Le­ver les der­niers doutes

Pneumatique - - ACTUALITÉS -

Les der­nières ré­serves de cer­tains clients D’OCSIAL concernent les éven­tuels pro­blèmes de san­té que pour­rait cau­ser Tu­ball. Des par­ti­cules de car­bone pour­raient être émises dans l’at­mo­sphère lorsque le pro­duit conte­nant le SW s’use par frot­te­ment, brûle ou est dé­truit d’une fa­çon ou d’une autre. Ces doutes ont la vie dure et datent des pre­miers tests réa­li­sés avec des tubes de car­bone MW, mul­ti pa­rois, qui ont une struc­ture très dif­fé­rente du SW. Alors que ce der­nier est fin, très long et souple, le MW est court, ri­gide, plein de pro­tu­bé­rances poin­tues lui per­met­tant de s’ac­cro­cher aux cel­lules. Son com­por­te­ment a donc été as­si­mi­lé à ce­lui des fibres d’amiante, re­con­nues can­cé­ri­gènes. Le na­no­tube SW part donc avec un énorme han­di­cap, qu’ex­ploitent évi­dem­ment ses dé­trac­teurs ! Pour re­mon­ter la pente et prou­ver l’in­no­cui­té du Tu­ball, OCSIAL doit donc lan­cer une bat­te­rie de tests, mais le pro­blème se com­plique du fait des lé­gis­la­tions sa­ni­taires, qui sont en­core na­tio­nales pour la plu­part et as­sez dif­fé­rentes. Voi­là pour­quoi OCSIAL s’est do­té d’un "mon­sieur san­té-sé­cu­ri­té", Gun­ther Van Kherck­hove, qui gère tous ces pro­blèmes. Le po­si­tif, c’est l’ob­ten­tion de l’agré­ment eu­ro­péen Reach, le 29 Sep­tembre 2016, pour la pro­duc­tion de 10 tonnes de Tu­ball. Comme pour tous les pro­duits chi­miques, cette cer­ti­fi­ca­tion n’est pas ac­cor­dée à la lé­gère, il faut sa­tis­faire à une foule de tests, peau et yeux no­tam­ment, pour que les tra­vailleurs ne courent au­cun risque. Dans le même ordre d’idée, l’or­ga­nisme al­le­mand BAUA a confir­mé la non dan­ge­ro­si­té du pro­duit pour ceux qui s’en servent. Dans le même temps, France et Bel­gique au­to­ri­saient le Tu­ball, ce qui n’em­pê­chait pas l’or­ga­nisme cer­ti­fi­ca­teur belge Vi­to de conti­nuer les études à la de­mande de OCSIAL. Vi­to a no­tam­ment mis au point un très sé­vère test d’abra­sion via une ma­chine mu­nie de meules, dans le res­pect des ré­gle­men­ta­tions ISO, DIN, Astm, etc. Tout ce­ci se dé­roule aus­si en pa­ral­lèle avec le pro­jet eu­ro­péen EC4 Sa­fe­na­no. D’autres tests ont été com­man­dés au fran­çais Ine­ris, pour éva­luer les consé­quences de l’éro­sion, l’abra­sion, le feu, les at­taques chi­miques ou acides, celles des UV, de la pluie ou sim­ple­ment de l’hu­mi­di­té. Ine­ris s’at­taque aus­si au pro­duit en fin de vie, aux dé­chets et à leur état fi­nal. Pour­quoi Vi­to et Ine­ris ? Gun­ther Van Kherck­hove ré­pond : "Parce que ces la­bo­ra­toires sont les seuls à sa­voir trai­ter comme il faut les mi­cro­sco­piques na­no­tubes Tu­ball, les autres ne savent pas en­core". Le BAUA pour­suit aus­si de son cô­té ses re­cherches sur la mor­pho­lo­gie moins agres­sive du SW, le bio­per­sis­tance, les poudres, et tout ce qui peut être ex­trait des pro­duits conte­nant du Tu­ball au cours de leur vie. Nou­velle en­cou­ra­geante, un la­bo­ra­toire in­dé­pen­dant, Wess­ling, a confir­mé l’in­no­cui­té du SW et la dan­ge­ro­si­té du MW. Les conclu­sions de ces tra­vaux ne se­ront évi­dem­ment pas connues de si­tôt, sur­tout celles de fin de vie. OCSIAL est plus que confiant dans les ré­sul­tats, sans ja­mais se ré­fu­gier der­rière des ar­gu­ments pour­tant réels : les in­cen­dies de fo­rêts pro­duisent des SW, qui sont aus­si pré­sents dans l’air qu’on res­pire à Pa­ris...

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