Mo­na­banq. veut « pla­cer les gens avant l’ar­gent »

Guillaume Des­pré, Di­rec­teur Com­mer­cial et Mar­ke­ting de Mo­na­banq. : « Notre plan d’ac­tion ne dé­pend pas de ce­lui de nos concur­rents »

Point Banque - - BRIEFING - CC

Mo­na­banq. re­vient en force avec une si­gna­ture au­da­cieuse : « les gens avant l’ar­gent ». Pour sa nou­velle cam­pagne de no­to­rié­té, la banque en ligne qui, de­puis deux an­nées, com­mu­ni­quait de fa­çon confi­den­tielle, prend la pa­role au tra­vers d’un vaste dis­po­si­tif mul­ti­mé­dia. L’oc­ca­sion de faire le point sur la stra­té­gie du groupe, avec Guillaume Des­pré, di­rec­teur com­mer­cial et mar­ke­ting de Mo­na­banq.

De quelle fa­çon est née la si­gna­ture « les gens avant l’ar­gent » ?

Pour dé­fi­nir cette si­gna­ture, nous avons pui­sé dans L’ADN de Mo­na­banq.. Nous avons dres­sé le constat sui­vant : l’hu­main a chez nous une place pré­pon­dé­rante, tant dans la spé­ci­fi­ci­té de l’offre que dans les va­leurs de l’en­tre­prise. Ce­ci se re­trouve d’ailleurs au sein du groupe Cré­dit Mu­tuel-cic au­quel nous ap­par­te­nons. Nous avons consta­té par ailleurs que les ac­teurs ban­caires se tournent de plus en plus vers l’in­no­va­tion di­gi­tale, quitte à par­fois lais­ser de cô­té le vo­let hu­main. C’est donc là des­sus que nous avons dé­ci­dé de ca­pi­ta­li­ser : en met­tant en avant les femmes et les hommes bien avant l’ar­gent. Ai­dé dans notre ré­flexion par l’agence Ga­briel Gaul­tier qui nous ac­com­pagne, la si­gna­ture nous est vite ap­pa­rue comme une évi­dence. Cette si­gna­ture est am­bi­tieuse et im­pose un re­gistre par­ti­cu­lier. Pour au­tant, elle n’est pas très éloi­gnée des si­gna­tures adop­tées par Mo­na­banq. de­puis ses dé­buts.

Pour la réa­li­sa­tion de votre cam­pagne et de vos films vous avez choi­si de ne pas faire ap­pel à des ac­teurs. Pour quelles rai­sons ?

Là en­core, ce choix s’est im­po­sé à nous comme une évi­dence. Il nous a sem­blé in­dis­pen­sable de mettre en adé­qua­tion la forme et le fond. C’est la rai­son pour la­quelle nous n’avons pas op­té pour des ac­teurs mais pour des ano­nymes. Tous ont d’ailleurs été fil­més ou pho­to­gra­phiés dans leur en­vi­ron­ne­ment quo­ti­dien (lieu de tra­vail, lo­ge­ment…). Confor­mé­ment à notre si­gna­ture, nous n’avons pas sty­li­sé les images sur les­quelles nous avons choi­si d’ins­crire « bien­ve­nue à ceux qu’on ne voit ja­mais dans les pu­bli­ci­tés pour les banques ».

Pour cette nou­velle cam­pagne, quel a été le plan mé­dia ?

Le dis­po­si­tif mis en place pour cette cam­pagne com­prend des af­fiches pu­bli­ci­taires, quatre au to­tal, mises en place dans 35 villes du 13 au 27 mai. Les trois spots pu­bli­ci­taires ont été dif­fu­sés du 17 mai au 2 juillet sur TF1, M6 et les chaînes de la TNT. Les dif­fé­rents comptes de nos ré­seaux so­ciaux ont éga­le­ment été si­glés aux cou­leurs de la cam­pagne. Pour al­ler plus loin, nous avons sou­hai­té créer un site dé­dié : www.les­gen­sa­vant­largent.com ce­lui-ci est des­ti­né à ac­cueillir nos clients et pros­pects qui sou­haitent al­ler plus loin dans la connais­sance de notre offre. Une fois en­core, nous avons mis en avant la force de Mo­na­banq. à sa­voir : les hommes et les femmes qui y tra­vaillent. Le site se pré­sente sous la forme d’une ga­le­rie de por­traits. Au to­tal une cen­taine de col­la­bo­ra­teurs de la marque ont sou­hai­té par­ti­ci­per au pro­jet du site. Clients et pros­pects peuvent ain­si contac­ter di­rec­te­ment ces per­sonnes qui sont à même de ré­pondre à toutes leurs ques­tions.

Mon­banq. a été lan­cé en 2007. De­puis, le mar­ché de la banque en ligne est de­ve­nu hau­te­ment com­pé­ti­tif. Ne crai­gnez-vous pas que vos prises de pa­roles moins fré­quentes que celles de vos concur­rents ne jouent en votre dé­fa­veur ?

Le mar­ché de la banque en ligne se dé­ve­loppe et nous nous en ré­jouis­sons. De­puis notre créa­tion en 2007, nous avons beau­coup tra­vaillé au dé­ve­lop­pe­ment de nos ou­tils - offre pro­duits, ou­tils in­for­ma­tiques et dé­ve­lop­pe­ment d’ap­pli­ca­tion mo­bile. Nous avons éga­le­ment pris le temps de tra­vailler sur notre po­si­tion­ne­ment. C’est fi­na­le­ment une fois que tous ces élé­ments ont été opé­ra­tion­nels que nous avons lan­cé notre cam­pagne. Fi­na­le­ment, je di­rai que l’avan­cée de nos concur­rents nous im­porte peu. Notre plan de marche ne dé­pend pas de ce­lui des autres ac­teurs !

Tan­dis que beau­coup de vos concur­rents mettent en avant la gra­tui­té, votre po­si­tion­ne­ment est au ta­rif de 2 eu­ros par mois. Pour­quoi ?

Il ya, à mon sens, plu­sieurs rai­sons à ce­la. D’une part, il est im­por­tant de fixer un prix à notre offre, ce­la si­gni­fie que notre tra­vail a une va­leur. Par ailleurs, il faut se mé­fier de la gra­tui­té af­fi­chée. En ef­fet, beau­coup de nos concur­rents pro­posent une offre gra­tuite sous condi­tion. Nous avons fait le choix dès 2014 de sup­pri­mer les condi­tions de re­ve­nu mi­ni­mum et les obli­ga­tions de do­mi­ci­lia­tion de sa­laire pour ou­vrir un compte. Ain­si, chez Mo­na­banq., tous les par­ti­cu­liers peuvent bé­né­fi­cier de notre offre à 2 eu­ros par mois et ce­ci quelque soit leur re­ve­nu. Par ailleurs, bien sou­vent, les offres gra­tuites s’ac­com­pagnent de bro­chures ta­ri­faires com­plexes et payantes. Nous avons fait le choix de la trans­pa­rence avec un prix fixe men­suel.

En­ten­dez-vous à l’ave­nir pour­suivre votre ef­fort en termes de com­mu­ni­ca­tion via des prises de pa­roles plus fré­quentes ?

Oui, en ef­fet. Cette si­gna­ture est à la fois en­ga­geante et pro­gram­ma­tique. Elle a vo­ca­tion à s’ins­crire dans le temps.

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