MONT­PEL­LIER HÉ­RAULT SC

La mau­vaise fae­na

Planète Foot - - Ligue -

Il est par­ti dans les der­nières heures de juin. Le coeur de Lou­lou s'est ar­rê­té de battre en plein coeur de l'après-mi­di, le jour de son soixante-qua­tor­zième an­ni­ver­saire. Dans les cha­leurs du sud du dé­but de l'été. Tout un sym­bole. Louis Ni­col­lin, c'était le seul pré­sident de Ligue 1 qui avait créé lui-même son club. La Paillade, puis Mont­pel­lier-Hé­rault. Lou­lou, c'était Mont­peul', le verbe haut et fort, par­fois vul­gaire, mais par­fois seule­ment, le foot à l'an­cienne, un père pour beau­coup, no­tam­ment pour Mi­chel Pla­ti­ni, qui s'est dit « ef­fon­dré ». Avec le dé­part de Lou­lou, c'est le foot à pa­pa qui s'en va et Laurent Ni­col­lin, qui avait re­pris les af­faires du club de­puis plu­sieurs sai­sons, se re­trouve seul à la barre. Une cer­taine idée de voir le foot et de vivre son club. De re­ce­voir, aus­si, dans son mas qui abrite un mu­sée qui n'a peut-être pas d'équi­valent dans le monde. Lou­lou, c'était la gé­né­ro­si­té. Un coeur gros comme ça qui s'est ar­rê­té. Louis Ni­col­lin, c'était Mont­pel­lier. Alors bien sûr, il y a l'ar­ri­vée de Mi­chel Der Za­ka­rian et une sai­son qui s'an­nonce. Laurent Ni­col­lin en avait dit deux mots d'ailleurs, à l'heure de re­mettre les cram­pons. « Les ob­jec­tifs ? Il n'y en a pas spé­cia­le­ment pour l'ins­tant, ex­pli­quait-il. Bien sûr, on veut vivre une sai­son plus tran­quille. L'ob­jec­tif nu­mé­ro un, c'est le main­tien. Si on peut s'in­ter­ca­ler dans les dix pre­mières places, ce se­ra avec grand plai­sir mais on ne va rien im­po­ser à Mi­chel. » La vente de Steve Mou­nié à un club de Cham­pion­ship étant la plus grosse de l'his­toire du club (13 M€), la marge de ma­noeuvre est plus dé­liée. Mais ça, c'était juste avant que l'arène ne perde son plus fi­dèle afi­cio­na­do. Et plus rien ne se­ra comme avant les der­nières heures de juin.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.