Des si­tua­tions « cor­né­liennes » à l’ate­lier

Pneumatique - - L’ÉVÉNEMENT -

La loi im­pose l’exis­tence d’un TPMS sur le vé­hi­cule pour qu’il soit ho­mo­lo­gué, mais ne sanc­tionne pas l’au­to­mo­bi­liste qui roule avec un pneu mal gon­flé ou un sys­tème dé­faillant. Dès lors, peut-on lais­ser le conduc­teur re­par­tir avec un cap­teur dé­faillant qui laisse le té­moin al­lu­mé au ta­bleau de bord, parce qu’il a re­fu­sé de le rem­pla­cer ? Pire en­core, cer­tains TPMS (di­rect ou in­di­rect) ont une pro­cé­dure de ré­ini­tia­li­sa­tion qui né­ces­site un rou­lage pen­dant plu­sieurs cen­taines de mètres, voire plu­sieurs mi­nutes, avant de pro­vo­quer l’ex­tinc­tion du té­moin au ta­bleau de bord. «S’il existe un risque que l’as­su­reur se re­tourne contre le ga­ra­giste àla sui­ted’un ac­ci­dent,nous ne lais­se­rons pa­sun vé­hi­cule re­par­tir avec un voyant al­lu­méau­ta­bleau­de­bord» , as­sure Amau­ry Da­niel. «Nous­ne­pren­drons­pasle risque de mettre la sé­cu­ri­té de nos­client­sen dan­ger. No­tre­po­si­tion est­très claire là-des­sus» . Pour au­tant, ces ques­tions res­tent sans ré­ponse. Comment gé­rer à l’ate­lier une pro­cé­dure de ré­ini­tia­li­sa­tion qui né­ces­site un rou­lage de plu­sieurs mi­nutes ? Comment obli­ger le client à dé­pen­ser de l’ar­gent dans un nou­veau cap­teur ? Aux Etats-unis, Da­mien Tour­nier re­marque que les conduc­teurs ne se posent pas la ques­tion, «si un cap­teu­rest­cas­sé, ils le­rem­placent » .

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