vieille de 200 ans.

Qu’est-ce que le via­ger oc­cu­pé ?

Il y a plu­sieurs formes de via­ger. Le via­ger oc­cu­pé à vie per­met de vendre sa mai­son tout en res­tant y vivre jus­qu’à sa mort. On ap­pelle ce­la « droit d’usu­fruit ». Con­crè­te­ment la mai­son du ven­deur ne lui ap­par­tient plus, mais au lieu de re­ce­voir l’ar­gent de la vente d’un seul coup, il per­çoit une rente à vie qui peut être men­suelle, tri­mes­trielle… Il re­çoit éga­le­ment, dès la si­gna­ture de l’acte, une somme né­go­ciée avec l’ache­teur.

Quel est l’avan­tage de ce type de vente ?

Le ven­deur reste chez lui avec ses ha­bi­tudes et ses meubles… Il reste dans son quar­tier. Le via­ger oc­cu­pé à vie est un ex­cellent moyen pour avoir un com­plé­ment de re­traite jus­qu’à la fin de ses jours. Ce qui n’est pas le cas du via­ger avec li­mi­ta­tion de paie­ment dans le temps, qui est un pa­ri très ris­qué et peut se ré­vé­ler être un mau­vais choix. Pire : une ca­tas­trophe !

En quoi choi­sir un via­ger li­mi­té dans le temps est-il un pa­ri dan­ge­reux ?

Parce que sou­vent les gens ne se pro­jettent pas dans le temps et ils li­mitent le paie­ment à une du­rée. Par exemple, ils disent « Dans 10 ans, je ne se­rai plus là» et ils li­mitent les paie­ments à 10 ans. Mais s’ils sont en­core vi­vants 10 ans plus tard ? Et si à ce mo­ment là, ils n’ont au­cune autre res­source ? Ils se re­trouvent alors à la rue et sans le sou ! Et c’est dé­fi­ni­tif. Parce que le via­ger est un acte no­ta­rié au­then­tique. Quand on a si­gné, on ne peut plus re­ve­nir sur le contrat.

Quel est alors l’in­té­rêt de choi­sir un via­ger avec li­mi­ta­tion de du­rée ?

L’avan­tage est fi­nan­cier. On gagne beau­coup plus avec ce type de via­ger qu’avec un via­ger oc­cu­pé à vie. Quand on a une es­pé­rance de vie de 16 ans et qu’on li­mite l’oc­cu­pa­tion à 10 ans, le via­ger rap­porte énor­mé­ment. Mais cette so­lu­tion n’est adaptée qu’aux gens qui ont deux biens. Au cas où ils se­raient tou­jours vi­vants au terme du contrat, ils ne se re­trou­ve­ront pas SDF !

Quels sont les autres points à consi­dé­rer ?

Il faut bien choi­sir le rap­port entre l’ap­port ini­tial de l’ache­teur -le fa­meux bou­quet- qui se­ra ver­sé dès la si­gna­ture et la hau­teur des men­sua­li­tés. On peut avoir un gros bou­quet et de pe­tites rentes ou l’in­verse. tout dé­pend de nos be­soins. si on veut avoir des re­ve­nus cor­rects, dans ce cas, il est pré­fé­rable de for­cer sur la rente. Mais si on be­soin d’un ca­pi­tal (pour don­ner aux en­fants, par exemple), mieux vaut choi­sir un bou­quet plus im­por­tant.

Beau­coup de per­sonnes, aux An­tilles, vivent dans des mai­sons en in­di­vi­sion, le via­ger est-il pos­sible dans ce cas ?

Dans le cas d’un bien en in­di­vi­sion, il faut que tous les in­di­vis donnent leur ac­cord pour la vente en via­ger. Hier, j’ai eu le cas d’une mère en in­di­vi­sion avec sa fille. Celle-ci cher­chait une so­lu­tion pour ré­cu­pé­rer la part de sa mère sans avoir à la mettre de­hors. Je leur ai par­lé de la so­lu­tion du via­ger. Cette idée ne leur avait pas ef­fleu­ré l’es­prit et leur a plu. Dans les si­tua­tions com­plexes, comme l’in­di­vi­sion, c’est vrai que les gens ne pensent ja­mais au via­ger. Pour­tant, s’il y a ac­cord entre toutes les par­ties, le via­ger offre des so­lu­tions in­es­pé­rées et reste une so­lu­tion idéale pour com­plé­men­ter une re­traite et amé­na­ger sa der­nière par­tie de vie. Dos­sier réa­li­sé par Man­zel­ka

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