Laurent Blanc

IN­TER­NA­TIO­NAL DE 1989 À 2000

Planète Foot - - ÉDITO -

e li­bé­ro qui a li­bé­ré les Bleus. Dans la touf­feur de Lens, en hui­tièmes de fi­nale de la Coupe du monde 1998, quand il a dé­ci­dé de res­ter là-haut mais en ter­rain connu, cam­pé aux avant-postes, dans la sur­face de ré­pa­ra­tion du Paraguay, pen­dant que Mar­cel De­sailly lui hur­lait de re­ve­nir. Il est res­té et il a mar­qué le but en or qui trans­per­ça Jo­sé-Luis Chi­la­vert et a fait bas­cu­ler les Bleus vers le grand monde. Long­temps me­neur de jeu avant de se fixer en char­nière cen­trale c'est en nu­mé­ro 10 qu'il fut sa­cré cham­pion d'Eu­rope avec les Es­poirs en 1988, avec Sté­phane Paille, Éric Can­to­na et Frank Sau­zée no­tam­ment -, il écri­ra les plus belles pages de sa car­rière in­ter­na­tio­nale une fois pas­sée la tren­taine. Le meilleur sur le tard. Comme un bon mil­lé­sime, lui l'ama­teur de grands crus et amou­reux de la ré­gion gi­ron­dine, ja­mais loin d'un green mé­do­cain quand il ne se trouve pas sur un banc de touche, sous contrat. Ses plus belles pages!? Les plus belles de l'his­toire des Bleus. Par­fait com­plé­ment du Rock De­sailly, il était ce­lui qui cou­pait, qui res­tait de­bout, qui pre­nait tout de la tête. Il était, sur­tout, ce­lui qui re­lan­çait comme per­sonne. Cham­pion du monde et cham­pion d'Eu­rope, le Pré­sident.

Le bi­sou du Pré­sident sur le crâne chauve de Fa­bien Bar­thez. L'image n'a pas pris une ride.

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