Ray­mond Ko­pa

IN­TER­NA­TIO­NAL DE 1952 À 1962

Planète Foot - - ÉDITO -

Une lé­gende du foot­ball mon­dial et du sport tri­co­lore dans son en­semble. De Ray­mond Ko­pas­zews­ki de son vrai nom, pe­tit-fils d'im­mi­grés po­lo­nais né à Noeux-lesMines (son père, qui était ar­ri­vé à 13 ans sur le sol fran­çais, tra­vaillait à la mine, comme tout le monde, entre Bé­thune et Lens, à l'époque) à Ray­mond Ko­pa, il n'y eut qu'un pas. Un pas de deux, un pas de danse avec un bal­lon. Un pas d'es­thète, tout feu tout flamme à la ba­guette d'une équipe de France qui illu­mi­na la Coupe du monde 1958 en Suède. Un pas de géant pour le foot fran­çais. Un pas d'at­ta­quant vi­sion­naire, qui dé­bou­lait balle au pied avec, tou­jours, un temps d'avance, pas me­neur de jeu pour rien. Fai­seur de ca­viars sur un pas. Un pas de mo­der­ni­té, sym­bole du grand Stade de Reims et de son en­traî­neur Al­bert Bat­teux, comme du géan­tis­sime Real Ma­drid de l'époque, qui broyait tout sur son pas­sage au rythme des pas de tan­go de Gen­to, Di Ste­fa­no, et des courses de Ko­pa. Un pas de cô­té en mars 2017, quand il nous a quit­tés à 85 ans. Un pas de trop.

Le bal­lon , le maillot, les chaus­sures étaient plus lourds. Mais les contrôles de balle tou­jours aus­si fluides et lé­gers.

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