Quand Franck Alaphilippe parle de son cou­sin

Planète Cyclisme - - ÉDITO-SOMMAIRE -

Dans la fa­mille Alaphilippe, je de­mande le cou­sin, Franck, 52 ans et res­pon­sable du Pôle Es­poirs de St-amand-mon­trond. Son en­traî­neur de­puis ses dé­buts en Ca­dets est le mieux pla­cé pour par­ler du pe­tit Ju­lian qu’il connaît par coeur, sur le vé­lo comme en de­hors, dans la tête comme dans les jambes. Il évoque ce Ju­lian que l’on ne voit pas à la té­lé.

• Pla­nète Cy­clisme : Ju­lian n’a ja­mais été “scou­té” par des équipes fran­çaises, mais a sui­vi un cur­sus à l’étran­ger. Estce une source de mo­ti­va­tion sup­plé­men­taire face aux grands lea­ders fran­çais, Ro­main Bar­det ou Thi­baut Pi­not pas­sés par une for ma­tion fran­çaise ? Franck Alaphilippe : Je ne pense pas. Sa mo­ti­va­tion ne vient pas de là. On en a sou­vent par­lé. Il fait son par­cours. Ça s’est f ait comme ça. Il n’en veut pas aux équipes fran­çaises de ne pas l’avoir re­cru­té. Il pense même que pour sa carr ière, ce­la a été peut-être ce qu’il a eu de mieux. Il ne le prend pas mal. Il doit beau­coup à son équipe, qui l’a re­cru­té avant les autres (La Quick•step via son équipe ré­serve Etixxih­ned). Il n’ a au­cune idée de re­vanche. • Existe-t-il un mo­ment-clé qui a fait que les équipes fran­çaises l’ont lou­pé ? J’es­père qu’elles pensent qu’elles ont lou­pé quelque chose avec lui. Je ne sais pas si elles suivent les tout jeune. Ju­lian n’a pas fait son an­née de Ju­niors 2. Il était bles­sé au ge­nou et les mé­de­cins ne trou­vaient pas ce qu’il avait. Il ré­in­sis­tait pour s’en­traî­ner et, à chaque fois, la dou­leur re­ve­nait. Ce­la lui a gâ­ché l’an­née. Mais je ne pense pas que ce soit à cause de ce­la. L’an­née où Etixx-in­hed l’a re­cru­té, j’ai cher­ché à voir qui les équipes fran­çaises re­cru­taient en même temps. Et je me dis qu’il y a eu un beau lou­pé. Je ne ci­te­rai pas de nom, mais il n’y avait per­sonne du ca­libre de Ju­lian. Ces an­nées sont im­por­tantes pour un jeune. Avant cette an­née, à l’hi­ver entre les Ju­niors 1 et 2, il est vi­ce­cham­pion du monde de Cy­clo-cross tout de même ! On au­rait dû s’in­té­res­ser à lui. Et l’an­née où il est chez Etixx, il n’avait pas d’obli­ga­tion de si­gner chez Quick•step après, comme dans des centres de for­ma­tion en sport-co. Il fait 9e au Mon­dial U23 et 4e au Cham­pion­nat d’eu­rope et n’a même pas été contac­té. • Où Ju­lian trouve-t-il sa mo­ti­va­tion ? Sa pre­mière source, c’est sa per­son­na­li­té. C’est un ga­gneur. Ga­min, il ai­mait tou­jours être le pre­mier dans ce qu’il fai­sait. Il fal­lait tou­jours qu’il soit mieux que son frère. En­suite, il sait que la vie n’est pas fa­cile. Il a connu une en­fance pas tou­jours fa­cile, la dif­fi­cul­té par­fois pour éle­ver un en­fant, l’ar­gent. Ce­la lui donne en­core plus de hargne pour réus­sir. Il a beau­coup de sources de mo­ti­va­tion. En­fin, le cy­clisme est sa pas­sion de­puis le dé­but. Il veut y réus­sir et a fran­chi toutes les étapes en pro­gres­sant tous les ans. Il a un men­tal hors norme. Il dit sou­vent que dans le pe­lo­ton, des cou­reurs sont lar­ge­ment au­des­sus de lui, mais il dit, lui, qu’il peut al­ler

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