Die­bold Nix­dorf : « S’ins­pi­rer des re­tai­lers pour amé­lio­rer les ser­vices ban­caires »

Le spé­cia­liste amé­ri­cain du com­merce connec­té mise sur les coûts par­ta­gés et le dé­ve­lop­pe­ment des sy­ner­gies entre re­tai­lers et éta­blis­se­ments ban­caires.

Point Banque - - BRIEFING -

Les consom­ma­teurs sont au­jourd'hui en quête d'ins­tan­ta­néi­té. De plus en plus connec­tés, ils sont éga­le­ment de plus en plus en­clins à réa­li­ser des achats via leur mo­bile. Ain­si, se­lon les chiffres de la Fe­vad, les achats par smart­phone ont pro­gres­sé de 40 % sur un an en 2016. Des ha­bi­tudes de consom­ma­tions bous­cu­lées qui, pour les ex­perts de Die­bold Nix­dorf, ne se li­mitent pas aux pro­duits de grande con­som­ma­tion. « Les ser­vices ban­caires sont au­jourd'hui for­te­ment im­pac­tés par ces chan­ge­ments de mode de con­som­ma­tion », ex­plique Her­vé Gre­let, ge­ne­ral ma­na­ger re­tail France et Be­ne­lux chez Die­bold Nix­dorf. Il dé­taille « le consom­ma­teur de la grande dis­tri­bu­tion est aus­si un consom­ma­teur de ser­vices ban­caires. Il est à pré­sent dans un monde di­gi­ta­li­sé où plus de quatre in­ter­ac­tions sur dix se font via un ou­til mo­bile. Dans le même temps, il dé­laisse les agences phy­siques. Ain­si, en ex­tra­po- lant l'état ac­tuel du mar­ché ban­caire, on peut es­ti­mer qu'en 2020, la ré­duc­tion mi­ni­mum du nombre d'agences ban­caires phy­siques se­ra de 25 %. Dans le même temps 25 % des in­ter­ac­tions ban­caires a mi­ni­ma pour­ront se faire ex­clu­si­ve­ment via Smart­phone » Face à ces dif­fé­rents constats, les ex­perts du groupe Die­bold et Nix­dorf, groupe spé­cia­li­sé dans le com­merce connec­té, né à par­tir de la fu­sion des so­cié­tés Die­bold (fon­dée en 1859 et spé­cia­li­sée dans la sé­cu­ri­té des tran­sac­tions fi­nan­cières) et Nix­dorf (fon­dée en 1930 et spé­cia­li­sée dans la mise en place de solutions tran­sac­tion­nelles à des­ti­na­tion des re­tai­lers) en date du 16 août 2016, es­timent qu'il est grand temps pour les éta­blis­se­ments ban­caires de s'ins­pi­rer des in­no­va­tions des re­tai­lers. Ain­si, le groupe en­tend conseiller ses clients en s'ap­puyant sur trois pi­liers : of­frir au consom­ma­teur un par­cours unique, quel que soit le de­vice uti­li­sé, mul­ti­plier des points de contacts, via no­tam­ment les ob­jets connec­tés et la mise en place de ser­vices glo­baux afin que l'ex­pé­rience d'achat puisse être iden­tique dans tous les pays. Par­mi les ini­tia­tives qui pour­raient sé­duire les éta­blis­se­ments ban­caires fran­çais : la mise en place de kiosques libre-ser­vice, à l'ins­tar du « UBS Kiosk », un au­to­mate qui per­met de joindre un conseiller et de re­trou­ver un conden­sé de l'en­vi­ron­ne­ment ban­caire, ou en­core des kiosques Al Ra­j­hi Bank im­plan­tés en 2013 sur les conseils de Die­bold. « Ce type d'ou­tils en libre-ser­vice peut par exemple per­mettre d'ap­por­ter des ser­vices ban­caires dans des zones ru­rales. Nous pour­rions éga­le­ment ima­gi­ner en France des par­te­na­riats entre com­mer­çants et éta­blis­se­ments ban­caires, le com­merce lo­cal fai­sant alors éga­le­ment of­fice de ser­vices ban­caires », dé­taille Xa­vier Bianne, ma­na­ging di­rec­tor France et Be­ne­lux chez Die­bold Nix­dorf. cc

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