FRAICHEUR D’AU­TOMNE

Au mi­lieu de l’été in­dien, les feuilles mortes se ra­massent à la pelle au mi­lieu des fra­grances de jeunes dan­dies, étu­diées à l’aveugle par la blo­gueuse Ju­liette Fa­liu.

Playboy (France) - - Le Nez Du Playboy -

THIS IS HIM ! DE ZADIG & VOL­TAIRE

Ju­liette Fa­liu : “Les par­fums pour hommes com­mencent à ex­plo­rer des ter­ri­toires plus ronds et plus doux. C’est la preuve qu’il est pos­sible de sor­tir de la fraî­cheur très hy­gié­nique et des struc­tures boi­sées mo­no­li­thiques par­fois en­va­his­santes. Ce par­fum en est la par­faite illus­tra­tion. on y re­trouve une belle trame boi­sée, nette et propre comme on les aime (en­cens, san­tal), avec le charme et la dou­ceur de la va­nille en plus. Le poivre noir, c’est la pe­tite étin­celle ve­nant ré­veiller l’en­semble et lui ap­por­ter de la sen­sua­li­té. un par­fum cha­leu­reux, ras­su­rant comme une mé­lo­die jouée à la basse. une vi­sion se­reine de la mas­cu­li­ni­té. ”

L’EN­VOL DE CAR­TIER

“En toile de fond, on pour­rait presque re­con­naître un vi­sage fa­mi­lier. Son al­lure, sa ligne, ses belles ma­tières pre­mières… Tout semble nous rap­pe­ler une au­ra connue et res­pec­tée. Et pour cause, la struc­ture fou­gère ins­crit ce par­fum dans le re­gistre mas­cu­lin et puise dans sa riche his­toire. Mais après une ou­ver­ture aro­ma­tique consa­crée (la­vande, sauge, ar­moise), la fra­grance em­prunte un nou­veau che­min, se perd dans les cha­leurs boi­sées du gaïac et du vé­ti­ver et nous ra­conte une his­toire nou­velle. on reste pen­du à ses lèvres alors que se dé­voile un miel lu­mi­neux et la vi­bra­tion ir­ré­sis­tible du musc qui, fi­na­le­ment, nous au­ra gui­dé tout du long. ”

METHALDONE D’AETHER

“Si vous ai­mez bri­ser les codes, il y a de fortes chances pour que ce par­fum vous parle ! Du mé­tal, du bois, du brû­lé et une im­mense éten­due de notes iri­sées et am­brées. Est-il chaud ou froid ? La sen­sa­tion est mi­né­rale, tel­lu­rique et dans le même temps, aé­rienne et im­pal­pable, comme élec­trique. Com­ment rendre compte d’un par­fum qui semble fa­çon­né dans la ma­tière noire de l’es­pace et du ciel ? Alors que ce corps as­tral se dé­ploie de­vant nous, on se rac­croche aux rayons bleus et blancs qui trans­percent son sillage et on reste sub­ju­gué, le re­gard in­ter­dit. ”

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.