Que de­viens-tu… Da­vid Mon­cou­tié !

Planète Cyclisme - - AROUND -

Da­vid Mon­cou­tié s’est re­ti­ré du pe­lo­ton en 2012 avec un pal­ma­rès gar­ni d’une ving­taine de vic­toires. Il avait rem­por­té 2 étapes sur le Tour et 4 sur la Vuel­ta. Au­jourd’hui, il roule tou­jours dans les monts du lyon­nais où il ré­side, mais c’est tou­jours pour le plai­sir.

• PLA­NÈTE CY­CLISME : ALORS COM­MENT SE PASSE LA RE­TRAITE ? Da­vid Mon­cou­tié :

Pas mal. Si­tôt ma car­rière ter­mi­née, j’ai été consul­tant pour Eu­ro­sport. J’ai com­men­cé par la Vuel­ta en 2013 et puis, comme ça al­lait, j’ai pu tra­vailler sur les autres épreuves de la chaîne. Je reste dans mon mi­lieu et je parle de ce que je connais en le fai­sant par­ta­ger avec les téléspectateurs. C’est un tra­vail qui me plait bien. J’ai éga­le­ment un rôle d’am­bas­sa­deur de­puis 4 ans pour Vit­tel sur le Tour de France.

• EN VIT­TEL ? QUOI CONSISTE CE JOB CHEZ

Je fais les der­niers km de l’étape du Tour avec quelques ama­teurs sur un concept ap­pe­lé la Rand’eau *. Pas de ni­veau re­quis, il faut sim­ple­ment être li­cen­cié en club, gé­né­ra­le­ment un des clubs lo­caux de la ville d’ar­ri­vée ou à proxi­mi­té. Ce rôle d’am­bas­sa­deur est sym­pa pour ça aus­si, car on est dans l’am­biance du Tour. Ça per­met de par­ta­ger un bon mo­ment avec des cy­clistes ama­teurs sur le Tour. Les fans de vé­lo qui font cette Rand’eau avec moi, ap­pré­cient. L’échange est in­té­res­sant. Ils me posent pas mal de ques­tions sur les pros, le Tour éga­le­ment, car j’en ai fait 11 au to­tal. Ils aiment cette épreuve, ont la pas­sion du vé­lo comme je l’ai. Ce sont des amou­reux du vé­lo.

• C’EST RAND’EAU, ? UN PEU LE TA­PIS ROUGE AVEC CETTE NON

Oui, c’est ça. La route est fer­mée. Il y a du pu­blic et quand on passe la flamme rouge, c’est un bon mo­ment pour tous, avant d’être sur la ligne d’ar­ri­vée de­vant les spec­ta­teurs der­rière les bar­rières. Ce sont des sym­boles im­por­tants du Tour. On est là pour pro­fi­ter de l’ins­tant pré­sent dans la convi­via­li­té. C’est tran­quille. En­suite, on va au po­dium où les pros se­ront quelques heures plus tard. Ces ama­teurs sont bien dans l’at­mo­sphère du Tour avec cette expérience sur les der­niers km et la cé­ré­mo­nie pro­to­co­laire.

• EST- CE QUE TU PRENDS DU PLAI­SIR TOI-MÊME ?

Bien sûr, car ça me rap­pelle des sou­ve­nirs. Je pense à mes an­nées pas­sées sur le Tour de France. C’est su­per de re­faire ça avec Vit­tel de cette ma­nière.

• AS- RAND’EAU ? TU UNE ANEC­DOTE À NOUS RA­CON­TER SUR CETTE

Ah oui ! Sur une étape qui ar­ri­vait au Pla­teau de Beille, un gars avait pris un coup de chaud dans la mon­tée et il n’avait pas pu al­ler bien loin. Mais dans la voi­ture qui nous sui­vait, il n’y avait pas de place pour mettre notre in­for­tu­né ama­teur. C’est le chauf­feur de la voi­ture qui fai­sait le brie­fing de la Rand’eau et qui s’oc­cupe de la lo­gis­tique qui avait été obli­gé de fi­nir l’étape à vé­lo pour lais­ser une place dans la voi­ture. Le chauf­feur avait quand même fait 7-8 km d’as­cen­sion dans cette so­lu­tion dé­pan­nage.

• QUEL TOUR PA­RIS ? EST TON FA­VO­RI SUR LE CETTE AN­NÉE ET TON PO­DIUM À

Bonne ques­tion. Le fa­vo­ri c’est Froome, s’il est au dé­part. S’il n’est pas là, ça reste très ou­vert. Pour le po­dium, je mets Froome s’il est pré­sent, Quin­ta­na et Bar­det. * Opé­ra­tion Rand’eau avec Da­vid Mon­cou­tié sur les ar­ri­vées sui­vantes : Fon­te­nay-le-comte (pe­lo­ton ex­cep­tion de 50 ama­teurs), La Roche-sur-yon, Sar­zeau, Quim­per, Chartres, Amiens, Rou­baix, Alpe-d’huez, Va­lence, Mende, Car­cas­sonne, Ba­gnères de Lu­chon, Pau, La­runs.

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