LAR­RY WARBASSE & CO­NOR DUNNE UNE MÊME PAS­SION

Planète Cyclisme - - DU CYCLISME ET DES HOMMES -

L'amé­ri­cain Lar­ry Warbasse et l'ir­lan­dais Co­nor Dunne ont éga­le­ment vé­cu une se­maine d'aven­ture après le re­trait de l'équipe Con­ti­nen­tal­pro Aqua Blue Sport en plein été. Eux aus­si ont com­mu­ni­qué sur les ré­seaux so­ciaux pour par­ta­ger leur road trip entre la France et l'ita­lie avec voyage re­tour ! L'amé­ri­cain, fu­tur équi­pier de Ro­main Bar­det, ra­conte le No­go Tour.

Ré­pondre à l'im­pré­vu par l'im­pré­vu, c'est exac­te­ment ce que Lar­ry Warbasse et son co­équi­pier chez Aqua Blue sport Co­nor Dunne ont ini­tié en sep­tembre der­nier avec leur No­go Tour. À quelques jours du dé­part du Tour de Grande- Bre­tagne, ils re­çoivent un mail de leur boss, Rick De­la­ney, qui leur ex­plique que la sai­son est « over » pour l'équipe Aqua Blue ! No mo­ney. L'amér icain Warbasse rap­pelle sa ré­ac­tion : « Ça a été un choc. Tu ap­prends que ton équipe s'ar rête, alors qu'il te reste en­core 2 ans de contrat. On s'était pré­pa­ré pour le Tour de Grande- Bre­tagne, tout était en place et d'un seul coup, un mail t'ex­plique que tu ne se­ras pas au dé­part. Nous étions dé­vas­tés. » Co­nor Dunne, le cham­pion d'ir­lande, ba­lance alors : « Pour­quoi ne pas faire un autre Tour ? Mais à notre ma­nière ? » Warbasse re­bon­dit sur cette idée : « On l'avait dé­jà évo­qué entre nous par le pas­sé, mais ja­mais nous n'avions trou­vé le temps pour le faire. On man­quait sur­tout de mo­ti­va­tion » dit l'amér icain. « Là ! C'était dif­fé­rent. On pou­vait rem­pla­cer cette se­maine de course dé­but sep­tembre par un trip en Eu­rope, quelque part. Il fal­lait faire vite, car on n'avait rien an­ti­ci­pé évi­dem­ment. » L'amé­ri­cain, qui vient du Mi­chi­gan, de Tra­verse Ci­ty exac­te­ment, une ville splen­dide proche des Grands Lacs avec plus de 150 miles de plages, a soif d'aven­ture et ai­me­rait gr im­per le col de la Bon­nette qui culmine à 2.715 mètres dans les Alpes de Haute- Pro­vence. Co­nor Dunne ai­me­rait es­ca­la­der le col de Tende à 1.871 mètres qui sé­pare les Alpes-ma­ri­times et les Alpes li­gures. Le road tr ip est vite ac­té entre les deux An­glo­phones qui ha­bitent dans le même coin sur Nice. Ils com­men­ce­ront par le col de Tende pour conti­nuer sur l'ita­lie avant de re­ve­nir par le col de la Bon­nette, cher à Warbasse. Le No­go Tour est né ain­si. « On est par­ti le 2 sep­tembre et re­ve­nu en France le 9 avec pleins d'images, de ren­contres et un tas de choses dans la tête. Une se­maine de tr ip un peu à l'im­pro­viste, mais c'était ex­tra­or­di­naire » ra­conte Warbasse, qui, entre-temps, a trou­vé une équipe pour 2019. Il a si­gné chez ag2r La Mon­diale grâce à son ex­pér ience de cinq Grand Tour entre Giro et Vuel­ta quand il était chez BMC et IAM Cy­cling.

Joindre l'utile à l'agréable

« On avan­çait au jour le jour. En soi­rée, on re­gar­dait la route pos­sible pour le len­de­main » note le fu­tur équi­pier de Ro­main Bar­det. « C'était gé­nial. Une ma­nière de rou­ler dif­fé­rem­ment, sans as­sis­tance, pas de stress, et même si notre plan de la veille n'était pas scru­pu­leu­se­ment res­pec­té, on était re­lax avec ça. » Une vraie aven­ture vé­cue au pied le­vé. Leur pho­tos re­por­tage montre des cou­reurs sou­riants, tou­jours dans la bonne hu­meur, alors qu'à cette époque dé­but sep­tembre, l'un comme l'autre sont sans em­ploi pour 2019. On aper­çoit Ken­ny Elis­sonde, le Fran­çais du Team Sky, qui vient les en­cou­ra­ger au dé­part. « On a tra­ver­sé des pay­sages splen­dides » ra­conte l'amér icain. « Sta­cey, la co­pine de Co­nor, a été sym­pa, car elle nous a bien ai­dés éga­le­ment. C'est ce lien avec les sup­por­ters, les amis, qui nous a per­mis de vivre une aven­ture in­croyable. On a une pas­sion. On aime cou­rir. Sim­ple­ment pour ça, tra­vail ou pas ! On aime rou­ler et c'est ce que l'on a fait. » Lar­ry Warbasse avoue quand même qu'il res­tait connec­té, dans l'at­tente d'un ap­pel et d'une né­go­cia­tion de contrat pour 2019. « C'était étrange dans un tel en­vi­ron­ne­ment, en pleine na­ture de pen­ser aus­si au bou­lot mal­gré tout de temps à autre » dit-il. Il fal­lait éga­le­ment que le Géant Vert - Co­nor Dunne me­sure 2,04 m et il est le plus grand du pe­lo­ton pro­fes­sion­nel - soit en bonne condi­tion pour les Cham­pion­nats du Monde d'inns­bruck avec l'équipe d'ir­lande. « C'est pour ça aus­si que ce tr ip était bon » note Warbasse. « On a dû faire quelque chose comme 1.140 km. Deux potes, sans des­ti­na­tion, au fee­ling. C'était juste de la dé­cou­verte et le plai­sir de rou­ler. »

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