Ga­reth Sou­th­gate, coach 3.0 et Love Train

Planète Foot - - TECHNIQUE -

Si l'An­gle­terre a mar­qué les es­prits lors du Mon­dial en Rus­sie, c'est en grande par­tie grâce à son coach au cos­tume trois pièces (ou en trench, ci-contre Lio­nel dans Mes­si les tri­bunes de l'Eti­had Sta­dium) et... à sa science des coups de pied ar­rê­tés. Ga­reth Sou­th­gate passe un temps de dingue à étu­dier les phases ar­rê­tées. Le cor­ner et autres su­cre­ries de ce genre, c'est son da­da. Avant la Coupe du monde, il avait même pré­ve­nu : « On a iden­ti­fié les phases ar­rê­tées comme des mo­ments clés dans les tour­nois. » Il ne croyait pas si bien dire. Les En­glish ont mar­qué 75% de leurs buts sur des coups de pied ar­rê­tés du­rant la com­pé­ti­tion ! La patte Sou­th­gate qui a mis en place le dé­sor­mais cé­lé­bris­sime “Love Train” (leur che­nille à eux). Le prin­cipe : quatre joueurs en file in­dienne dans la sur­face, qui ex­plosent cha­cun de leur cô­té au mo­ment de la frappe. Mais pour le conduc­teur Sou­th­gate, ce train de l'amour n'est qu'une étape. Pas­sion­né de sports amé­ri­cains, le dé­clic a eu lieu pour lui à Min­nea­po­lis, quand il a vu la fi­nale du Su­per Bowl. De­vant les pos­si­bi­li­tés tac­tiques et les mul­tiples com­bi­nai­sons en­vi­sa­geables, il s'est convain­cu que tout ce­la était trans­po­sable au foot­ball. En ob­ser­vant les dé­pla­ce­ments des joueurs de bas­ket NBA lors des mises en place de sys­tèmes, il se rend compte qu'il est pos­sible de mettre un joueur en po­si­tion de shoot aus­si, en jouant avec les pieds. « Oui, in­siste-t-il, il existe des phases ar­rê­tées au foot où, à la ma­nière du bas­ket, on peut mettre en place des sys­tèmes avec des dé­pla­ce­ments pré­cis du bal­lon et des joueurs. »

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