PLAYMOBILE, LE FER­RA­RI CHAL­LENGE

Notre spé­cia­liste au­to met le cap sur la cé­lèbre boîte rouge et or de Ma­ra­nel­lo et s’offre un tour de piste en 355 Chal­lenge.

Playboy (France) - - Sommaire -

Amou­reux d’au­to­mo­bile spor­tive et d’adré­na­line, il faut bien ad­mettre que nous sommes pour la plu­part des pi­lotes de course frus­trés. Nous n’avons en ef­fet pas tous eu la chance d’être in­tro­duit au kar­ting à l’âge de 4 ans pour fi­nir en cham- pion­nat gT ou en dans un ba­quet de mo- no­place, pour des ques­tions de bud­get, de vo­lon­té fa­mi­liale ou juste de ta­lent. C’est sans au­cun doute pour ce­la que les track days, ou “jour­nées de piste” en bon fran­çais, existent. L’ana­to­mie d’une jour­née de piste est as­sez simple :des pi­lotes frus­trés se ras­semblent sur un cir­cuit, et payent quelques cen­taines d’eu­ros pour avoir l’im­pres­sion de rou­ler vite dans leurs au­tos plus ou moins spor­tives. il y en a pour tous les bud­gets, tous les âges et tous les ni­veaux. Ce­ci dit, l’ama­teur aver­ti choi­si­ra son ou­til avec pré­cau­tion et goût. L’idéal étant d’avoir une voi­ture qui trans­met un maxi­mum de sen­sa­tions (sans for­cé­ment al­ler très vite) et suf­fi­sam­ment ré­sis­tante pour ne pas ter­mi­ner en épave fu­mante à la fin de cette jour­née de pi­lo­tage, souvent très éprou­vante pour la mé­ca­nique.

355 MAGNÉSIUM

Quand l’oc­ca­sion s’est pré­sen­tée d’al­ler tour­ner sur le cir­cuit du Val de Vienne à l’oc­ca­sion d’un évé­ne­ment cen­tré sur les ita­liennes or­nées du che­val ca­bré, idée sor­ti de l’ima­gi­na­tion au­da­cieuse d’un cer­tain En­zo, mon sang bien rouge n’a fait qu’un tour. Pour m’y rendre je sa­vais très bien dans quelle te­nue je me fe­rais plus qu’ac­cep­ter en tant que pi­lote Play­boy, mais re­mar­quer :la 355 al­lait m’ac­com­pa­gner au bal ! Ren­due cé­lèbre à la fin des an­nées 90 par un jeu d’ar­cade édi­té par Se­ga (rap­pe­lez vous, cette ca­bine rouge à 3 écrans dis­po­sant même d’une boite en H et d’un em­brayage), la Fer­ra­ri 355 Chal­lenge est ici comme sur n’im­porte quel cir­cuit, chez elle. Dé­ri­vée de la dé­jà “su­bli­mis­si­ma ” Fer­ra­ri 355, la Chal­lenge s’en dis­tingue par son ai­le­ron ar­rière pro­émi­nent, ses jantes Speed­line en magnésium, son frei­nage amé­lio­ré ain­si qu’un échap­pe­ment plus libre, lais­sant le V8 s’ex­pri­mer sans re­te­nue. La 355 était ré­pu­tée pour être une réus­site à tous les ni­veaux, la Chal­lenge de son cô­té, ma­gni­fie ses qua­li­tés. Le res­sen­ti der­rière le vo­lant est en­core plus pré­cis et di­rect, le châs­sis re­double d’ef­fi­ca­ci­té et le mo­teur, ce­rise sur ce gâ­teau Ros­so Cor­sa, rend to­ta­le­ment dé­pen­dant aux mon­tées en ré­gime jus­qu’à la zone rouge, tant son chant si par­ti­cu­lier et jouis­sif se ré­vèle ly­rique. Mal­gré le fait que mon exem­plaire a la grande par­ti­cu­la­ri­té d’être ho­mo­lo­guées route, dite “street le­gal ”, il s’avère être une ra­re­té ab­so­lue.

PMU DU COIN

Ce qui m’ a per­mis après quelques tours de pistes sous grande cha­leur, de pou­voir al­ler me ra­fraî­chir au PMu du coin. une si­tua­tion presque sur­réa­liste . ou com­ment re­trou­ver une su­per car de­vant le bar ta­bac d’un vil­lage du val de Vienne. Nos lec­teurs aux grandes oreilles doivent sa­voir que la F355 Chal­lenge (comme la 348 Chal­lenge ) est en­core une mer­veilleuse ra­re­té bou­dée par le mar­ché de la col­lec­tion. Si la my­thique F40, dont la phi­lo­so­phie est si­mi­laire, s’est en­vo­lée à des ta­rifs stra­to­sphé­riques, notre au­to reste re­la­ti­ve­ment ac­ces­sible, et car­ré­ment une belle af­faire pour ce que l’on peut consi­dé­rer comme une vé­ri­table voi­ture de course puis­qu’elle se né­go­cie un peu au des­sus des 130 000€. un chiffre à mettre en pers­pec­tive avec sa

ra­re­té (une cen­taine d’exem­plaires), et ses qua­li­tés re­con­nues par les pu­ristes. un fu­tur grand col­lec­tor les amis pas­sion­nés et en quête de pla­ce­ments fi­nan­ciers ! Au ca­si­no, je mise tou­jours tout sur la rouge.

DES CHE­VAUX QUI MURMURENT À L’OREILLE DE L’HOMME

Cham­pion­nat créé il y a 25 ans par des pro­prié­taires de la Fer­ra­ri 348 Ber­li­net­ta qui sou­hai­taient se me­su­rer les uns aux autres en com­pé­ti­tion, le Fer­ra­ri Chal­lenge de­puis 25 ans réunit six gé­né­ra­tions de Fer­ra­ri qui se suc­cèdent sur les pistes. De­puis 1992, plus de 1000 courses du Fer­ra­ri Chal­lenge ont été or­ga­ni­sées et ce sont presque au­tant de pi­lotes qui ont pris le vo­lant de ces voi­tures de course. Ain­si, en 25 ans, les voi­tures ont eu le temps d’évo­luer. Se sont ain­si suc­cé­dées sur les pistes les Fer­ra­ri 348, 355, 360, 430 et 458 Chal­lenge. Place dé­sor­mais au nou­veau mo­dèle, la Fer­ra­ri 488, sur la base du mo­dèle de sé­rie, la 488 GTB. un gros pas en avant ni­veau per­for­mance, par rap­port à l’an­cien mo­dèle. Ain­si, la 488 Chal­lenge dis­pose du meilleur mo­teur de sé­rie, le V8 3,9 litres tur­bo­com­pres­sé de 670 che­vaux, mo­teur de l’an­née 2016 ! Évi­dem­ment il est pré­pa­ré, tout comme la voi­ture, qui re­çoit un ar­ceau de sé­cu­ri­té, et sur­tout des trains rou­lants spé­ci­fiques, une boîte de vi­tesses à rap­port plus courts, et un sys­tème de ges­tion du couple évo­lué. Tout ça pour per­mettre aux pi­lotes Fer­ra­ri Chal­lenge d’adap­ter la conduite de la voi­ture à leur style de pi­lo­tage.

Notre re­por­ter de choc Oli­vier Saint Jours prend une pause (et une pose) bien mé­ri­tées.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.