Mi­che­lin garde le cap sur la di­gi­ta­li­sa­tion et l’en­vi­ron­ne­ment

A l’oc­ca­sion d’un "dé­jeu­ner triple étoi­lé" or­ga­ni­sé pen­dant le Mondial de l’au­to­mo­bile de Pa­ris, plu­sieurs di­ri­geants du groupe Mi­che­lin, JeanDo­mi­nique Se­nard en tête, ont abor­dé dif­fé­rentes ques­tions es­sen­tielles, à court ou moyen terme, pour l’ave­nir du

Pneumatique - - ACTUALITÉS - LA RÉ­DAC­TION

"Prendre le train de la di­gi­ta­li­sa­tion"

Jean-dominique Se­nard, pré­sident de Mi­che­lin : "Le di­gi­tal n'est pas une fin en soi puis­qu'il y au­ra tou­jours des voi­tures et des ca­mions dans dix ou vingt ans. Ce­ci étant, ces nou­veaux ou­tils connec­tés doivent nous in­ter­pe­ler car, avec eux, nous al­lons pou­voir of­frir à nos clients un ser­vice à la me­sure de leurs at­tentes et de leurs ha­bi­tudes de consom­ma­tion. De même, il nous faut ab­so- lu­ment nous ser­vir du di­gi­tal pour conqué­rir de nou­veaux mar­chés, comme ce­lui des flottes, et c'est pré­ci­sé­ment dans cette lo­gique que nous ra­che­té voi­là deux ans Sas­car (spé­cia­liste bré­si­lien de la ges­tion di­gi­tale de flottes, NDLR). En­fin, je consi­dère que plus les choses bougent, avancent, plus des op­por­tu­ni­tés de crois­sance émergent. Je sou­haite donc que Mi­che­lin soit au coeur de cette ré­vo­lu­tion qu'est et se­ra l'in­di­ca­tion connec­tée des per­for­mances pneu­ma- tiques, tout comme j'ap­pelle de mes voeux que l'on par­ti­cipe ac­ti­ve­ment au dé­ve­lop­pe­ment de l'élec­tri­fi­ca­tion des vé­hi­cules pour ren­for­cer notre image et amé­lio­rer notre em­preinte en­vi­ron­ne­men­tale".

"Être là où per­sonne ne vous at­tend"

Florent Me­ne­gaux, Di­rec­teur gé­né­ral des opé­ra­tions de Mi­che­lin : "Au­jourd'hui, 80% de notre ac­ti­vi­té pro­vient du pneu­ma­tique mais au-de­là de ce chiffre, il est im­por­tant de rap­pe­ler que Mi­che­lin est avant tout un ac­teur in­no­vant de son sec­teur. C'est une phi­lo­so­phie an­crée dans L'ADN du groupe et qui l'oblige à être per­pé­tuel­le­ment dans une stra­té­gie de conquête. Soit en ra­che­tant des so­cié­tés, soit en en dé­ve­lop­pant de nou­velles. La fa­bri­ca­tion des Cross­cli­mate, par exemple, est as­sez si­gni­fi­ca­tive de ce point de vue. Pour conce­voir ces pneu­ma­tiques, nous avions be­soin d'im­pri­mantes 3D in­trou­vables sur le mar­ché. Nous avons donc conçu nos propres ma­chines et le ré­sul­tat a été tel­le­ment pro­bant qu'elles ont sus­ci­té l'in­té­rêt de dif­fé­rents ac­teurs. C'est ain­si que nous nous sommes lan­cés dans leur com­mer­cia­li­sa­tion via une joint-ven­ture créée avec la so­cié­té Fives (Fives Mi­che­lin Ad­di­tives So­lu­tions, NDLR). Tout ce­ci prouve à quel point un grand groupe comme Mi­che­lin sait se mon­trer agile, flexible et ou­vert d'es­prit quand son dé­ve­lop­pe­ment en dé­pend".

"Des pro­ces­sus de fa­bri­ca­tion tou­jours plus éco­res­pon­sables"

Florent Me­ne­gaux, Di­rec­teur gé­né­ral des opé­ra­tions de Mi­che­lin : "L'en­ga­ge­ment de Mi­che­lin consiste à re­trai­ter tout ce qui est gé­né­ré mais aus­si à être un ac­teur éco-res­pon­sable à part en­tière. Dans cette lo­gique, nous sommes de grands uti­li­sa­teurs de vé­gé­taux pour conce­voir les pro­ces­sus de fa­bri­ca­tion de nos pneu­ma­tiques. Le ca­ou­tchouc na­tu­rel ayant des pro­prié­tés trop in­stables et très dif­fi­ci­le­ment re­pro­duc­tibles, on trouve dans les dé­chets vé­gé­taux des so­lu­tions vrai­ment sen­sées pour di­mi­nuer l'uti­li­sa­tion de pro­duits de syn­thèse. Après, tout le pro­blème tient dans l'ac­ces­si­bi­li­té de coûts à grande échelle de ces tech­niques. Comment réus­sir à les in­dus­tria­li­ser à des ta­rifs qui ne dé­passent pas la rai­son ? Pour nos équipes de R&D ain­si que nos dif­fé­rentes uni­ver­si­tés par­te­naires, tout l'en­jeu est là".

"Chan­ge­ment des pneu­ma­tiques : le "trop" après le "pas as­sez""

Ber­nard Delmas, Di­rec­teur du pro­gramme "Per­for­mance dans la du­rée" au sein de Mi­che­lin : "Pen­dant des an­nées, tout le monde s'est at­ta­ché à sen­si­bi­li­ser les consom­ma­teurs sur l'im­por­tance de rou­ler avec des pneu­ma­tiques en bon état. Sur ce su­jet, les consciences ont bien évo­luées. Tel­le­ment bien que nous de­vons me­ner un autre tra­vail dé­sor­mais. On constate que trop d'au­to­mo­bi­listes changent leurs pneu­ma­tiques avant qu'ils ne soient réel­le­ment usés. A l'heure où il est ques­tion d'être plus éco-res­pon­sable, ce­ci n'est pas ac­cep­table. Nous conce­vons des pro­duits cen­sés te­nir X an­nées donc, pour­quoi les chan­ger avant l'ap­proche de cette li­mite ? D'au­tant que les per­for­mances de nos tech­no­lo­gies ne s'al­tèrent pas à me­sure qu'elles ap­prochent de leur fin de vie. C'est un tra­vail de sen­si­bi­li­sa­tion nou­veau, qui pren­dra du temps et qui dé­pen­dra beau­coup de la ré­ap­pro­pria­tion du contrôle des pneu­ma­tiques par l'au­to­mo­bi­liste et non plus sys­té­ma­ti­que­ment par son ga­ra­giste".

Ber­nard Delmas

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