“J’Ai coM­Men­cé à vendre des re­vues éro­tiques pAr cor­res­pondAnce. ”

Playboy (France) - - L’interview Playboy -

P — Marc Dor­cel, un point sur votre nom propre, qui est en passe de de­ve­nir un nom com­mun, un peu comme Mo­by­lette ou Fri­gi­daire…

MD — oui, je sais que mon nom est sy­no­nyme de luxure, de­puis 1979 mais en­core avant pour ceux qui savent… Une très grosse pro­por­tion de gens connaissent Dor­cel, 50% des fran­çais, sans li­mite d’âge. Entre les gens qui savent et ceux qui ne veulent pas sa­voir, ça fait du monde !

Au dé­part, rien ne vous pré­des­ti­nait au x. vous avez même fon­dé une so­cié­té de trans­ports, pas for­cé­ment amou­reux…

MD—Les trans­ports Dor­cel, une so­cié­té d’in­té­rim de trans­ports, pas très gla­mour, vous avez rai­son ! on louait des vé­hi­cules pour les tra­vaux pu­blics, les chan­tiers, les fon­da­tions d’im­meubles… Pas très éro­tique tout ça ! Sur­tout que j’ai em­prun­té beau­coup d’argent pour me lan­cer et que je ne suis pas ar­ri­vé à payer mes traites. Les ca­mions cas­saient, je n’avais pas de ga­rage, bref, j’ai dé­po­sé le bi­lan. il y a mieux comme pré­li­mi­naires! Mais ça m’a aguer­ri, je me suis pré­pa­ré à de­ve­nir en­tre­pre­neur. D’un autre cô­té, je li­sais Pa­risHol­ly­wood chez mon den­tiste et j’ado­rais les pin-up que j’y voyais. J’ai­mais beau­coup le Hé­ris­son, aus­si. J’ai donc com­men­cé à vendre par cor­res­pondance des re­vues éro­tiques que je chi­nais chez les bou­qui­nistes des bords de Seine.

Le dé­but de l’ascension ?

Pas vrai­ment, non, j’en ven­dais à peu près trois par jour. Je vé­gé­tais un peu, on connais­sait mes pu­bli­ci­tés, que je pre­nais dans ces re­vues... on m’en parlait, mais sans plus. Alors je me suis as­so­cié avec un ami avec qui on se don­nait ren­dez-vous au café Bour­gogne, place des Vosges. on a mon­té Sé­lect Dif­fu­sion, tou­jours axé sur des pu­bli­ca­tions éro­tiques. Là, un type en Suisse m’ap­pelle et me dit : « J’ai écrit une nou­velle très éro­tique avec ma se­cré­taire, j’ai­me­rais qu’elle soit pu­bliée. » Le texte était pas mal, je l’ai pu­blié sous le titre Ur­su­la et, en deux mois et de­mi, on en avait

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