Ma­ryan Wis­niews­ki-Jean-Marc Fer­re­ri

IN­TER­NA­TIO­NAL DE 1955 À 1963

Planète Foot - - ÉDITO -

Ap­pe­lé en équipe de France à 18 ans et deux mois, le ch'ti ga­min du Nord, d'ori­gine po­lo­naise, de­vient l'un des plus jeunes joueurs de l'his­toire à por­ter le maillot de l'équipe de France, à l'oc­ca­sion d'un match contre la Suède en avril 1955. Ai­lier droit, ha­bile et dé­rou­tant, lui aus­si a été de la cam­pagne de 58, ef­fi­cace dans le rôle du pas­seur dé­ci­sif et pas mal­adroit dans ce­lui du bu­teur. «!Au dé­but, on est ar­ri­vé là-bas sur la pointe des pieds. Moi, en­core plus, parce que j'étais un jeu­not dans le groupe. Et puis, il s'est pas­sé un dé­clic contre le Paraguay (me­né 3-2 et vain­queur 7-3). Après, s'il n'y avait pas eu cet at­ten­tat contre Jon­quet en de­mi-fi­nale contre le Bré­sil (sor­ti sur bles­sure et pas rem­pla­cé se­lon les rè­gle­ments de l'époque), je ne sais pas si on au­rait pu faire mieux en­core. » Il se­ra éga­le­ment de la par­tie à l'Eu­ro 60, sa car­rière en équipe de France s'ar­rê­tant en 1963 en même temps que son bail avec le RC Lens, son équipe de presque tou­jours mais il a conti­nué à jouer en club jus­qu'en 1970.

« À la fin de notre cam­pagne de Suède où on avait, c'est vrai, un peu trop fê­té notre troi­sième place, j'ai ou­blié de ren­trer au Ba­taillon de Join­ville où j'ef­fec­tuais mon ser­vice mi­li­taire. Aux yeux de l'ar­mée, j'étais un dé­ser­teur. Al­lez, ouste, en taule ! Le 14 juillet, je dé­file sur les ChampsÉ­ly­sées de­vant le Gé­né­ral De Gaulle et, le len­de­main, on m'en­voie en Al­gé­rie. J'en re­viens au bout de deux mois dans un avion de 50 places avec seule­ment les deux pi­lotes et moi, afin de par­ti­ci­per à la ré­cep­tion of­fi­cielle or­ga­ni­sée par De Gaulle en l'hon­neur des Mon­dia­listes. Et je ne suis ja­mais re­tour­né en Al­gé­rie… »

33 sé­lec­tions (12 buts) dont la pre­mière le 18 avril 1955 à Co­lombes, France-Suède 2-0.

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