To­ny Gal­lo­pin et Pierre La­tour ra­content leur lea­der.

Planète Cyclisme - - ÉDITO - SOMMAIRE - Romain Bar­det

Deux jours après un Dau­phi­né très ac­tif et réus­si, Romain et ses fi­dèles équi­piers To­ny Gal­lo­pin et Pierre La­tour étaient en Oi­sans sous la pluie dans le froid pour re­con­naître les cols de la Croix de Fer et la mon­tée de l’alpe-d’huez, avant l’an­nonce de la sé­lec­tion pour le Tour et un der­nier stage de cinq jours “spé­cial chro­no” au Cham­bon-sur-li­gnon. Après deux jours bon en­fant et très stu­dieux, cou­reurs et staff ont ac­cep­té de nous par­ler de leur lea­der et ami. Un Romain Bar­det que l’on rêve le plus haut pos­sible sur le po­dium avec sa garde rap­pro­chée.

Ju­lien Jur­die et la garde rap­pro­chée de Bar­det ? Le DS sté­pha­nois connaît son groupe par coeur. alors pour lui, par­ler des Bar­det boys est chose fa­cile ! « Pierre, to­ny, Axel (Do­mont), Oliver (Nae­sen) … Leur ap­port se fait dans tous les do­maines. Je veux sou­li­gner leur po­ly­va­lence, comme Oliver qui ar­rive à rou­ler très vite sur le plat et pos­sède des qua­li­tés de grim­peurs pour le dé­but des étapes de mon­tagne. Axel, lui, par­tage sa chambre sur les courses à étapes et en stage avec Romain. C’est im­por­tant qu’il ait cette com­pli­ci­té. Il faut en te­nir compte dans la sé­lec­tion. » La co­hé­sion, Ju­lien, vincent La­ve­nu et le staff in­sistent des­sus. « Pierre, en mon­tagne, a cette com­plé­men­ta­ri­té de bien rou­ler et très bien grim­per. to­ny, aus­si. Ça nous donne un ex­cellent ni­veau en juillet. » To­ny la re­crue ? « Un ex­cellent ca­pi­taine de route qui a pris ses marques au Dau­phi­né. Son rôle a été très ap­pré­cié par le groupe et Romain. Il a beau­coup d’expérience à nous faire pro­fi­ter. » Ju­lien parle de cou­reurs, mais pas que : « C’est bien plus qu’un groupe. Pour être com­pé­ti­tif sur le Tour, le cô­té ath­lé­tique ne suf­fit pas. Il faut un groupe très sou­dé, faire un ! On le voit en sport co. Le lea­der doit se sen­tir ap­puyé à 110%. Ces 10% sup­plé­men­taires, il faut les cher­cher dans la co­hé­sion, une bande de potes qui s‘éclatent sur la route et de­hors de­puis un mo­ment. » Ju­lien évoque deux mo­ments-clés comme ex­pli­ca­tion : « Je me sou­viens de la joie de l’équipe sur le po­dium du Tour 2014. Meilleure équipe du Gi­ro deux mois avant, il y avait de la fier­té et une émo­tion très forte ! » Al­ler le plus loin pos­sible pour l’autre, Ju­lien parle d’une « am­biance de fa­mille. Romain les voit en de­hors de la course. L’hi­ver, ils sortent en­semble. C’est un épi­cu­rien. Il aime la bonne bouffe, le bon vin et par­tage ça avec eux. Ça ser­vi­ra au Tour. » L’équipe a fait des Tour avec des ob­jec­tifs loin­tains et des mer­ce­naires. Ce n’est plus le cas. Le dé­clic ? « La ve­nue de Romain et le po­dium de Ji­cé. Ji­cé nous a fait croire que c’est pos­sible, l’éclo­sion de Romain, qu’on at­ten­dait, aus­si ! Avec une telle équipe, il est ca­pable de ga­gner à Pa­ris. Cer­taines équipes doivent nous en­vier ! Au Dau­phi­né, j’ai vu de la cris­pa­tion dans le re­gard d’ad­ver­saires quand on re­mon­tait à l’avant dans les cols : “Pu­tain merde, ag2r va mettre en route” ! Le tra­vail de tous bo­ni­fie le groupe et pro­fite au lea­der ! » Un groupe sain… « Grâce à Vincent que je re­mer­cie, les gar­çons ne pren­dront jamais la grosse tête ! Comme dit Pierre, Inch’al­lah ! Romain peut ga­gner, on en a par­lé dès la re­mise pro­to­co­laire 2017. On va aug­men­ter la prise de risques. Je pré­fère faire 7e et perdre que d’avoir des re­grets de ne pas avoir es­sayé de ga­gner ! »

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