Maxime Bos­sis

IN­TER­NA­TIO­NAL DE 1976 À 1986

Planète Foot - - ÉDITO -

Il était libre Max, qui a dé­bu­té sa car­rière in­ter­na­tio­nale à vingt ans, un soir de mars 1976, en même temps qu'un cer­tain Mi­chel Pla­ti­ni et qu'il achè­ve­ra après la Coupe du monde 86 et une troi­sième place fi­nale. Ce Ven­déen for­mé au FC Nantes se ser­vait de ses grands com­pas, comme les pieuvres de leurs ten­ta­cules, pour chi­per les bal­lons les plus im­pro­bables ou se lan­cer dans de longues che­vau­chées. C'est au poste d'ar­rière gauche qu'il a en­ta­mé sa car­rière, c'est en dé­fense cen­trale qu'il l'a fi­nie. Après la de­mi-fi­nale de Sé­ville au Mun­dial 82, il a été du pre­mier suc­cès in­ter­na­tio­nal des Bleus à l'Eu­ro 84 avant donc de clore cette aven­ture au Mexique sur des émo­tions aus­si fortes que la qua­li­fi­ca­tion pour les de­mi-fi­nales aux dé­pens du grand Bré­sil. Un vrai gent­le­man dans la vie comme sur le ter­rain.

Avec le grand Max, même l'ar­tiste Ca­re­ca ne passe pas, lors du my­thique France-Bré­sil du Mon­dial 86. Lors de l'ir­res­pi­rable de­mi-fi­nale de Sé­ville contre l'Al­le­magne au Mun­dial 82, le grand Max était le sixième ti­reur fran­çais lors de la séance fa­ti­dique (3-3 après pro­lon­ga­tion), après les ra­tés de l'Al­le­mand Sti­lieke et de Di­dier Six pour les Bleus. Mal­heu­reux, il a man­qué son es­sai et, bien mal­gré lui, par­ti­ci­pé à l'éli­mi­na­tion de l'équipe de France. Trau­ma­ti­sé par cet échec, il a en­suite tou­jours sys­té­ma­ti­que­ment re­fu­sé de frap­per un pe­nal­ty. Que ce soit en club ou en sé­lec­tion. 76 sé­lec­tions (1 but) dont la pre­mière le 27 mars 1976 au Parc des Princes, France-Tché­co­slo­va­quie 2-2. « Je ne sais pas si c'est le meilleur ou le pire sou­ve­nir de ma car­rière, mais c'est cer­tai­ne­ment le plus grand de tous : Sé­ville, le 8 juillet 1982, contre la RFA, mal­gré mon échec lors de la séance de tirs au but. Ce sont des mo­ments que l'on veut vivre dans une car­rière, tout était in­croyable. Com­ment est-il pos­sible que plus de trente ans après, des gens de tout âge viennent en­core nous en par­ler ? On m'ar­rête en­core sou­vent dans la rue pour dis­cu­ter foot et très ra­pi­de­ment on ar­rive sur le match de Sé­ville. »

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