Le Mans en chiffres…

Pneumatique - - ENQUÊTE -

La pauvre As­ton Van­tage V8, haute sur pattes, avec son mo­teur à l'avant, ne semble plus jouer dans la même ca­té­go­rie, ain­si que la Cor­vette… Ri­fi­fi en­core et tou­jours, mais en LMP2, cette fois. Car si le Krohn Ra­cing est res­té constant dans son choix du ma­nu­fac­tu­rier Fran­çais, Pe­ga­sus a re­joint le clan tri­co­lore en com­pa­gnie de Pa­nisBar­thez, nou­vel ar­ri­vant dans la ca­té­go­rie. « Nous sommes par­ti­cu­liè­re­ment sa­tis­faits de cette marque de confiance de l'équipe d'oli­vier Pa­nis et Fa­bien Bar­thez », confir­mait Jé­rôme Mon­dain le di­rec­teur Endurance de Mi­che­lin. En re­vanche, Strak­ka et SMP Ra­cing ont fait le che­min in­verse et ont re­joint le fa­bri­quant an­glais. Ce qui fait que Dun­lop dis­pose de 20 voi­tures contre trois pour Mi­che­lin, plus la Mor­gan de Fré­dé­ric Saus­sey, le po­ly am­pu­té des quatre membres en­ga­gé dans le 56ème stand dé­vo­lu aux voi- Les 24 heures du Mans res­tent un chal­lenge lo­gis­tique pour les deux ma­nu­fac­tu­riers en lice. En ef­fet, il faut équi­per 60 voi­tures au dé­part, et pro­po­ser à ces concur­rents des pro­duits adap­tés à toutes les condi­tions de piste, du très chaud au très froid (on a vu par le pas­sé des tem­pé­ra­tures de 2°C au pe­tit ma­tin), pour tout type de piste, sèche à dé­trem­pée en cas d’orages. Cette an­née, avec 33 voi­tures pour Mi­che­lin et 27 pour Dun­lop, les moyens en­ga­gés étaient fi­na­le­ment as­sez si­mi­laires. Les deux marques co­ha­bi­taient dans le pad­dock des On at­ten­dait beau­coup des séances d'es­sais pour éva­luer les évo­lu­tions de per­for­mances. En LMP1, voi­tures et pneus ont tous deux énor­mé­ment pro­gres­sé. D'autre part, les Dun­lop des non hy­brides leur per­met­tront-ils de se rap­pro­cher des hy­brides ? En LMP2, que vont don­ner cette an­née les pneus Mi­che­lin ? Quel com­por­te­ment peu­ton at­tendre des As­ton Mar­tin en GTE, bien que les chan­ge­ments dans la ba­lance des per­for­mances (BOP) risquent fort de mas­quer la réa­li­té des pneu­ma­tiques ?

En fait, toutes ces belles in­ter­ro­ga­tions trou­ve­ront peu de ré­ponses. En cause ? La mé­téo, par­ti­cu­liè­re­ment exé­crable en ce prin­temps 2016 sur toute la France et plus par­ti­cu­liè­re­ment sur le cir­cuit du Mans.

Ain­si qu'il est de tra­di­tion, après une longue séance de 4 h d'es­sais libres, trois séances de qua­li­fi­ca­tions se dé­rou­laient mer­cre­di soir, puis jeu­di en dé­but de soi­rée et en dé­but de nuit. Et c'est dans cette der­nière séance que se font les meilleurs temps. Pour cette édi­tion, un très gros orage s'étant abat­tu sur la piste du­rant la deuxième séance de qua­li­fi­ca­tion, jeu­di entre 19 et 20 heures, la piste n'était pas au mieux du­rant la troi­sième, qui dé­bu­tait à 22 heures. Et les temps ne sont pas des­cen­dus comme on s'y at­ten­dait.

En LMP1 hy­brides, les Porsche (3'19''733 pour la n° 2) et les Au­di (3'22''720 pour la n° 7) ont tour­né à près de 3'' de leur temps de qua­li­fi­ca­tion en 2015. Seul Toyo­ta, dont la voi­ture était dé­pas­sée l'an der­nier, a pro­gres­sé de 3'' (3'20''737 pour la 6) avec la nou­velle TS050 à mo­teur V6 tur­bo. Nous trou­vions dès lors les six hy­brides en trois se­condes seule­ment, of­frant ain­si aux spec­ta­teurs un bel équi­libre de forces.

La meilleure Re­bel­lion, en LMP1 non hy­bride, pro­gres­sait de 3/10 en un an (3'26''536 pour la 13 contre 3'26''874 en 2015 pour la n°12). Sa­chant que la voi­ture n'a que très peu évo­lué, on peut pen­ser qu'à pneus égaux, el­leaus­si au­rait re­cu­lé en 2016. La contri­bu­tion des gommes Dun­lop peut donc être es­ti­mée po­si­tive…

En LMP2, on note une pe­tite pro­gres­sion. La to­ta­li­té des Ore­ca sont main­te­nant en ver­sion fer­mée 05 et s'il reste des châs­sis ou­verts Oak, sous le nom de Mor­gan, les Li­gier sont éga­le­ment la ma­jo­ri­té du genre. On constate que l'ore­ca 05 a pro­gres­sé d'une grosse se­conde et de­mie (KCMG en 3'38''032 en 2015 et Gdrive en 3'36''605, tou­jours avec des Dun­lop). La Li­gier, de son co­té, a stag­né à pneus égaux : 3'38''839 en 2015 avec le Gdrive et 3'38''837 cette an­née pour le Mi­chael Sh­rank Ra­cing. Les pneus Mi­che­lin se

Elle n’était que troi­sième à mi course mais elle ga­gne­ra dans le der­nier tour

Chan­ge­ments de pneus Mi­che­lin sur la Cor­vette usine peu fa­vo­ri­sée par la BOP

Struc­ture de mon­tage Dun­lop

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.