LA Mé­thode d

Playboy (France) - - Play Et Blessures -

il y a peu de temps, un ami me sou­te­nait mor­di­cus qu’au­cune de ses maî­tresses n’avait ja­mais si­mu­lé. Peut-être faites-vous par­tie de ce genre de per­sonne, tel­le­ment concen­trée sur el­le­même, qu’il vous est pos­sible d’en ou­blier sa par­te­naire pour qui l’acte a été loin d’être concluant. Des cher­cheurs de l’Uni­ver­si­té du Kan­sas ont réa­li­sé une étude por­tant sur 1 500 per­sonnes afin de connaître la pro­por­tion de femmes et d’hommes qui (at­ten­tion, le mot est je­té) si­mulent. Ré­sul­tat : plus de 3 femmes sur 4 ont avoué avoir dé­jà eu re­cours à cer­tains sub­ter­fuges. il en est de même pour 41 % des hommes. Pour­quoi donc ? Et bien car elles/ils veulent faire plai­sir à leur par­te­naire, que par­fois, elles/ils ne sont tout sim­ple­ment pas concen­trés, qu’elles/ils veulent en­tre­te­nir la flamme, qu’elles/ils sont an­xieux, qu’elles/ils ont l’im­pres­sion que ce­la leur donne du pou­voir ou tout sim­ple­ment parce qu’elles/ils s’en­nuient. thing. Cer­tains vont jus­qu’à par­ta­ger des guides com­plets qui parlent de leurs ex­pé­riences et les « as­tuces » pour pié­ger sa/son par­te­naire. Pour ceux d’entre vous qui pour­raient se de­man­der en quoi re­ti­rer son pré­ser­va­tif sans pré­ve­nir pen­dant un rap­port consen­ti est mal, ré­flé­chis­sez à cette phrase : le sexe consen­suel, c’est du sexe ; le sexe non-consen­suel, c’est du viol. il n’y a rien de plus simple à com­prendre que ça. Ch­ris­tel Le Coq, « ama­trice de lec­ture éro­tique », a créé en 2014 un pro­jet de lec­ture nu­mé­rique sen­so­rielle ap­pe­lé B.Sen­sor. L’idée était de conju­guer le pou­voir des mots aux ob­jets connec­tés pour imaginer une nou­velle ma­nière de lire et de prendre du plai­sir, seul(e) ou ac­com­pa­gné(e). trois an­nées sont pas­sées et la start-up fran­çaise B.Sen­so­ry.com pro­pose son Lit­tle Bird, un char­mant sex­toy qui se connecte via Blue­tooth à une ap­pli de lec­ture éro­tique. C’est lu­dique, té­lé­char­geable sur smart­phone et ta­blette. Une idée par­faite pour pim­per vos dé­si­rs. La re­pré­sen­ta­tion bio­lo­gi­que­ment cor­recte du sexe fé­mi­nin – cli­to­ris com­pris – se­ra in­té­grée dans le nou­veau livre de SVt des édi­tions Ma­gnard qui de­vrait être uti­li­sé à la ren­trée pro­chaine par les col­lé­giens. Lorsque l’on sait qu’une fille de 15 ans sur quatre ne sait pas qu’elle a un cli­to­ris, que 84% des filles de 13 ans ignorent com­ment re­pré­sen­ter leur sexe alors qu’elles sont 53% a sa­voir le faire pour ce­lui des gar­çons, on com­prend l’im­por­tance d’un tel ma­nuel. Cette bonne nou­velle fait suite au mo­dèle de cli­to­ris en 3D im­pri­mable des­ti­né prin­ci­pa­le­ment aux en­sei­gnants d’odile Fillod. En ef­fet, le cli­to­ris est un or­gane qui souffre d’une vision er­ro­née. il me­sure dix cen­ti­mètres de long en moyenne et fonc­tionne de la même ma­nière qu’un pé­nis : il se gorge de sang et de­vient plus sen­sible en cas d’ex­ci­ta­tion sexuelle. Cette re­pré­sen­ta­tion va en­fin tordre le cou à l’idée que les femmes n’ont « rien entre les jambes » si ce n’est « un trou » et que cette béance pour­rait uni­que­ment être com­blée par la pré­sence d’un or­gane ex­té­rieur. Et ce­la ai­de­ra cer­taines à ne plus se voir uni­que­ment comme un ré­cep­tacle du dé­sir mas­cu­lin.

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