« Mes pre­mières fois » par Da­vid Gau­du

Par­mi les plus jeunes cou­reurs du Tour, le grim­peur Bre­ton ne compte pas jouer les néo­phytes. En l’ab­sence de son lea­der Thi­baut Pi­not, il vient sans pres­sion dé­cou­vrir la course et jouer sa carte au gré de sa forme. Pre­mier Tour, pre­miers sou­ve­nirs, inte

Planète Cyclisme - - ÉDITO - SOMMAIRE - PAR DA­VID GAU­DU

Pla­nète Cy­clisme : Ta pre­mière fois sur un vé­lo ?

Da­vid Gau­du :« Ou la la, à 3 ans, je pense !…»

Ton pre­mier sou­ve­nir du Tour de France ?

« Les an­nées Arm­strong. Ce n’était pas mon idole, je re­gar­dais sans m’ima­gi­ner être un jour au dé­part du Tour. Mon pre­mier sou­ve­nir mar­quant, c’est la chute de Be­lo­ki (2003) quand Arm­strong coupe dans le champ. une image qui m’ a mar­qué, comme les vic­toires àl’ alpe de­rol­land, ri­blon, pi­not ont mar­qué ma gé­né­ra­tion .»

Ton pre­mier sport ?

« Le vé­lo ! Mon père fai­sait du VTT, je vou­lais en faire aus­si, mais mes pa­rents m’ ont ins­crit sur la route. Ce­la m’a plu et j’ai com­men­cé à l’âge de 6 ans pour ne plus m’ar­rê­ter. »

Ton pre­mier vé­lo ?

« Un vé­lo de la Lan­di­vi­sienne cy­cliste. Un Peu­geot vert-bleu, si je me rap­pelle bien. Après, j’ai tou­jours ré­cu­pé­ré les vé­los de mon père. Mon pre­mier vé­lo à moi, que j’ai gar­dé en Ju­niors 1 et 2 et que mes pa­rents m’ ont payé, un­ti me .»

Ton pre­mier champion ?

«C ont ad or! un per­son­nage, un des plus grands par son style ca­rac­té­ris­tique. Quand il se met en dan­seuse, il a la classe. Il n’a pas peur d’at­ta­quer de loin. »

Ta pre­mière li­cence ?

« À 6 ans, à la Lan­di­vi­sienne Cy­cliste. »

Ton pre­mier maillot ?

« Ce­lui de la Lan­di­vi­sienne Cy­cliste, blanc avec des pe­tits che­vaux sur les épaules. Mes pa­rents ha­bitent à Lan­di­vi­siau main­te­nant, le pays du che­val. Je crois que les pe­tits che­vaux sont tou­jours sur le maillot. Mon pre­mier maillot de champion, ce doit être champion du fi­nis­tère en 2004ou2006,pu­pilles2.»

Ton pre­mier en­traî­neur ?

«Mon père, comme beau­coup je pense. il me di­sait d’al­ler rou­ler. Mon pre­mier vrai en­traî­neur, ce fut De­nis Le Cam à L’UC Brio­chine, Ju­niors 1. J’ai fait mes quatre der­nières an­nées avec lui avant de pas­ser pro. Il m’a fait ex­plo­ser. »

Ta pre­mière vic­toire ?

«Oups…pous­sins2,pffffff…je­ga­gnais­beau­coupàl’éco­le­de­cy­clisme.pous­sins2,pu­pilles 2, Ben­ja­mins 2, j’ai ga­gné dès les Pous­sins 2. Je me sou­viens d’une vic­toire où j’ai même le­vé les bras, à Douar­ne­nez. C’était plus dur et je l’avais fait. Je de­vais être Ben­ja­mins 2. »

Ta pre­mière ga­melle ?

« Ça, je m’en sou­viens bien. Pous­sins 1, j’étais tom­bé par­ceque je vou­lais mon­trer à mon père que je sa­vais le­ver les bras. Je lui avais dit “Pa­pa, pa­pa, re­garde…” et vlan, je m’étais ré­ta­mé en ligne droite ! Ri­di­cule ! »

Ta pre­mière dé­cep­tion ?

« En Pous­sins 2, je fais vice-champion de Bre­tagne. J’avais fait 2e de la course après le gym-

kha­naet­la­vi­tesse.si­je­ga­gne­la­course,je­suis champion.»

Ton pre­mier ami dans le vé­lo ?

« Ah, le pre­mier grand et qui est tou­jours là, dans l’équipe : Va­len­tin Ma­douas. On s’est connu en Ben­ja­mins. Le fee­ling est tout de suite pas­sé. On s’est sui­vi dans les ca­té­go­ries sans être dans le même club et on se re­trouve en pro chez­grou­pa­ma-fdj.»

Ton pre­mière au­to­graphe ?

« À la Clas­sique des Alpes, Ju­niors 1. J’avais si­gné un au­to­graphe à une très bonne connais­sance chez qui je vais tou­jours en stage en mon­tagne main­te­nant. Ce sont presque des grands-pa­rents pour moi. »

Ton pre­mier fan ?

«Ah, mes pa­rents, je pense !»

Ta pre­mière in­ter­view ?

« À la Clas­sique des Alpes en J1, quand je tombe ! Un mé­dia In­ter­net, je pense. En presse écrite, j’étais dans les jour­naux lo­caux, dans un en­cart quand je ga­gnais, mais pas in­ter­viewé. Les in­ter­views sont ar­ri­vées en Ju­niors. »

Ta pre­mière sé­lec­tion en Équipe de France ?

« Tro­phée Centre Mor­bi­han en Ju­niors 2. »

Ton pre­mier col ?

«Le tour mal et, ben­ja­mins 2, avec mon père! je ne l’ai pas fait en en­tier. Je fai­sais un km sur deux, un km sur le vé­lo et un km le vé­lo sur la voi­ture avec ma mère au vo­lant ! C’est la pre­mière fois que j’ai vu un pan­neau mar­qué col ! J’ avais la chance que mes pa­rents m’ em­mènent jeu­neen­mon­tagne.»

Ton pre­mier stage en pro ?

«Un­nou­veau­monde.de­nis­le­camm’atou­jours dit : “dès que tu ar­rives, si tu veux te faire res­pec­ter, il faut tout de suite faire mal aux lea­ders”.j’aies­sayé,çaa­mar­chéun­peu!»

Ton pre­mier sa­laire ?

« FDJ… Quatre chiffres ! »

Ta pre­mière course pro ?

«Plu me lec, équipe de fr an ce:9e.bien,n on ?»

Ta pre­mière course au sou­tien d’un lea­der ?

«En J 2, on en rou­lait pour Va­len­tin, lea­der du Chal­lenge na­tio­nal ju­niors. je me sou­viens que dans une bosse, les 2e et 3e l’at­taquent. Il peut pas y al­ler. Trois Bre­tons se re­trouvent de­vant et il me crie :“da­vid, at­tends-moi, at­tends-moi ”! je l’ at­tends, j’ es­saie de te­nir la ba­raque le plus pos­sible, on rentre et il gagne le chal­lenge .»

Et avec Thi­baut ?

« On n’a pas beau­coup cou­ru en­semble. Au Lom­bar­die l’an pas­sé, je l’ai vrai­ment ai­dé. Je tiens la ba­raque dans la val­lée avec Rudy (Moet Thi­baut es­saie de ter­mi­ner le tra­vail. »

Ta pre­mière course comme lea­der ?

«J’ en ai eu en jeunes. en pro, on va dire cou­reur pro­té­gé, le Ca­ta­logne. Le cou­reur pro­té­gé, s’il se rate, ce n’est pas grave. Je suis là pour ap­prendre. Le lea­der, on joue tout pour lui… et l’ob­jec­tif tombe à l’eau ! »

Ta pre­mière vic­toire en pro ?

« Ahhh ! Tour de l’ain, avec Thi­baut qui m’offre la vic­toire à Oyon­nax, 3e étape ! Un des plus beaux mo­ments. ga­gner en pro, tous les cou­reurs ne l’ont pas fait. Ga­gner à ses cô­tés, c’est quelque chose. Un champion qui offre une vic­toire. C’est top ! »

Ton pre­mier Tour de France ?

«Du 7 au 29 juillet 2018! j’ y pen­sais un peu. Il passe en bre­tagne, presque à la mai­son. mais je ne vou­lais re­tom­ber dans les mêmes ca­rences qu’ au dau­phi­né 2017. je vou­lais prendre mon temps, juste faire un Grand Tour cette an­née. C’est ce­lui-là, tant mieux. Mais c’est sans Thi­baut. Dom­mage… J’au­rai plus de res­pon­sa­bi­li­tés, mais ce se­ra le pre­mier. Si je fais un Tour moyen, ça ne se ver­ra pas, mais si je fais un coup d’éclat, ça se ver­ra ! Zé­ro pres­sion… Bon, je reste un cour­sier. Si je peux me mon­trer… »

Ta pre­mière fois sur les pa­vés ?

«On est quel jour? le 29 juin? bah, le 28 à 15h. Pre­mier sec­teur, pre­miers pa­vés. Pre­mière im­pres­sion, moins dif­fi­cile que ce que je pen­sais, à l’ en­traî­ne­ment. à voir en course. ça part du pla­ce­ment à l’ en­trée puis à la jambe dans le sec­teur, avec de la chance. j’ étais avec fred­gu es­don. de l’ ap­pré­hen­sion, mais pas de peur quand ça frot­te­ra dans l’avant-sec­teur. »

Ton pre­mier chro­no in­di­vi­duel ?

«Le plus long ,21 km au dau­phi­né en 2017. là si j’y ar­rive, 35 ! Au Pays Basque, ça peut me plaire pour prendre des re­pères pour l’ave­nir. »

Ton pre­mier chro­no par équipe ?

« L’an pas­sé, en Ca­ta­logne, 7e. C’est par­ti­cu­lier. Ça de­mande une ges­tion, un groupe ho­mo gène et un bon ordre de pla­ce­ment des cou­reurs. »

Ton pre­mier maillot blanc ?

« Né en 96, j’ai jus­qu’en 2021 ! Ce se­ra une étape. Je m’en­tends bien avec Pierre La­tour, on ri­gole bien.eg an est dans une autre di­men­sion. On se connaît, c’ est tout. si on se re­trouve à jouer un gé­né­ral un jour, on se­ra au même ni­veau .»

Bon al­lez, pre­mière vic­toire d’étape ?

« (Il se marre) Au Tour, tous en rêvent ! Il y a de belles étapes dans les Alpes et les Py­ré­nées ! Je sens cette fer­veur au­tour de nous, la pres­sion, les jour­na­listes. Le Tour, c’est à part. Je me ren­drai compte de ma chance à Noir­mou­tier . La pre­mière pres­sion ar­ri­ve­ra en conf’ de presse. le Tour par­ti, je pense que la pres­sion re­tom­be­ra. Je suis co­ol et j’es­saie de rester moi-même. »

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