Nou­veaux ac­teurs : quels chan­ge­ments dans le pay­sage des paie­ments ?

Quels chan­ge­ments dans le pay­sage des paie­ments ?

Point Banque - - SOMMAIRE - PA­TRICE REMEUR

Le sec­teur des paie­ments évo­lue ra­pi­de­ment. Banques, éta­blis­se­ments de paie­ment et de mon­naie élec­tro­nique sont à la ma­noeuvre pour se po­si­tion­ner sur ce mar­ché stra­té­gique.

« En 2015, dans un contexte d'évo­lu­tions tech­no­lo­giques ra­pides et de nou­velles at­tentes d'une part crois­sante des uti­li­sa­teurs de ser­vices de paie­ment (dé­ve­lop­pe­ment du nu­mé­rique, pro­gres­sion du e-com­merce, par­cours clients per­son­na­li­sés, etc.), le sec­teur des ser­vices de paie­ment et de la mon­naie élec­tro­nique a pour­sui­vi son dé­ve­lop­pe­ment », ob­serve L'ACPR dans son rap­port an­nuel.

Ef­fec­ti­ve­ment, le sec­teur des paie­ments se porte bien. Il est dy­na­mique. Le nombre d'éta­blis­se­ments de paie­ment et de mon­naie élec­tro­nique en­re­gis­trés et agréés par L'ACPR est pas­sé de 25 en 2014 à 30 en 2015, puis à 54 en 2016. Et c'est sans comp­ter les struc­tures qui bé­né­fi­cient de pas­se­ports eu­ro­péens. Au to­tal, pas moins de 415 éta­blis­se­ments de paie­ment et 94 éta­blis­se­ments de mon­naie élec­tro­nique exercent une ac­ti­vi­té en France. A prio­ri, un seul éta­blis­se­ment bé­né­fi­cie­rait de l'ins­tau­ra­tion en 2014 du sta­tut d'éta­blis­se­ment de paie­ment al­lé­gé.

Pa­ral­lè­le­ment, 36 éta­blis­se­ments en 2016, contre 17 en 2015, bé­né­fi­cient d'une exemp­tion d'agré­ment pour exer­cer des ac­ti­vi­tés dans un ré­seau li­mi­té d'ac­cep­teur ou pour l'achat d'un éven­tail ré­duit de biens et ser­vices.

Dans les pro­chains mois, de nou­veaux ac­teurs de­vraient pro­ba­ble­ment sou­mettre leur de­mande d'agré­ment no­tam­ment les places de mar­chés dé­sor­mais sou­mises à la DSP2 qui doivent de­man­der une exemp­tion, de­ve­nir éta­blis­se­ment de paie­ment ou agent d'un pres­ta­taire.

UN MAR­CHÉ IM­POR­TANT ET STRA­TÉ­GIQUE

Le mar­ché des paie­ments est par ailleurs un mar­ché consé­quent. En 2014, près de 103,2 mil­liards de paie­ments scrip­tu­raux ont été réa­li­sés en Eu­rope. La crois­sance est conti­nue. Le mon­tant to­tal des tran­sac­tions at­tei­gnaient en Eu­rope de 252 790 mil­liards d'eu­ros. Quant au mar­ché fran­çais, il re­pré­sente 19 % des vo­lumes, soit plus de 19 mil­liards de paie­ment pour un mon­tant to­tal de 28 505 mil­liards d'eu­ros, se­lon la BCE. Les paie­ments re­pré­sentent en­vi­ron 25 % du chiffre d'af­faires des banques en France. Outre l'im­por­tance éco­no­mique, le mar­ché des paie­ments est éga­le­ment stra­té­gique car il lie l'en­semble des ac­teurs, four­nis­seurs, consom­ma­teurs, mar­chands, ins­ti­tu­tions… et reste au coeur des échanges et de l'in­for­ma­tion. Les ins­tru­ments de paie­ments qui per­mettent les tran­sac­tions sont en ef­fet ados­sés sur des sup­ports ou medias (CB, site In­ter­net, mo­bile…). Ils per­mettent à la fois de vé­hi­cu­ler l'image de l'éta­blis­se­ment en pas­sant de mains en mains ou en exé­cu­tant un ordre de paie­ment de­puis un écran par exemple. Ils donnent l'op­por­tu­ni­té aux éta­blis­se­ments éga­le­ment de col­lec­ter les don­nées re­la­tives aux com­por­te­ments d'achats, échanges ou des élé­ments contex­tuels. Le par­tage ou la vente de ces don­nées sont l'as­su­rance de re­ve­nus.

Le paie­ment est ma­jeur pour fi­dé­li­ser les ré­seaux d'ac­cep­ta­tion, à la fois pour main­te­nir ses re­ve­nus dans cet éco­sys­tème, mais aus­si pour of­frir des ser-

vices ad­di­tion­nels qui per­met­tront une meilleure connais­sance des clients afin de do­per les tran­sac­tions, les ventes et, ain­si, les re­ve­nus.

Les moyens de paie­ment consti­tuent un vec­teur fa­ci­li­tant les contacts au­près des ac­teurs et des ou­tils pour amé­lio­rer par exemple la fré­quen­ta­tion d'une en­seigne ou amor­cer une prise de contact.

L'en­jeu pour les nou­veaux en­trants est d'éta­blir une re­la­tion di­recte avec les ac­teurs et, pour les banques, de ne pas se lais­ser dé­pos­sé­der de leurs sur­faces de contacts. Bien que les éta­blis­se­ments de paie­ment ou de mon­naie élec­tro­nique soient ados­sés à une banque et que ces al­liances leurs pro­curent en consé­quence une col­lecte, des dé­pôts des fonds et re­ve­nus, les moyens de paie­ment consti­tuent ce­pen­dant des ou­tils es­sen­tiels dans l'ins­tau­ra­tion des re­la­tions de confiance. En outre, les ser­vices de paie­ment per­mettent aus­si d'of­frir des ser­vices ad­di­tion­nels tels des as­su­rances, des cré­dits…

LES ÉTA­BLIS­SE­MENTS DE MON­NAIE ÉLEC­TRO­NIQUE

Dans ce contexte, de quelles ma­nières les dif­fé­rents ac­teurs prennent-ils place pour prendre ou conser­ver une place sur les dif­fé­rents mar­chés ? Sept ac- teurs is­sus des té­lé­com­mu­ni­ca­tions, des banques, de so­cié­tés d'in­ves­tis­se­ment ou de chèques dé­jeu­ner sont pré­sents sous la forme d'éta­blis­se­ments de mon­naie élec­tro­nique et pro­posent des por­te­mon­naies élec­tro­niques.

L'un des plus an­ciens éta­blis­se­ments, Ti­cket Surf In­ter­na­tio­nal, so­cié­té is­sue de l'es­sai­mage de France Té­lé­com, s'est po­si­tion­née ra­pi­de­ment sur le mar­ché des cartes pré­payées pour réa­li­ser des achats de pro­duits im­ma­té­riels ou ser­vices en ligne. Elle a dé­ve­lop­pé une gamme com­plète. TSI s'adresse aux per­sonnes sou­hai­tant pré­ser­ver leur ano­ny­mat, aux mi­grants, ou aux per­sonnes dé­si­reuses de ne pas li­vrer leurs don­nées ban­caires en ligne. L'en­tre­prise prend place éga­le­ment sur le « phy­si­cal ». En 2013, elle a lan­cé Yes­by­cash, per­met­tant aux in­ter­nautes de ré­gler dans les com­merces phy­siques par­te­naires leurs com­mandes ef­fec­tuées en ligne. Elle a éga­le­ment lan­cé un por­te­feuille élec­tro­nique sur mo­bile per­met­tant l'uti­li­sa­tion de ses pro­duits tant sur in­ter­net qu'en ma­ga­sin.

W-HA, fi­liale d'orange née en 2000, pro­pose des so­lu­tions de paie­ment nu­mé­rique ain­si que des pro­duits et ser­vices té­lé­char­geables. La so­cié­té agit comme opé­ra­teur tech­nique et de ser­vices pour Orange ou pour des opé­ra­teurs, édi­teurs, grands

comptes… sou­hai­tant com­mer­cia­li­ser des pro­duits et ser­vices. En 2015, W-HA a mis en place une so­lu­tion in­no­vante pour réa­li­ser des paie­ments dans le cadre de la TV in­ter­ac­tive de la marque. Plus ré­cem­ment, le groupe s'est ap­puyé sur W-HA pour lan­cer son offre is­sue d'afrique, « Orange Mo­ney », à ses clients de la dia­spo­ra afri­caine ins­tal­lés en France pour réa­li­ser des trans­ferts d'ar­gent vers la Côte d'ivoire, le Ma­li et le Sé­né­gal.

Dans une lo­gique de four­nis­seurs de ser­vices, S-mo­ney, fi­liale dé­diée à l'in­no­va­tion dans le paie­ment mo­bile de BPCE, pro­pose une caisse di­gi­tale Di­li­zi, un por­te­feuille élec­tro­nique avec Vi­sa « V. me », des so­lu­tions d'en­cais­se­ment… Afin de ne pas lais­ser de place à la concur­rence, d'amé­lio­rer la re­la­tion client et d'ac­qué­rir de nou­veaux, BPCE a ac­quis en 2015 « le­pot­com­mun.fr », ac­teur dans le ser­vice de ca­gnotte en ligne. En juin 2016, De­po­pass, dé­dié aux tran­sac­tions entre par­ti­cu­liers sur le mar­ché au­to­mo­bile, a été ra­che­té. En oc­tobre 2016, BPCE a ac­quis E-co­tiz, so­lu­tion de ges­tion de co­ti­sa­tions pour les as­so­cia­tions spor­tives. Plus ré­cem­ment, le groupe a an­non­cé être en né­go­cia­tion avec Pay­plug, start up qui dis­pose d'une so­lu­tion de paie­ment en ligne fon­dée sur une ma­chine lear­ning pro­cu­rant un sys­tème an­ti-fraude per­for­mant et des ou­tils pour amé­lio­rer ses ventes.

Quant au Cré­dit Mu­tuel/cic, dé­te­nant Fi­vo­ry, qui pro­pose un por­te­feuille élec­tro­nique mul­ti-en­seignes, l'éta­blis­se­ment a cham­bou­lé sa stratégie ini­tiale. Il s'est al­lié ré­cem­ment avec BNP Pa­ri­bas pour fu­sion­ner avec le por­te­mon­naie WA !. Car­re­four, Au­chan, Mas­ter­card, Oney et To­tal sont éga­le­ment par­te­naires.

La nou­velle ap­pli­ca­tion de­vrait per­mettre des paie­ments en ma­ga­sins et sur in­ter­net, comme de bé­né­fi­cier d'un pro­gramme im­por­tant de fi­dé­li­sa­tion ou en­core de dé­li­vrer de nou­veaux ser­vices tels le trans­fert d'ar­gent P2P ou le rè­gle­ment de fac­tures. L'am­bi­tion de ces struc­tures est d'unir leurs ex­per­tises au pro­fit d'une même ap­pli­ca­tion de paie­ment mo­bile, mul­ti­ser­vices et sé­cu­ri­sée. Il s'agit de main­te­nir une place es­sen­tielle dans la re­la­tion avec les clients et par­te­naires de cha­cun afin de pou­voir aug­men­ter leurs ca­pa­ci­tés res­pec­tives à gé­né­rer des tran­sac­tions.

Eden­red, ac­teur his­to­rique des chèques dé­jeu­ner - ins­tru­ments qui n'entrent pas dans la DSP-, a créé un éta­blis­se­ment de mon­naie élec­tro­nique en France. Son ob­jec­tif prin­ci­pal est de pro­po­ser aux en­tre­prises une large gamme de so­lu­tions « mo­ti­va­tion et ré­com­penses » et « ges­tion des frais pro­fes­sion­nels ». L'en­tre­prise se dé­ve­loppe sur ces mar­chés de niches mais consé­quents, no­tam­ment par des ac­qui­si­tions. En 2015, elle s'est as­so­ciée à Pro­webce pour ra­che­ter Pro­webce, lea­der fran­çais des so­lu­tions chèque ca­deaux des Co­mi­tés d'en­tre­prises et des avan­tages à des­ti­na­tion des sa­la­riés. Elle a éga­le­ment ac­quis une par­ti­ci­pa­tion à union Tank Eck­stein, ac­teur im­por­tant sur le mar­ché des cartes es­sences pour les flottes de poids lourds. Par ailleurs, le groupe dis­pose éga­le­ment d'un autre éta­blis­se­ment de mon­naie élec­tro­nique agréé à la FSA ain­si qu'un éta­blis­se­ment en Ita­lie pour dé­li­vrer d'autres ser­vices de paie­ment.

La So­cié­té fi­nan­cière du porte-mon­naie Elec­tro­nique In­ter­ban­caire, créée en 1999 par un consor­tium d'ac­teurs du sec­teur ban­caire afin d'émettre la mon­naie élec­tro­nique du sys­tème Mo­neo, est de­ve­nu éta­blis­se­ment de mon­naie élec­tro­nique l'an­née der­nière et a tro­qué son sta­tut d'éta­blis­se­ment de cré­dit. L'éta­blis­se­ment se po­si­tionne sur le Btob. Il pro­pose ses so­lu­tions en marques blanches aux en­tre­prises sou­hai­tant dé­ve­lop­per et com­mer­cia­li­ser tout ins­tru­ment de mon­naie élec­tro­nique. An­ti­ci­pant l'ap­pli­ca­tion de la DSP2, elle a créé avec l'éta­blis­se­ment de paie­ment Li­mo­ne­tik, une offre dé­diée pour ac­com­pa­gner les mar­ket­places à la mise en confor­mi­té en de­ve­nant agent, éta­blis­se­ment de paie­ment ou pla­cé sous le ré­gime de l'exemp­tion.

Sur ce même mar­ché des mar­ket­places, Tree­zor, agréé en juillet 2016 et dé­te­nu par BJ In­vest (dé­jà pré­sent dans les ser­vices de paie­ment), est une plate-forme mul­ti­ser­vices in­no­vante qui four­nit la ges­tion de flux fi­nan­ciers et le can­ton­ne­ment des fonds par exemple. Il offre éga­le­ment en marque blanche un por­te­feuille élec­tro­nique pour réa­li­ser ses propres so­lu­tions de paie­ment de fi­dé­li­sa­tion ou op­ti­mi­ser la ges­tion fi­nan­cière. Avec Mas­ter­Card, Tree­zor donne la pos­si­bi­li­té de créer des cartes phy­siques ou vir­tuelles : carte de voyage pour fa­ci­li­ter les dé­pla­ce­ments et leur ges­tion, carte cor­po­rate pour la ges­tion des dé­penses pro­fes­sion­nelles… Des so­lu­tions de ca­gnottes élec­tro­niques sont éga­le­ment dis­po­nibles.

DES IN­NO­VA­TIONS VA­RIÉES SONT CRÉÉES PAR LES ÉTA­BLIS­SE­MENTS DE PAIE­MENT

Quant aux éta­blis­se­ments de paie­ment fran­çais, ils sont au nombre de 44. Ils pro­viennent ma­jo­ri­tai­re­ment du sec­teur des té­lé­com­mu­ni­ca­tions, de la dis­tri­bu­tion, de la com­mu­ni­ca­tion ou de la fi­nance. Plu­sieurs ini­tia­tives in­té­res­santes émergent. Sans être ex­haus­tif, ci­tons la mo­der­ni­sa­tion de l'un des plus an­ciens ac­teurs du trans­port d'es­pèces : Brink's. L'en­tre­prise a an­ti­ci­pé la mu­ta­tion de son mé­tier avec la créa­tion de l'éta­blis­se­ment de paie­ment « Brink's France Fi­nance ». Son offre, bap­ti­sée Mo­men­tum, ap­porte de nou­veaux ser­vices de ges­tion du cash. L'éta­blis­se­ment se po­si­tionne sur l'op­ti­mi­sa­tion de la lo­gis­tique, de la ma­ni­pu­la­tion de la ges­tion des

L’en­jeu pour les nou­veaux en­trants est d’éta­blir une re­la­tion di­recte avec les ac­teurs et, pour les banques, de ne pas se lais­ser dé­pos­sé­der de leurs sur­faces de contact

es­pèces et du re­cy­clage des billets pour les banques, afin no­tam­ment d'évi­ter des dé­pôts-re­traits et dé­marches à la Banque de France. Il joue un rôle de gui­chet col­lec­teur et cen­tra­lise les com­mandes de fonds des banques pour l'ali­men­ta­tion de leurs au­to­mates. L'op­ti­mi­sa­tion per­met une ré­duc­tion dras­tique des coûts pour tous, ain­si qu'une li­mi­ta­tion des es­pèces im­mo­bi­li­sées. Elle dé­ve­loppe éga­le­ment une offre in­no­vante d'en­cais­se­ment des loyers en es­pèces pour les HLM ou des so­lu­tions d'en­cais­se­ments d'es­pèces pour les com­mer­çants.

Plu­sieurs en­seignes de la grande dis­tri­bu­tion, jus­qu'alors pré­sentes avec leur propre banque, ont créé leur éta­blis­se­ment de paie­ment pour de nou­veaux ser­vices. U éta­blis­se­ment de paie­ment est pour l'ins­tant dé­dié à la sim­pli­fi­ca­tion de la ges­tion des tran­sac­tions des paie­ments et à la ré­duc­tion des coûts liés à la ges­tion des flux. Avec ce dis­po­si­tif, l'en­semble des com­mer­çants de la co­opé­ra­tive dis­pose d'un ou­til cen­tra­li­sé pour le trai­te­ment des paie­ments et un ou­til de pi­lo­tage des flux en temps réel. Cas­to­ra­ma, Dé­cath­lon, Dar­ty, Ikea, La­père dis­posent res­pec­ti­ve­ment de Créal­fi, Al­so­lia, Norrs­ken, Pro­jeo en vue de sou­te­nir leurs ventes et de pro­po­ser des moyens de paie­ment. Fran­fi­nance, spé­cia­liste du cré­dit à la consom­ma­tion et fi­liale de la So­cié­té Gé­né­rale, tra­vaillant avec de nom­breuses en­seignes de la dis­tri­bu­tion, est éga­le­ment éta­blis­se­ment de paie­ment.

De nou­veaux ac­teurs des té­lé­com­mu­ni­ca­tions entrent à cô­té de Ren­ta­bi­li­web, de­ve­nu Da­le­nys Pay­ment. BD Mul­ti­me­dia, ve­nu de l'édi­tion té­lé­ma­tique (mi­ni­tel, au­dio­tel, in­ter­net, té­lé­pho­nie), se po­si­tionne sur le mi­cro paie­ment de­puis le web avec par exemple une so­lu­tion s'ap­puyant sur un ap­pel té­lé­pho­nique ou SMS qui com­mu­nique un mot de passe au payeur pour dé­clen­cher le paie­ment. Il est alors fac­tu­ré par l'opé­ra­teur. L'am­bi­tion est de pro­po­ser une for­mule simple aux ecom­mer­çants pour payer ra­pi­de­ment par­tout dans le monde, sans abon­ne­ment et sans frais fixe.

Se pla­çant en concur­rence avec la Fi­nan­cière des Paie­ments élec­tro­nique qui dé­livre le cé­lèbre compte « Ni­ckel », BD Mul­ti­me­dia via sa fi­liale Pay­com com­mer­cia­lise « To­neo First » qui est une carte pré­payée édi­tée par Mas­ter­card et dé­li­vrée chez les bu­ra­listes, les com­mer­çants par­te­naires ou de­puis le web. BD Mul­ti­me­dia s'adresse ain­si prio­ri­tai­re­ment aux 1 435 728 per­sonnes ins­crites en 2015 au Fi­chier Cen­tral des Chèques, ain­si qu'aux 2 676 025 per­sonnes ré­per­to­riées au Fi­chier na­tio­nal des in­ci­dents de rem­bour­se­ment des cré­dits, aux par­ti­cu­liers mais aus­si mi­grants, po­pu­la­tion sans compte ban­caire. En­fin, l'éta­blis­se­ment dis- pose d'une plate-forme www.pay­ment.net pour per­mettre la réa­li­sa­tion de paie­ments ré­cur­rents de­puis n'im­porte quel ca­nal ou sup­port.

High connexion, créé par deux an­ciens di­ri­geants de SFR et fi­liale du groupe High­co is­su de la com­mu­ni­ca­tion, se po­si­tionne éga­le­ment sur les mi­cro­paie­ments de­puis un mo­bile pour ré­gler de billets, des places de par­king… avec une fac­tu­ra­tion du payeur via les opé­ra­teurs mo­biles. La struc­ture pro­pose éga­le­ment un paie­ment de­puis n'im­porte quel sup­port élec­tro­nique.

Hi­pay mo­bile (ex Al­lo­pass), fi­liale du groupe Adux (ex Hi­pay), est his­to­ri­que­ment pré­sent sur le mi­cro­paie­ment pour l'achat de conte­nus ou ser­vices en ligne. L'éta­blis­se­ment pro­pose une mul­ti­tude de pos­si­bi­li­tés : nu­mé­ros sur­taxés (Au­dio­tel), SMS sur­taxés (SMS pre­mium), cartes pré­payées, fac­tu­ra­tion opé­ra­teur (fac­tu­ra­tion sur les fac­tures des FAI et des opé­ra­teurs mo­biles), cartes ban­caires, vi­re­ment ban­caire en ligne… Bé­né­fi­ciant éga­le­ment du sta­tut d'éta­blis­se­ment de mon­naie élec­tro­nique en­re­gis­tré en Bel­gique, il ac­com­pagne les ecom­mer­çants dans leurs pro­blé­ma­tiques liées au paie­ment et à la fac­tu­ra­tion de po­pu­la­tion dans de nom­breux pays ca­rac­té­ri­sés par un faible taux de ban­ca­ri­sa­tion. Hi­pay pro­cure une mo­né­ti­sa­tion via un seul point de contact, le mo­bile. L'en­tre­prise pro­pose éga­le­ment des por­te­feuilles élec­tro­niques ou des so­lu­tions adap­tées pour les mar­ket­places.

Dé­diée à la ges­tion de tré­so­re­rie, Ky­ri­ba, en­tre­prise crée en 2000 qui com­mer­cia­lise des so­lu­tions d'op­ti­mi­sa­tion de ges­tion de la tré­so­re­rie (cash ma­na­ge­ment) et tra­vaille avec de nom­breuses grandes en­tre­prises et groupes. L'en­tre­prise, bé­né­fi­ciaire d'un agré­ment d'éta­blis­se­ment de paie­ment, dis­pose d'une tech­no­lo­gie fon­dée sur un hub de com­mu­ni­ca­tion ban­caire pour four­nir un mo­ni­to­ring glo­bal, ain­si que des pré­vi­sions de li­qui­di­té et de flux fi­nan­ciers. Elle met en place une so­lu­tion qui per­met à ses clients de réa­li­ser des paie­ments, de gé­rer le work­flow de paie­ment jus­qu'au trai­te­ment ban­caire des dif­fé­rentes banques. Les en­tre­prises peuvent éga­le­ment mettre en oeuvre dif­fé­rents modes de paie­ment, des mo­dèles de ser­vices par­ta­gés de paie­ments très in­no­vants.

En­fin, ba­sée sur des ser­vices gra­tuits (ges­tion du compte, carte, re­trait DAB, ca­gnottes et paie­ments en ligne….) et pro­chai­ne­ment sur des ser­vices payants, l'éta­blis­se­ment de paie­ment Mor­ning sou­haite ré­vo­lu­tion­ner la banque par les ser­vices de paie­ment, la trans­pa­rence des ser­vices ren­dus, mais aus­si re­don­ner le contrôle de l'ar­gent aux uti­li­sa­teurs. La ré­vo­lu­tion com­mence t-elle vé­ri­ta­ble­ment ?

Plu­sieurs en­seignes de la grande dis­tri­bu­tion, jus­qu’alors pré­sentes avec leur propre banque, ont créé leur éta­blis­se­ment de paie­ment pour de nou­veaux ser­vices

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