L’AN­TI -GUIDE DE DRAGUE

Tu es fa­ti­gué d’avoir de nom­breux par­te­naires mas­cu­lins, fé­mi­nins ou non iden­ti­fiés ? Ton corps ne suit pas cette dé­bauche per­ma­nente et tu n’as le temps de pro­fi­ter de Net­flix? Nous avons la so­lu­tion, en neuf étapes simples tu re­trou­ve­ras en­fin ton ca­nap

Playboy (France) - - Sommaire - Illus­tra­tions Law D’Al­mei­da

AVER­TIS­SE­MENT : CETTE MÉ­THODE EST RA­DI­CALE ET PEUT LAIS­SER DES DOM­MAGES IRRÉVERSIBLES À TA CRÉ­DI­BI­LI­TÉ. ÉTAPE 1 SOYEZ ORI­GI­NAL.

Pour com­men­cer il est im­por­tant de s’at­ta­quer à votre look. Mes­sieurs, ba­zar­dez vos cols en V et vos che­mises Za­ra ajus­tées, mes­dames, la pe­tite robe noire qui met en va­leur votre dé­col­le­té doit brû­ler. D’une ma­nière gé­né­rale dé­bar­ras­sez vous de tous les ba­siques de votre garde robe. ils peuvent don­ner l’im­pres­sion à votre par­te­naire po­ten­tiel (ou PP) que vous cor­res­pon­dez à son mi­lieu so­cio-cultu­relle et lui per­mettent de se pro­je­ter en votre com­pa­gnie. Pré­fé­rez quelque chose d’unique et de per­son­nel, tel qu’une che­mise à ja­bot et un pan­ta­lon à pattes d’eph voir si vous man­quez vrai­ment d’ins­pi­ra­tion, une te­nue De­si­gual.

L’idée bo­nus - Les sous vê­te­ments su­per hé­ros ou cou­verts de po­neys ma­giques ap­portent une sû­re­té sup­plé­men­taire dans le cas où les choses dé­gé­né­re­raient. éTAPE 2 PAR­LEZ DE CE qui VOuS TIENT VrAI­MENT à COEur.

Vous êtes dans un bar bran­ché, quel­qu’un vous at­tire l’oeil et vous en­ga­gez la dis­cus­sion. Ne vous in­quié­tez pas il n’est pas trop tard pour sa­bor­der votre na­vire. La ma­jo­ri­té des gens de la ca­pi­tale étant dans la com­mu­ni­ca­tion ou dans le com­merce, les conver­sa­tions suivent souvent un ri­tuel dé­fi­ni. Dans ce cadre il de­vient dif­fi­cile de se lou­per, sor­tez donc du for­mu­laire et pre­nez des su­jets par­ti­cu­liè­re­ment per­son­nels. N’hé­si­tez pas à y mettre toute votre âme afin qu’au­cun doute n’existe (dans le cas contraire il existe un risque que ce­la pa­raisse sar­cas­tique et donc Hips­ter). Les pro­blèmes de fa­milles ou l’évo­ca­tion de hob­bys tels que la taxi­der­mie ou les col­lec­tions de timbres sont ab­so­lu­ment par­faits pour vrai­ment perdre votre au­di­toire.

L’idée bo­nus - N’hé­si­tez pas à sor­tir votre culture geek et à faire des ré­fé­rences à vos sé­ries et co­mics pré­fé­rés. Ne faites pas ap­pel à une culture trop mains­tream, une uti­li­sa­tion de catch­phrase sor­tie de Big Bang Theo­ry est à double tran­chant. ÉTAPE 3 ÉCOUTEZ LE VRAI­MENT.

Cette étape peut sem­bler pa­ra­doxale. Bien en­ten­du tout un cha­cun aime prendre un air so­len­nel et lan­cer un presque bi­blique “Car­ré­ment” lors d’une conver­sa­tion. Mais avec un peu de pratique et un contact vi­suel per­ma­nent il est tout à fait pos­sible de don­ner une im­pres­sion d’in­ten­si­té par­ti­cu­liè­re­ment mal­ve­nue. De plus pen­sez à bien don­ner votre avis. Dans ce cadre pré­cis, l’al­cool ai­dant, il y a de bonnes chances que la per­sonne concer­née prenne la mouche et se sente in­sul­tée parce que vous avez osé dire que vous n’ai­miez pas Beyon­cé et qu’elle n’ar­ri­ve­ra ja­mais à la che­ville d’Et­ta James.

L’idée bo­nus - si votre PP n’est pas re­froi­di par le contact vi­suel n’hé­si­tez pas à sur­en­ché­rir en lui te­nant la main. ÉTAPE 4 RES­TEZ CLEAN.

Si l’al­cool est un lu­bri­fiant social, la drogue est un via­gra émo­tion­nel. Faites preuve de tem­pé­rance et gar­dez tou­jours le contrôle de vos consom­ma­tions. Dans le cas ou vous sen­tez que vous avez dé­jà trop bu, fu­mé ou snif­fé dou­blez la dose afin d’être une vé­ri­table loque et de vous sor­tir d’af­faire (tri­plez même si vous êtes dans une boîte des Champs-Ely­sées, per­sonne ne de­vrait avoir à su­bir un tel en­vi­ron­ne­ment sobre). Les drogues telles que MDMA et autres sont for­mel­le­ment pros­crites car vous li­bé­rant de toutes peurs et vous don­nant une cer­taine au­ra par­ti­cu­liè­re­ment ris­quée.

Idée bo­nus - Dans l’idéal ten­tez de com­man­der un lait/ menthe ou gre­na­dine afin que ce­la soit en­ten­du par tous, l’image in­fan­tile que ce­la don­ne­ra est plus que bien­ve­nue.

éTAPE 5 SOyEZ SIN­CèrE ET LAIS­SEZ PAr­LEr VOS ÉMO­TIONS.

il est très im­por­tant que vous fas­siez preuve d’une hon­nê­te­té ab­so­lue. Tout d’abord parce qu’il existe une bonne pro­ba­bi­li­té que ce­la ter­ri­fie votre PP mais sur­tout parce que ce­la en­lè­ve­ra toute part de mys­tère qu’on pour­rait vous at­tri­buer. Dans un cadre ur­bain clas­sique les gens aiment à se sen­tir su­pé­rieur de leurs congé­nère. Faire preuve d’une grande sen­si­bi­li­té éta­bli votre vul­né­ra­bi­li­té et peut exas­pé­rer en un temps re­cord. Vos trau­mas et souf­frances sont un ex­cellent ter­reau pour mon­trer votre sen­si­bi­li­té. D’une ma­nière gé­né­rale toute évo­ca­tion lar­moyante de votre ex per­met­tra de vous as­su­rer une dis­tance rai­son­nable.

Idée bo­nus-par­ler de votre ani­mal de com­pa­gnie comme étant “Votre bé­bé” est une touche ap­pré­ciable pour clore la conver­sa­tion. Si ce­la ne fait pas re­cu­ler votre PP, un tour dans une bou­che­rie che­va­line s’im­pose. éTAPE 6 OC­Cu­PEZ VOuS DE Lui.

Souvent lors d’une soi­rée il va vous ar­ri­ver de croi­ser cer­taines per­sonnes en état de dé­tresse émo­tion­nelle. Après une rup­ture il n’est pas rare qu’une per­sonne s’en­voie en l’air un cer­tain nombre de fois avec des par­te­naires plus ou moins bien choi­sis. Di­ri­gez vous di­rec­te­ment vers cette per­sonne et soyez le confi­dent par­fait. En plus les pleurs écar­te­rons par la même oc­ca­sion tous les PP que vous au­riez à l’en­vi­ron. At­ten­tion, cette étape est par­ti­cu­liè­re­ment dé­li­cate et si vous sen­tez qu’il existe un grand risque que la soi­rée soit fruc­tueuse payez votre tour­née. Après avoir te­nu les che­veux de votre PP dans les toi­lettes et es­suyé son vo­mi, met­tez le dans un taxi. Après ce point de non re­tour vous êtes cer­tains de ne plus cou­rir de risque.

éTAPE 7 SOyEZ PrÉ­VE­NANT ET ATTENTIONNÉ.

Cette étape est une ex­ten­sion de la pré­cé­dente, et si vous avez la chance que vos pré­cé­dents PP se sou­viennent de leur soi­rée mal­gré leur état d’al­coo­lé­mie avan­cée votre ré­pu­ta­tion se­ra dé­jà éta­blie. C’est bien connu les gen­tils ne baisent pas, comme le di­sait si jus­te­ment The off­spring “Nice fi­nish last”. Ne vous re­po­sez pas sur vos lau­riers et pen­sez à lui de­man­der si il va mieux. un rap­pel de cette soi­rée al­coo­li­sée ap­puie­ra votre sta­tut de bon sa­ma­ri­tain. Ap­pli­quez cette même gen­tillesse avec les amis de votre PP afin de vous griller par la même avec son en­tou­rage. Si par ailleurs vous sen­tez que vous avez en­vie de ten­ter d’em­bras­ser quel­qu’un se mon­trer hé­si­tant par peur de brus­quer est un must. En quelques jours vous se­rez cer­tains d’avoir dé­ga­gé une bonne par­tie du quar­tier de votre champs des pos­si­bi­li­tés.

L’idée bo­nus-pro­po­sez des sor­ties pen­dant la jour­née telles que des ex­pos ou des pièces théâ­trales. rien ne vous mets dans la Friend zone mieux qu’une sor­tie cultu­relle. ÉTAPE 8 CHOyEZ VOS PrIN­CIPES.

Choisissez une ligne de conduite par­ti­cu­liè­re­ment al­truiste et te­nez là. La conduite choi­sie par l’au­teur de cet ar­ticle est par­ti­cu­liè­re­ment ef­fi­cace: Ne pas cou­cher avec les filles plus ivres ou in­toxi­quées, ne pas cou­cher avec les exs, soeurs ou amies de potes sans leur de­man­der, ne ja­mais in­sis­ter, ne ja­mais pro­fi­ter de la si­tua­tion et ne ja­mais cou­cher avec une fille pour la­quelle il n’a pas “un dé­clic”.

éTAPE 9 (POur PArIS uNI­quE­MENT) : MON­TrEZ VOS rA­CINES

Si par mal­heur votre PP en­ivré vous colle jus­qu’au pe­tit ma­tin un es­poir existe en­core! Pro­po­sez d’al­ler dans une bou­lan­ge­rie des alen­tours et com­man­dez avec fier­té et votre voix la plus claire “une Cho­co­la­tine s’il vous plaît mon­sieur le bou­lan­ger”. Au­cun Pa­ri­sien qui se res­pecte ne vou­dra cou­cher avec quel­qu’un qui à la fois l’au­dace d’être po­li ET do­té d’un vo­ca­bu­laire provincial.

L’idée bo­nus-Pro­po­sez à votre PP Pa­ri­sien d’al­ler vi­si­ter votre ville d’ori­gine en amou­reux. (At­ten­tion ce­la ne marche pas si vous êtes ori­gi­naire de Nor­man­die ou de Londres. Le Pa­ri­sien aime prendre le TgV pour re­joindre d’autres Pa­ri­siens loin de chez lui.)

Si mal­gré ces étapes vous ne par­ve­nez à vous en­voyer en l’air fé­li­ci­ta­tions, vous êtes Ryan Gos­ling.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.