Der­nière ligne droite avant le choc at­ten­du de Sol­va­bi­li­té 2

Der­nière ligne droite avant le choc at­ten­du de Sol­va­bi­li­té 2

Point Banque - - SOMMAIRE - JO CO­HEN

L’ACPR mul­ti­plie les exer­cices de pré­pa­ra­tion avant l’échéance du 1er jan­vier 2016, date d’en­trée en vi­gueur de Sol­va­bi­li­té 2 dans toute l’eu­rope. Ob­jec­tif : ren­for­cer la pré­pa­ra­tion du sec­teur au Pi­lier 3 qui reste le maillon faible pour une ma­jo­ri­té d’ac­teurs de l’as­su­rance.

Date d’en­trée en vi­gueur de Sol­va­bi­li­té 2 dans le sec­teur eu­ro­péen de l’as­su­rance, l’échéance du 1er jan­vier 2016 re­pré­sente l’abou­tis­se­ment d’un chan­tier ré­gle­men­taire qui au­ra du­ré pas loin de quinze an­nées et dont les tra­vaux risquent de du­rer quelques an­nées en­core. En ef­fet, une pé­riode de tran­si­tion de sept an­nées a été pré­vue dans le cadre de la di­rec­tive eu­ro­péenne afin d’ap­por­ter au fur et à me­sure les ajus­te­ments qui s’avè­re­ront né­ces­saires. A quelques mois de cette échéance ma­jeure, la pro­fes­sion s’in­ter­roge car l’im­pact de la di­rec­tive sur le mé­tier de l’as­su­rance se­ra si im­por­tant que bien des bu­si­ness mo­dels risquent de vo­ler en éclat. « C’est un vé­ri­table big bang » es­time Noé­mie Had­jadj-gomes, Quan­ti­ta­tive Ana­lyst chez CPR As­set Ma­na­ge­ment. La di­rec­tive im­pose un ni- veau de fonds propres et leur cou­ver­ture ain­si qu’un sys­tème de gou­ver­nance et un re­por­ting rè­gle­men­taire. Certes, la pro­fes­sion a ob­te­nu des amé­na­ge­ments cer­tains de la part de la Com­mis­sion Eu­ro­péenne. Der­nier en date : la dis­pense de l’en­voi des no­ta­tions de cré­dit des pla­ce­ments dé­ci­dée par l’eio­pa (Eu­ro­pean In­su­rance and Oc­cu­pa­tion­nal Pen­sions Au­tho­ri­ty) au dé­but du mois de juillet. Conces­sion de der­nière mi­nute, la dis­pense ac­cor­dée aux as­su­reurs de pré­sen­ter les in­for­ma­tions ayant trait aux no­ta­tions de cré­dit de leur por­te­feuille de pla­ce­ment dans le cadre du re­por­ting pru­den­tiel met un terme au désac­cord qui op­po­sait l’au­to­ri­té de su­per­vi­sion, les as­su­reurs et les agences de no­ta­tions de­puis au moins deux ans. Concrè­te­ment, la dé­ci­sion de l’eio­pa exempte les as­su­reurs à ver­ser d’im­por­tantes

Bien que son ap­pli­ca­tion ne soit pas pré­vue avant le 1er jan­vier 2016, Michel Sa­pin a dé­jà ap­pe­lé la Com­mis­sion eu­ro­péenne à re­voir le cadre pru­den­tiel afin de per­mettre aux as­su­reurs d’in­ves­tir plus fa­ci­le­ment dans des ac­tions.

sommes aux agences de no­ta­tion pour « trans­mis­sion de don­nées confi­den­tielles à des tiers ». Mal­gré ces amé­na­ge­ments et un ca­len­drier cen­sé as­su­rer une tran­si­tion en dou­ceur, c’est une nou­velle ère qui s’ouvre pour le sec­teur de l’as­su­rance, avec son in­évi­table lot d’in­cer­ti­tudes. Rap­pe­lons que la di­rec­tive Om­ni­bus II a ar­rê­té le ca­len­drier dé­fi­ni­tif d’adop­tion et en­té­ri­né les me­sures tran­si­toires afin d’as­su­rer un pas­sage en dou­ceur de Sol­va­bi­li­té 1 vers Sol­va­bi­li­té 2.

ETAPES CLÉS

Des étapes clés ont été fran­chies sur le plan ré­gle­men­taire cette an­née, à com­men­cer par la pu­bli­ca­tion des textes ré­gle­men­taires, pa­rus au Jour­nal of­fi­ciel suite à l’or­don­nance 2015-378 du 2 avril der­nier. Ont sui­vi dans la fou­lée la pu­bli­ca­tion au Jour­nal of­fi­ciel le 10 mai 2015 du dé­cret d’ap­pli­ca­tion et de l’ar­rê­té. Ces étapes consacrent la trans­po­si­tion dans le droit fran­çais de la di­rec­tive 2009/138/CE du Par­le­ment eu­ro­péen et du Conseil sur l‘ac­cès aux ac­ti­vi­tés de l’as­su­rance et de la ré­as­su­rance et leur exer­cice. Elle a don­né lieu cet été à la pré­sen­ta­tion par Michel Sa­pin, mi­nistre des Fi­nances et des Comptes pu­blics, d’un projet de loi ra­ti­fiant l’or­don­nance du 2 avril 2015. Il en­tre­ra en vi­gueur éga­le­ment au 1er jan­vier 2016. Ré­sul­tat : les codes des as­su­rances, de la mu­tua­li­té et de la sé­cu­ri­té so­ciale ain­si que le code mo­né­taire et fi­nan­cier s’en trou­ve­ront pro­fon­dé­ment mo­di­fiés. « Le code des as­su­rances est main­te­nant un code dit « pi­vot » et les codes de la sé­cu­ri­té so­ciale et de la mu­tua­li­té ren­voient vers lui pour tout ce qui concerne l’ap­pli­ca­tion de Sol­va­bi­li­té 2 » pré­cise Noé­mie Had­jadj-gomes. Ajou­tons que deux textes pra­tiques ont été pu­bliés avec l’ar­rê­té du 7 mai 2015 afin de pré­ci­ser les nou­velles règles du code de la mu­tua­li­té ain­si que le livre 9 du code de la sé­cu­ri­té so­ciale. L’ob­jec­tif est, entre autre, de mo­der­ni­ser la gou­ver­nance des ins­ti­tu­tions et unions de prévoyance. Au terme de ces dif­fé­rentes étapes, le nou­veau ré­gime pru­den­tiel est enfin prêt, à la fois sur le plan lé­gis­la­tif et sur le plan ré­gle­men­taire. Bien que son ap­pli­ca­tion ne soit pas pré­vue avant le 1er jan­vier 2016, Michel Sa­pin a dé­jà ap­pe­lé la Com­mis­sion eu­ro­péenne à re­voir le cadre pru­den­tiel afin de per­mettre aux as­su­reurs d’in­ves­tir plus fa­ci­le­ment dans des ac­tions. Le cour­rier du 2 juin adres­sé à cet ef­fet à Jo­na­than Hill, com­mis­saire eu­ro­péen aux ser­vices fi­nan­ciers, ex­plique la po­si­tion du gou­ver­ne­ment fran­çais : « A plus court terme, sans at­tendre 2018, dif­fé­rents ajus­te­ments ra­pides au rè­gle­ment Sol­va­bi­li­té 2 nous pa­raissent né­ces­saires pour par­ve­nir à un meilleur équi­libre entre l’in­dis­pen­sable pru­dence [...] et un fi­nan­ce­ment ren­for­cé et durable de l’éco­no­mie par les as­su­reurs ».

LA RÉ­GLE­MEN­TA­TION NE DOIT PAS OC­CUL­TER LE BU­SI­NESS

A un tri­mestre de l’échéance, les pré­pa­ra­tifs vont bon train dans les 474 groupes fran­çais concer­nés par la di­rec­tive*. Les as­su­reurs se­ront-ils prêts ? « Ils le se­ront, mais avec des de­grés de ma­tu­ri­té di­vers car beau­coup par­mi eux se sont pré­pa­rés en mode stop&go » ex­plique Claude Chas­sain,

L’im­pact sur la pro­fes­sion de cette ré­gle­men­ta­tion par­ti­cu­liè­re­ment com­plexe reste sans doute la pré­oc­cu­pa­tion nu­mé­ro un, même si cer­tains ac­teurs ont an­ti­ci­pé en par­tie l’ef­fet qu’elle au­ra sur leur bu­si­ness.

As­so­ciée, Res­pon­sable Ac­tua­riat sec­teur As­su­rance au ca­bi­net De­loitte. L’im­pact sur la pro­fes­sion de cette ré­gle­men­ta­tion par­ti­cu­liè­re­ment com­plexe reste sans doute la pré­oc­cu­pa­tion nu­mé­ro un, même si cer­tains ac­teurs ont an­ti­ci­pé en par­tie l’ef­fet qu’elle au­ra sur leur bu­si­ness. Ain­si, plu­sieurs groupes ont com­men­cé à mo­di­fier leurs bu­si­ness mo­dels de­puis cinq ans dé­jà. A ce su­jet, Isabelle Mo­nin-la­fin, As­so­ciée chez As­trée Avo­cats, ex­plique que les ban­cas­su­reurs sont plus avan­cés, no­tam­ment en ma­tière de gou­ver­nance : « Ils bé­né­fi­cient de leur culture des pro­ces­sus et de la gou­ver­nance ma­na­gé­riale face à des groupes mu­tua­listes, moins ha­bi­tués à la fonc­tion de ma­na­ge­ment ». Dès 2012, l’en­quête eu­ro­péenne du ca­bi­net Ernst & Young confir­mait que « la mise en oeuvre de Sol­va­bi­li­té 2 au­rait des consé­quences di­rectes sur la marche des en­tre­prises ». Au­cun doute, les pra­tiques de ges­tion des risques se­ront bou­le­ver­sées. Confi­nées jusque-là au pi­lo­tage par la crois­sance et la ren­ta­bi­li­té, les en­tre­prises du sec­teur de­vront y ad­joindre l’in­con­tour­nable di­men­sion de la consom­ma­tion en ca­pi­tal. Sol­va­bi­li­té 2 im­pose en outre des exi­gences en termes de gou­ver­nance et de re­por­ting, ce qui né­ces­site dès le dé­part un ni­veau éle­vé de qua­li­té de don­nées. Or, le su­jet n’a été pris à bras le corps par les grands ac­teurs de l’as­su­rance qu’il y a en­vi­ron deux ans. Cer­tains ac­teurs n’ont même com­men­cé à s’y at­te­ler que très ré­cem­ment. Chez De­loitte, on es­time qu’il s’agit d’un point fon­da­men­tal qui né­ces­site une dé­marche trans­verse qui im­plique, au-de­là du dé­par­te­ment in­for­ma­tique, les bonnes équipes dans toute l’en­tre­prise. C’est la condi­tion sine qua non pour réussir. « Ce pi­lier ca­ché de la di­rec­tive, vé­ri­table nerf de la guerre, est le Sé­same pour trans­for­mer les contraintes ré­gle­men­taires en op­por­tu­ni­tés de pi­lo­tage éco­no­mique et stra­té­gique » pré­cise à ce su­jet Claude Chas­sain.

CHAN­TIERS : IL RESTE EN­CORE BEAU­COUP À FAIRE !

Au ni­veau des sys­tèmes d’information, les tra­vaux avancent dans un cli­mat de grande fé­bri­li­té car il faut com­bler les re­tards poin­tés par la der­nière en­quête et par les ré­sul­tats des exer­cices de pré­pa­ra­tion du ré­gu­la­teur. Après l’exer­cice pré­pa­ra­toire du 24 sep­tembre 2014 - le­quel consis­tait à en­voyer à l’au­to­ri­té un jeu d’états Sol­va­bi­li­té 2, si pos­sible au for­mat XBRL, ac­com­pa­gné d’une note mé­tho­do­lo­gique, d’une an­nexe tech­nique, d’un ques­tion­naire sur leur pré­pa­ra­tion et d’un rap­port ORSA - on se sou­vient que L’ACPR avait poin­té les re­tards de cer­tains as­su­reurs et de cer­taines mu­tuelles sur le Pi­lier 3. Pré­ci­sons qu’au su­jet de cet exer­cice de re­por­ting ré­gle­men­taire, l’édi­teur Ef­fi­soft af­firme que ses quinze clients (soit trente so­cié­tés) ont pu li­vrer l’in­té­gra­li­té des états de­man­dés dans les temps. Quoi qu’il en soit, de nou­veaux exer­cices ont été or­ga­ni­sé les 3 juin et 15 juillet der­niers, im­po­sant cette fois la re­mise des états de re­por­ting an­nuel so­lo au for­mat XBRL. Une se­conde re­mise d’états tri­mes­triels so­lo sur les don­nées du 30 sep­tembre 2015 se­ra éga­le­ment exi­gée le 25 no­vembre. Afin que ces nou­veaux tests se passent dans les meilleures condi­tions, et no­tam­ment afin de pré­ve­nir tout pro­blème tech­nique et d’évi­ter tout re­tard, les as­su­reurs ont été in­vi­tés à s’ac­cré­di­ter en uti­li­sant l’en­vi­ron­ne­ment de test One­gate afin vé­ri­fier leur ca­pa­ci­té à sou­mettre leurs don­nées pru­den­tielles. Il semble cette fois que les as­su­reurs se soient mieux pré­pa­rés à ce nouvel exer­cice es­ti­mait Jim­my Zou, As­so­ciate Part­ner chez Pri­ce­wa­te­rhou­se­coo­pers lors d’une confé­rence te­nue à la Banque de France fin avril : « on ne sent pas de gros pro­blème opé­ra­tion­nel sur cette ques­tion de rap­port nar­ra­tif ». En re­vanche, le consul­tant sem­blait plus in­quiet quant à l’échéance du 18 sep­tembre por­tant sur L’ORSA so­lo et L’ORSA groupe. « Les mu­tuelles ont bien avan­cé dans la struc­tu­ra­tion de leur da­ta­wa­re­house avec la gra­nu­la­ri­té né­ces­saire en vue de tous les re­por­tings exi­gés par L’ACPR » es­time pour sa part Laurent Nie­wia­dom­ski, di­rec­teur de la gamme de pro­gi­ciels Sol­va­bi­li­té 2 chez l’édi­teur Ef­fi­soft. « La mise en place du da­ta­wa­re­house est un vaste chan­tier car il y a beau­coup de don­nées qu’il faut ana­ly­ser, qua­li­fier et his­to­ri­ser afin d’être ré­ac­tif et ef­fi­cace avec Sol­va­bi­li­té 2 » confirme Anne-so­phie Frais­si­net de Clerq, di­rec­teur fi­nan­cier et des risques à la Mu­tuelle de Poi­tiers. Cette der­nière a fait ap­pel à un ar­chi­tecte de don­nées afin de struc­tu­rer son da­ta­wa­re­house.

LE PI­LIER 3 RESTE LE MAILLON FAIBLE

Qu’en est-il des ré­sul­tats du test du 3 juin der­nier? L’ACPR a fait le point à ce su­jet lors d’une confé­rence de presse. L’ana­lyse glo­bale des ré­sul­tats montre que la si­tua­tion a évo­lué dans la bonne di­rec­tion, même si « beau­coup reste à faire » ain­si que l’a rap­pe­lé Robert Ophèle, sous-gou­ver­neur de la Banque de France lors de cette confé­rence. Les sta­tis­tiques montrent qu’au ni­veau du Pi­lier 1, 97 % des as­su­reurs ont dé­cla­ré être prêts à plus de 75 % sur les as­pects quan­ti­ta­tifs de Sol­va­bi­li­té 2, contre 89 % en 2014. « La mise en place du Pi­lier 1 est très avan­cée » confirme Claude Chas­sain. Le SCR, au coeur de ce pi­lier, cal­cule le ni­veau de ca­pi­taux propres à par­tir des risques por­tés au bi­lan, à la fois à l’ac­tif et au pas­sif des as­su­reurs, mais aus­si en fonc­tion des ac­ti­vi­tés propres à chaque as­su­reur : SCR Marché, SCR Vie, SCR Non-vie, SCR Contre-par­tie, etc. Au su­jet de la gou­ver­nance et de la ges­tion des risques du Pi­lier 2, 60 % des as­su­reurs es­timent avoir avan­cé à plus de 75%, contre 38% en 2014. Com­ment in­ter­pré­ter de tels chiffres ? « Si le de­gré d’avan­ce­ment n’est pas trop mau­vais, il ne faut perdre de vue qu’il fau­dra en­core des an­nées avant que les élé­ments du Pi­lier 2 ne de­viennent vrai­ment opé­ra­tion­nels » es­time Claude Chas­sain. Prin­ci­pale rai­son : le bon fonc­tion­ne­ment du Pi­lier 2 re­pose avant tout sur la gou­ver­nance de l’en­tre­prise. Tou­jours au su­jet des ré­sul­tats de l’exer­cice du 3 juin der­nier, le prin­ci­pal su­jet de mé­con­ten­te­ment de L’ACPR concerne la pré­pa­ra­tion du Pi­lier 3 re­la­tif aux exi­gences en ma­tière d’in­for­ma­tions vis-à-vis à la fois de l’au­to­ri­té et du pu­blic. En clair, les choses n’avancent pas as­sez-vite puisque seule­ment 42 % des as­su­reurs se disent prêts à plus de 75 %. Ce Pi­lier 3 im­pose un re­por­ting ré­gle­men­taire adres­sé au ré­gu­la­teur et dé­fi­nit l’en­semble des in­for­ma­tions dé­taillées aux­quelles le pu­blic au­ra ac­cès. « Le pre­mier dé­fi au­quel les as­su­reurs se­ront confron­tés tôt ou tard se­ra d’ac­cé­lé­rer les dé­lais de re­por­ting, qu’il s’agisse des états de re­por­ting quan­ti­ta­tifs, tri­mes­triels ou an­nuels, et des rap­ports nar­ra­tifs » af­firme Claude Chas­sain. La so­lu­tion passe par une in­dus­tria­li­sa­tion du re­por­ting. Chez De­loitte, on es­time que la pé­riode de tran­si­tion de 2016 à 2019 reste un chal­lenge pour in­dus­tria­li­ser le re­por­ting. L’autre dé­fi concerne les re­por­tings des­ti­nés à être consul­tés par le pu­blic, y com­pris les in­ves­tis­seurs, les concur­rents ou la presse. « Peu d’or­ga­nismes ont im­pli­qué leur dé­par­te­ment de com­mu­ni­ca­tion fi­nan­cière pour maî­tri­ser ce vo­let de la di­rec­tive » ajoute Claude Chas­sain. « C’est pour­tant in­dis­pen­sable ».

Autre in­quié­tude de L’ACPR, la re­mise des rap­ports ORSA au ni­veau so­lo et groupe est pré­vue le 18 sep­tembre pro­chain. L’en­jeu est de taille car L’ACPR exi­geait dès l’an der­nier un cer­tain nombre de points d’amé­lio­ra­tion. A l’is­sue de l’exer­cice de sep­tembre 2014, l’au­to­ri­té n’avait pas ca­ché en ef­fet qu’elle at­ten­dait de sé­rieuses amé­lio­ra­tions au su­jet de L’ORSA en termes d’ap­pro­pria­tion de l’exer­cice par les di­ri­geants et de lien avec le plan stra­té­gique. Plus nuan­cée, Claude Chas­sain es­time que « le con­cept est nou­veau pour tous les ac­teurs et que le marché n’est pas en­core tout à fait mûr pour ce­la ». Les as­su­reurs vont donc de­voir re­dou­bler d’ef­forts, par­ti­cu­liè­re­ment au su­jet de la qua­li­té des don­nées. Ce point reste le maillon faible a es­ti­mé Ro­main Pa­se­rot, di­rec­teur du contrôle des as­su­rances et di­rec­teur de projet Sol­va­bi­li­té II à L’ACPR.

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